Le projet OsiskoLe projet Osisko est l'usage courant en français ou projet Canadian Malartic, détenu à 100 % par Osisko Mining Corporation, englobe les ressources du gisement Canadian Malartic et du gîte Barnat Sud, ainsi que des ressources supplémentaires définies grâce aux travaux de forage en cours à l'intérieur et immédiatement au sud-est des tracés de fosse utilisés pour les estimations précédentes.Osisko signifie « rat musqué » en langue algonquine. Commission de toponymie du Québec ou projet Canadian Malartic est un projet de mine aurifère à ciel ouvert situé dans la ville de Malartic, dans la région administrative de l'Abitibi-Témiscamingue au Québec et qui est devenue en 2011 l'une des plus grandes au Canada. La mine est sous la gestion de Agnico-Eagle et Yamana Gold . Il s'agit d'un des 20 sites les plus prometteurs au monde pour une compagnie..

En , le gisement « Canadian Malartic » mesuré est estimé à 11,2 millions d'onces d'or ou 348 tonnes d'or..

Les ressources mesurées comme telles sont de 9,17 millions d'onces, soit une valeur d'environ 14.6 milliards de dollars canadiensAu cours du mois d'octobre 2011, le cours est d'environ US l'once d'or (une once d'or pèse 31.103 grammes) et de US = CAD. avec environ US l'once d'or sur les marchés (gold markets) en et des coûts d'exploitation de US l'once, se situant dans le plus bas quartile parmi les producteurs d'or mondiaux. La compagnie Canadian Malartic, au premier trimestre 2010, fait état d'une production de plus de onces d'or par année sur une durée d'exploitation de plus de 12,2 ans (taux d'usinage de tonnes par jour). Ses actions sont transigées à la bourse de Toronto sous le symbole « OSK » ainsi que sur la Deutsche Börse sous le symbole « EWX ».

Description thumb|250px|Projet Osisko en 3D autour des années 2025 thumb|250px| ou une once d'or vaut environ US (octobre 2011) thumb|250px|Exemple de mine à ciel ouvert La fosse sera au terme de son exploitation de deux kilomètres de longueur sur 780 mètres de large et d'une profondeur de 380 mètres. Pour l'exécution du projet, un cinquième de la ville a été déplacée, soit 500 à 600 personnes sur une population totale de (2005), soit 205 maisons et 6 édifices publics relocalisées dans un nouveau secteur dans la partie nord de la villeL'Écho abitibien. Québec exploration 2009. Pages thématiques.

Géologie régionale thumb|300px|Faille de Cadillac Le gisement aurifère, qui s'étend d'est en ouest sur , est situé sur la faille de Cadillac, une anomalie géologique du Québec qui tire son nom du canton de Cadillac où elle fut découverte. D'un point de vue géologique, le gisement Canadian Malartic se trouve au sud de la zone de faille Cadillac-Larder Lake, dans la sous-province du Pontiac, Province du Supérieur. Longue d'environ , la faille est très riche en gisements d'or, de cuivre, de zinc, de nickel et autres métaux non ferreux.

De type porphyre à or, le gisement se présente, selon les géologues d'Osisko,

Historique Première exploitation du gisement Le gisement Canadian Malartic a été découvert en 1926. Le développement souterrain a commencé en 1928 et l'exploitation a débuté en 1935. Après avoir produit onces d'or à partir de 9,93 millions de tonnes de minerai, la mine a terminé ses opérations en 1965. Canadian Malartic, Sladen Malartic et East Malartic ont été les principaux producteurs indépendants d'or dans la municipalité entre 1935 et 1983 avec une production totale d'environ 4,22 millions d'onces d'orCe chiffre exclut la mine Barnat qui, bien que faisant partie du camp minier Malartic, consistait en un gisement séparé localisé au sein de la faille de Cadillac..

