La rue des Quatre-Vents est une voie située dans le quartier de l'Odéon dans le de Paris.

Situation et accès

La rue des Quatre-Vents est desservie à proximité par les lignes 4 et 10 du métro, à la station Odéon.

Origine du nom Elle doit son nom à une enseigne Aux Quatre Vents, représentée par des têtes d'amours joufflues et ailées, soufflant à l'est, à l'ouest, au nord et au sudFélix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, fac-similé de l'édition de 1844, ..

Historique Cette rue qui existait au commencement du s'est appelée « chemin du Petit-Huys-de-la-Foire », puis « rue descendant à la Foire », parce qu'elle conduisait à la foire Saint-Germain ; elle devint ensuite la « rue Combault » en l'honneur de Pierre Combault, chanoine de Romorantin qui y habitait.

Cette rue a porté en 1501 le nom de « voie de la Halle » ; « chemin de la Voirie » (1502) ; « ruelle de la Voirie-de-la-Boucherie » (1509) ; « rue Neuve-de-la-Foire » (1510) ; « rue de la Foire » (1604) ; « rue du Brave » (1617) ; « rue du Petit-Brave » (1626) en raison d'une enseigne de ce nom avant de prendre son nom définitif à la fin du .

Elle est citée sous le nom de « rue des Quatre ventz » dans un manuscrit de 1636.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire 3 : Léa, une maison de tolérance, proposait ses services.

Références littéraires Dans La Comédie humaine, Balzac situe son « bocal aux grands hommes » où logent Daniel d'Arthez, Michel Chrestien, Léon Giraud et Desplein dans la rue, (voir Illusions perdues, Splendeurs et misères des courtisanes ou encore La Messe de l'athée). Cette rue donne son nom au roman La Maison des Quatre-Vents (1946) de Colette Vivier, dont les aventures des jeunes héros se déroulent dans le quartier de l'Odéon, entre 1943 et 1945. Dans Notre assassin de Joseph Roth, le conteur, habite dans cette rue, à lHôtel des Fleurs vertes, et l'essentiel de l'action se déroule en face dans un restaurant russe nommé Tari-Bari. Dans son roman Sabbat, terminé en 1939 mais publié seulement en 1945, Maurice Sachs décrit dans cette rue un hôtel Saint-Joachim en pleine déchéance où, réduit à la misère, il fut contraint de se loger avec son ami environné d'une galerie de pensionnaires hauts en couleur qu'il s'amuse à dépeindre un par un (chapitre XXXII). Le Roi en Jaune de Robert W. Chambers conte la nouvelle "La rue des Quatre-Vents" où le narrateur, habitant de la rue, rencontre un bien étrange chat blanc.

Notes et références

Pour approfondir Bibliographie .

Articles connexes Liste des voies du de Paris

Liens externes

Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris

Catégorie:Rue dans le 6e arrondissement de Paris Catégorie:Voie citée dans rues de Paris en 1636