Saint-Andrews ou St. Andrews (communément appelé St.-Andrews-By-The-Sea) est une ville du comté de Charlotte, situé au sud-ouest du Nouveau-Brunswick.
Histoire
Le site de la ville était nommé Conosquamcook, qui signifie « fin de la région de barre rocheuse » Alan Rayburn, Geographical Names of New Brunswick, Énergie, Mines et Ressources Canada, Ottawa, 1975, . en langue malécite-passamaquoddy.. Les Passamaquoddys y auraient établi des camps de chasse.. À l'est de la ville se trouve un amas coquillier, accumulé pendant deux mille ans en raison de l'activité des autochtones. C'est aujourd'hui un site du patrimoine provincial nommé Pointe Pagan..
Le nom actuel a été donné par un missionnaire français qui a débarqué sur le site le jour de la Fête de la Saint-André.
En 1684, le sieur de Saint-Aubin établit le poste de traite fortifié de Saint-Aubin dans un endroit non encore déterminé de la baie de Passamaquoddy. Le fort Saint-Aubin est détruit par Benjamin Church en 1704. Quelques colons anglais habitent les lieux dès 1760.
En , à la suite de la guerre d'indépendance américaine, un nombre important de Loyalistes surtout originaires de Castine, formant l'Association Penobscot, s'établissent à Saint-Andrews. Le quadrillage des rues de la ville a été tracé à l'époque et persiste encore aujourd'hui. À l'exception de la rue Water qui longe la rive, les noms des rues ont des associations royales ou coloniales. Les sites défensifs, les espaces publics et la délimitation de la ville sont également typiques de l'établissement colonial britannique de l'époque. Saint Andrews devient le chef-lieu du comté de Charlotte en 1786. vignette|Le fortin de Saint-Andrews en 2022. Un fortin militaire a été construit pendant la guerre de 1812 et il est maintenant un site historique national.. vignette|Le Phare Pendlebury en 2022. Le phare Pendlebury a été construit en 1833 à l'extrémité de la péninsule. Il a été désactivé en 1938, et a depuis été restauré et enregistré comme lieu historique canadien..
La ville reste le principal port néo-brunswickois commerçant avec les Antilles et devient la seconde ville après Saint-Jean entre 1840 et 1850. L'économie et la population locale subissent ensuite un déclin. L'économie se redresse à la fin du siècle, lorsque de plus en plus de touristes canadiens et américains sont attirés par la petite ville portuaire au riche patrimoine architectural. Saint Andrews est constitué en municipalité le .. L'école élémentaire Vincent Massey est inaugurée en 1955 et l'Académie Sir James Dunn ouvre ses portes en 1966 ..
Une installation fédérale de recherche marine, la Station biologique de St. Andrews, a été établie en 1908. et le Huntsman Marine Science Centre en 1969.
La ville a été désignée site historique national en 1998.
Les districts de services locaux (DSL) de Bayside et de Chamcook sont annexés à la ville le , dans le cadre de la réforme de la gouvernance locale.
Géographie
Situation Saint-Andrews est situé au centre-sud du comté de Charlotte, à de route à l'ouest de Saint-Jean et à au sud-ouest de Fredericton. La ville est bâtie à l'extrémité d'une péninsule bordée à l'ouest par le fleuve Saint-Croix ainsi qu'au sud et à l'est par la baie de Passamaquoddy. L'État américain du Maine se trouve sur la rive opposée du fleuve. L'île Ministers, située au nord, est accessible à gué. Il y a également l'île de Saint-Andrews au sud. Toutes deux sont comprises dans le territoire de Chamcook.
Saint-Stephen est en effet limitrophe de Chamcook au nord-ouest; le DSL de Bayside n'est distant que d'environ à l'ouest. Les villes les plus proches sont Saint-George, à au nord-est, et Saint-Stephen, aussi à mais au nord-ouest.
Logement
La ville compte 971 logements privés en 2006, dont 790 occupés par des résidents habituels. Parmi ces logements, 81,6 % sont individuels, 0,0 % sont jumelés, 0,0 % sont en rangée, 0,0 % sont des appartements ou duplex et 12,7 % sont des immeubles de moins de 5 étages. Enfin, 3,2 % des logements entrent dans la catégorie autres, tels que les maisons-mobiles. 75,9 % des logements sont possédés alors que 24,2 % sont loués. 78,5 % ont été construits avant 1986 et 8,9 % ont besoin de réparations majeures. Les logements comptent en moyenne 7,0 pièces et 0,0 % des logements comptent plus d'une personne habitant par pièce. Les logements possédés ont une valeur moyenne de , comparativement à pour la province..