Après la fermeture de la mine, il n'y a aucune activité sur la propriété jusqu'à son achat par Lac Minerals en 1979. De 1980 à 1988, le programme d'exploration de Lac Minerals définissent cinq zones aurifères près de la surface et indique une minéralisation non réfractaire et un taux de récupération de l'or de 86 à 90 % en utilisant le procédé conventionnel de cyanuration de l'or. Quand Barrick Gold fait l'acquisition de Lac Minerals au début des années 1990, tous les projets sont en suspens jusqu'en 2003, date de la vente du gisement à Mines McWatters. Cette dernière fait faillite en 2004, et à la fin de 2004, la compagnie Osisko l'achète. Le gisement Canadian Malartic qui appartient désormais à Osisko, seul dépôt aurifère souterrain à fort tonnage du Québec, a été l'objet d'une exploitation par la méthode de chantiers en longs trous jusqu'à une profondeur de 350 mètres et limitée aux zones minéralisées de hautes teneurs (> 3g/t Au,).

Osisko: nouvel acquéreur En , Osisko a acquis la propriété Canadian Malartic et initie en , une compilation détaillée de l'importante base de données historiques qui contient des données provenant de plus de forages de surface et souterrains. Le programme de forage d'Osisko a débuté en sur la propriété et plus de mètres de forage y ont été forés à ce jour.

Préparatifs à l'exploitation En , une première consultation à l'église de Malartic est organisée sur le projet Osisko, l'animatrice du débat est Madame Hélène Thibault, commissaire d'école et directrice générale du Conseil local de développement de la ville de Malartic. Environ 350 personnes sont présentes.

En , c'est-à-dire un an plus tard, Hélène Thibault devient à la fois directrice des communications de la compagnie Osisko et présidente de groupe de consultation de la ville. Jacques Saucier, un habitant de la ville de Malartic s'interrogea sur la transparence du groupe de consultation. Ce fut selon ces dires, « l'élément déclencheur » pour la mise en place du Comité de Vigilance de Malartic, agent sociopolitique du Regroupement d'éducation populaire de l'Abitibi-Témiscamingue (REPAT) et conseiller à la ville de Rouyn-Noranda.. Deux mois plus tard, en , à l'École secondaire Le Tremplin de Malartic, 75 personnes se présentent à la première réunion du Comité de Vigilance de Malartic et le fonde officiellement avec un noyau de 15 personnes. Selon Jacques Saucier, élu président, le Comité se donne pour objectif d'interpeller le groupe de consultation de la compagnie, vérifier le niveau de qualité des informations émises par la compagnie Osisko et de surveiller le groupe de consultation qui est composé de deux conseillers municipaux de la ville de Malartic, de deux employés de la compagnie et de trois citoyens issus du secteur relocalisé.

En , présidé par Gaétan Gilbert, aussi dirigeant de la compagnie Avionnerie Val-d'Or., la commission scolaire de l'Or et des Bois accepte que la compagnie paye tous les frais d'inscriptions scolaires aux enfants malarticois du niveau primaire et secondaire. Tous les aspects de la formation dans le territoire couvert par la commission..

En , , président et chef de la direction du projet depuis 2003, fait distribuer une dinde. à chaque famille de Malartic et en même temps un sondage de la compagnie prend le pouls de la population sur son projet. Jude Boucher, un conseiller municipal de Malartic, en 2008 devient le directeur de la santé et sécurité d'Osisko.

En , l'ancien maire de Malartic, Fernand Carpentier accepte de créer le Fonds d'Essor Malartic-Osisko (FEMO), un organisme à but non lucratif voué au développement durable de Malartic, dans lequel la compagnie Osisko verse en actions de la compagnie à la ville, la somme de , en plus d'une somme de qui sera renouvelée annuellement.. Cela correspond à environ 0,04 % de la valeur totale du gisement exploitable. Sur chaque que la mine exploitera, la ville de Malartic recevra environ sur 20 ans en incluant les en actions (). Ce sont les seules redevances que recevra la communauté malarticoise. Selon MiningWatch Canada, le Québec figure dernier de peloton en matière de redevances minières, derrière la Saskatchewan et la Colombie-Britannique qui appliquent une redevance « plancher » sur la valeur produite. Le représentant de Nature Québec, Christian Simard a mentionné que , a dénoncé ..

En , le maire de Malartic, Fernand Carpentier démissionne prématurément de son poste et déménage dans la municipalité voisine de Rivière-Héva..

Le , après avoir reçu les autorisations et permis du gouvernement du Québec, Osisko a entrepris la construction de la mine à ciel ouvert « Canadian Malartic ».

Une expropriation En , Ken Massé, ancien conseiller municipal., reste le dernier citoyen de la municipalité à toujours posséder un terrain dans le quartier sud de la ville. Contrairement aux 205 autres ex-propriétaires du quartier, la compagnie Osisko n'avait toujours pas réussi à s'entendre avec lui au sujet de l'achat du terrain et de la maison.. Une offre de sera refusée par le propriétaire même si la Cour supérieure du Québec a donné la permission à la minière de procéder à l'expropriation de la propriété.. En effet, à l'opposé des États-Unis où le sous-sol est une propriété privée, au Canada, la loi sur les mines. permet à une compagnie d'exproprier et d'exploiter un gisement selon ses propres conditions et compensations. En effet, la Loi sur les mines encourage les détenteurs de claim à obtenir une entente à l'amiable avec les propriétaires fonciers, avant de se lancer dans les travaux d'exploration ou d'exploitation. Toutefois, cette démarche n'est pas obligatoire, et, à défaut d'entente, les promoteurs miniers peuvent recourir à la procédure d'expropriation pure et simple des propriétaires. Et cela sans que la Loi sur les mines ne mentionne ni ne spécifie la nécessité d'un processus de médiation, d'une aide juridique et technique pour les individus et les collectivités affectés, ou d'une compensation. Qui plus est, ce droit d'expropriation peut s'étendre aux terres attenantes à celles faisant l'objet du bail minier.. Bryan Coates, vice-président aux finances d'Osisko affirme avoir .. Massé a été sorti de force de sa résidence par les policiers le .. Osisko a déménagé au total 138 maisons sur 205 du secteur sud de Malartic vers le quartier nord, les autres ont été détruites.

Exploitation du gisement En , la minière a reçu un avis d'infraction par les inspecteurs du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs du Québec pour avoir enfreint la Loi sur la qualité de l'environnement. en effectuant des travaux sans avoir reçu d'autorisation. La compagnie a dit que c'était un « malentendu » sans pour autant contester ledit avis..

En , débute la production commerciale de la mine Canadian Malartic.

En 2014, Osisko cède la mine à Agnico-Eagle et Yamana Gold pour 3,9 milliards de dollars.

Impacts Impacts sur l'environnement

Impacts socio-économiques thumb|300px|Montants par tonne d'or produite ..

À Malartic, près de 15 % des travailleurs exercent un métier qui sera sollicité dans le cadre de la construction des installations minières. .

Film documentaire L'impact de la mine sur la ville fait l'objet du film documentaire Malartic, de Nicolas Paquet.

Revendications autochtones Selon la coalition « Pour que le Québec ait meilleure mine ! ». La coalition a pour mission d'engager le Québec dans une réforme en profondeur de l'exploration et de l'exploitation de ses ressources minérales afin de permettre le développement futur du secteur tout en assurant une protection accrue de l'environnement et de la qualité de vie des citoyens., la non consultation des Premières Nations par la Corporation minière Osisko, ni le gouvernement du Québec est une lacune qui contrevient non seulement au devoir de consultation (et possiblement d'accommodation) prescrit par les récentes décisions de la Cour suprême du Canada, mais également au Protocole de consultation de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador Non aux méga mines à ciel ouvert. OUI aux mines souterraines. OUI à la / transformation. OUI à la conservation et aux redevances pour les générations futures. Mémoire présenté par la coalition Pour que le Québec ait meilleure mine! Partie de (complément au mémoire du 14 avril).