Démographie
La ville compte habitants en 2006, soit une baisse de 3,8 % en 5 ans. Il y a en tout 785 ménages dont 515 familles. Les ménages comptent en moyenne 2,2 personnes tandis que les familles comptent en moyenne 2,7 personnes. Les ménages sont composés de couples avec enfants dans 24,8 % des cas, de couples sans enfants dans 31,8 % des cas et de personnes seules dans 30,0 % des cas alors que 14,0 % des ménages entrent dans la catégorie autres (familles monoparentales, colocataires, etc.). 74,8 % des familles comptent un couple marié, 10,7 % comptent un couple en union libre et 10,6 % sont monoparentales. Dans ces dernières, une femme est le parent dans 80,0 % des cas. L'âge médian est de 46,8 ans, comparativement à 41,5 ans pour la province. 86,1 % de la population est âgée de plus de 15 ans, comparativement à 83,8 % pour la province. Les femmes représentent 55,2 % de la population, comparativement à 51,3 % pour la province. Chez les plus de 15 ans, 27,7 % sont célibataires, 51,3 % sont mariés, 3,2 % sont séparés, 6,8 % sont divorcés et 11,0 % sont veufs. De plus, 7,7 % vivent en union libre.
Il n'y a aucun autochtone. et 5,2 % des habitants font partie d'une minorité visible.. Les immigrants représentent 13,0 % de la population et il n'y a aucun résidents permanents.. 5,5 % des habitants ne sont pas citoyens canadiens et 74,3 % des habitants âgés de plus de 15 ans sont issus de familles établies au Canada depuis trois générations ou plus. En date du , 88,1 % des gens avaient la même adresse depuis au moins un an alors que 5,5 % habitaient auparavant ailleurs dans la même ville, que 3,5 % habitaient ailleurs dans la province, que 2,3 % habitaient ailleurs au pays et que 0,9 % habitaient ailleurs dans le monde.. À la même date, 67,3 % des gens avaient la même adresse depuis au moins cinq ans alors que 10,1 % habitaient auparavant ailleurs dans la même ville, que 14,0 % habitaient ailleurs dans la province, que 7,4 % habitaient ailleurs au pays et que 1,2 % habitaient ailleurs dans le monde.
La langue maternelle est le français chez 2,0 % des habitants, l'anglais chez 94,8 % et les deux langues chez 0,0 % alors que 2,9 % sont allophones.. Les deux langues officiellesLe Nouveau-Brunswick est officiellement bilingue, c'est-à-dire que l'anglais et le français ont un statut égal. sont comprises par 17,3 % de la population alors que 0,0 % des habitants sont unilingues francophones, que 82,4 % sont unilingues anglophones et que 0,0 % ne connaissent ni l'anglais ni le français. L'anglais est parlé à la maison par 99,1 % des gens alors que les autres utilisent une langue non officielle seule. L'anglais est utilisé par 99,8 % des travailleurs alors que les autres utilisent l'anglais, le français et une langue non officielle..
Chez les plus de 15 ans, 16,8 % n'ont aucun certificat, diplôme ou grade, 19,8 % ont uniquement un diplôme d'études secondaires ou l'équivalent et 63,4 % détiennent aussi un certificat, un diplôme ou un grade post-secondaire; par comparaison, ces taux s'élèvent à 29,4 %, 26,0 % et 44,6 % au provincial.. Parmi la même tranche d'âge, 8,6 % des gens possèdent un diplôme d'un programme d'un an au CCNB ou l'équivalent, 19,5 % détiennent un diplôme d'un programme de trois ans au CCNB ou l'équivalent, 4,3 % ont un diplôme ou un certificat universitaire inférieur au baccalauréat et 31,0 % ont un certificat, un diplôme ou un grade universitaire plus élevé. Parmi ces diplômés, 19,3 % sont formés en enseignement, 5,2 % en arts ou en communications, 6,2 % en sciences humaines, 6,2 % en sciences sociales ou en droit, 27,5 % en commerce, en gestion ou en administration, 10,4 % en sciences et technologies, 5,2 % en mathématiques ou en informatique, 10,9 % en architecture, en génie ou dans des domaines connexes, 2,6 % en agriculture, en ressources naturelles ou en conservation, 10,9 % en santé, parcs, récréation ou conditionnement physique, 5,2 % en services personnels, de protection ou de transport et aucun dans d'autres domaines. Les diplômés post-secondaires ont terminé leurs études à l'extérieur du pays dans 10,9 % des cas.
Économie
thumb|Le centre-ville.
Travail et revenu Le recensement de 2006 de Statistique Canada fournit aussi des données sur l'économie. Chez les habitants âgés de plus de 15 ans, le taux d'activité était alors de 63,7 %, le taux d'emploi était de 58,7 % et le taux de chômage était de 8,3 % ; à titre de comparaison, ceux de la province étaient respectivement de 63,7 %, 57,3 % et 10,0 %..
Évolution du taux de chômage à Saint-Andrews Sources..:
Chez les personnes âgées de 15 ans et plus, ont déclaré des gains et ont déclaré un revenu en 2005.. 91,7 % avaient aussi déclaré des heures de travail non rémunérées. Le revenu médian s'élevait alors à avant et à après impôt, comparativement à la moyenne provinciale de avant et après impôt; les femmes gagnaient en moyenne de moins que les hommes après impôt, soit . En moyenne, 63,9 % du revenu provenait de gains, 14,1 % de transferts gouvernementaux et 21,8 % d'autres sources. 5,3 % de toutes les personnes dans les ménages avaient un faible revenu après impôt, une proportion descendant à 0,0 % pour les moins de 18 ans.
Parmi la population active occupée, 10,2 % des gens travaillaient à domicile, aucun travaillaient à l'extérieur du pays, 9,6 % n'avaient pas de lieu de travail fixe et 80,2 % avaient un lieu de travail fixe.. Parmi les travailleurs ayant un lieu de travail fixe, 69,0 % travaillaient en ville, 27,4 % travaillaient ailleurs dans le comté, 2,1 % travaillaient dans un autre comté et 1,4 % travaillaient dans une autre province.
Principaux secteurs vignette|L'hôtel Algonquin. L'économie de la ville fut longtemps dominée par les activités commerciales du port, notamment vers les Antilles.
Aujourd'hui, l'architecture historique de la ville en fait une destination touristique privilégiée des Canadiens et des Américains. vignette|Deux bateaux de pêche au quai de Saint-Andrews. En 2006, on dénombrait 2,1 % des emplois dans l'agriculture, la pêche et les autres ressources, 4,2 % dans la construction, 3,7 % dans la fabrication, aucun dans le commerce de gros, 11,5 % dans le commerce de détail, 3,1 % dans la finance et l'immobilier, 6,3 % dans la santé et les services sociaux, 15,2 % dans l'éducation, 15,2 % dans les services de commerce et 39,3 % dans les autres services.
S'y trouvent une succursale de la Charlotte County Credit Union, une caisse populaire basée à Saint-Stephen et membre de la Credit Union Central of New Brunswick..
Entreprise Charlotte, membre du Réseau Entreprise, a la responsabilité du développement économique..
Administration
Saint-Andrews est le chef-lieu du comté de Charlotte depuis sa création en 1784.
Conseil municipal Le conseil municipal est formé d'un maire et de 6 conseillers.
Le conseil municipal actuel est élu lors de l'élection quadriennale du ..
Anciens conseils municipaux
Le conseil précédent est élu lors de l'élection quadriennale du . Le second dépouillement du suivant confirme l'élection des conseillers Alan J. Golding et Mary L. Myers face à Michael B. Craig. Mary L. Myers quitte ensuite le conseil municipal. Une élection partielle a lieu le suivant et Doug E. Naish est élu conseiller.
Mandat Fonctions Nom(s) 2012 - 2016 Maire Stanley M. Choptiany Conseillers Catherine (Kate) A. Akagi, Edith (Edie) C. Bishop, Alan J. Golding, Doug E. Naish, Lee Sochasky, Melanie Rae Wood.