Chronologie

Janvier 2009 thumb|left|Saad Hariri (Octobre 2007) Vendredi : Saad Hariri, chef du principal bloc de la majorité parlementaire, le Mouvement du futur, est reçu à Paris par le président Nicolas Sarkozy et lui a fait état de ses craintes sur les risques de contagion du conflit au Liban, où le mouvement chiite du Hezbollah soutient le Hamas palestinien. Lors de l'été 2006, l'armée israélienne avait mené une guerre au Liban contre le Hezbollah, qui tirait des roquettes sur Israël. Le , le secrétaire général du mouvement chiite libanais Hassan Nasrallah a assuré que ses miliciens étaient « prêts à faire face à toute agression sur notre territoire », mais selon Saad Hariri : « […] On a parlé avec tous les partis politiques au Liban […] tout le monde reconnaît le danger [et] je crois que personne ne prendra une décision tout seul [pour provoquer] une crise aussi au Liban ».

Dimanche : le Liban envoie d'aide médicale pour les habitants de la bande de Gaza à bord d'un avion de la compagnie aérienne nationale, Middle East Airlines, qui a transporté les aides en direction de la Jordanie. Selon le ministre libanais de la Santé : « Il s'agit d'équipements nécessaires aux urgences et salles d'opération […] 500 kilos de couvertures ont également été transportés à bord de l'avion ».

Lundi : Saad Hariri, chef du principal bloc de la majorité parlementaire, le Mouvement du futur, reçu à Paris par le premier ministre français François Fillon déclare : « Hier, le Hezbollah a déclaré qu'il ne ferait rien. Je crois que c'est quelque chose de bien pour le Liban […] Les partis politiques libanais savent bien les conséquences d'une guerre avec Israël aujourd'hui. On voit ce qui se passe à Gaza et je suis sûr que le Hezbollah ne fera aucune mauvaise faute cette fois-ci […] La France a toujours été un pays qui veut la paix dans la région, qui croit dans un État palestinien et un État israélien qui peuvent vivre côte à côte, et je crois que le président Sarkozy fera tout ce qui est possible pour arrêter cette guerre […] On doit être toujours optimiste. On ne doit pas laisser le pessimisme gagner. La France et les pays arabes qui ont vraiment l'intérêt du peuple palestinien dans leur cœur sont toujours optimistes ».

Jeudi : quatre roquettes de type Katioucha ont été tirées depuis le sud Liban – zone de Tair Harfa, située à à l'est de la ville côtière de Naqoura — vers le secteur de Nahariya et du kibboutz Kabri (ouest de la Galilée) faisant cinq blessés légers. L'armée israélienne a répliqué. La Finul (Force des Nations unies au Liban) est mise en « état d'alerte renforcé » car les roquettes ont été tirées depuis la zone qu'elle est censée contrôler, « des troupes supplémentaires ont été déployées sur le terrain et les patrouilles ont été renforcées dans la zone d'opération pour empêcher de nouveaux incidents ». Le Hezbollah chiite a fait clairement savoir au gouvernement libanais, qui compte l'un de ses ministres, qu'il n'était pas impliqué par ce lancement de roquettes.

Mercredi : trois roquettes tirées depuis le sud Liban ont atteint la région de Kyriat Shmona dans le nord de la Galilée, ne faisant ni victime, ni dégât. En riposte, l'armée israélienne a tiré huit obus sur le sud du Liban et en envoyant de nombreux appels téléphoniques d'avertissement aux habitants : « Peuple libanais, le tir de roquettes depuis le sud du Liban contre des innocents dans le nord d'Israël va à l'encontre de vos intérêts […] Nous vous mettons en garde contre toute répétition de ces actes de destruction […] Si vous permettez à des groupes tels qu'Al-Qaïda et le Hezbollah de lancer des roquettes contre des innocents du nord d'Israël, comme vous l'avez fait auparavant, souvenez-vous de ce qui vous est arrivé la dernière fois ».

Samedi : le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon est à Beyrouth pour discuter avec le ministre de l'Information Tarek Mitri du conflit à Gaza ainsi que de la situation politique au Liban avec le président Michel Sleimane, le premier ministre Fouad Siniora et le chef du Parlement Nabih Berri, avant de s'adresser au Parlement. Il s'est aussi rendu dans le sud du Liban pour rencontrer des membres de la Finul stationnée dans le secteur. Il a exprimé sa profonde inquiétude quant aux récents tirs de roquettes, non revendiqués, lancés à deux reprises depuis le sud du Liban contre le nord d'Israël.

Dimanche : les forces de sécurité ont dispersé une manifestation de militants proches d'organisations de gauche libanaises et palestiniennes qui protestaient contre l'offensive israélienne dans la bande de Gaza, exigeant l'expulsion de l'ambassadeur américain. Après que quelques dizaines de manifestants ont franchi un premier rideau de barbelés la police a fait usage de gaz lacrymogène et de canons à eau, plusieurs manifestants ont été blessés.

Mardi : à la suite de l'établissement des relations diplomatiques avec la Syrie, Michel El-Khoury (59 ans), auparavant ambassadeur du Liban à Nicosie et à La Haye, est nommée à Damas.

Février 2009

Mardi : le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, met en garde le Hezbollah contre une éventuelle attaque de la milice chiite contre Israël. Le chef du parti chiite, Hassan Nasrallah, a affirmé le que sa formation envisageait toujours de venger la mort de l'un de ses chefs Imad Moughnieh — tué en dans un attentat à l'explosif à Damas — élimination qu'il a imputée au Mossad ce qu'Israël a toujours nié. Le ministre israélien a aussi dénoncé les transferts actuels d'armements évolués depuis la Syrie ce qui « modifierait l'équilibre stratégique et forcerait donc Israël à agir ».

Mercredi : une patrouille de soldats libanais et de la force des Nations unies au Liban (Finul) a découvert dans le sud du pays cinq roquettes de type Katioucha. Elles ont été trouvées dans la vallée Hamoul, au nord-est de la ville côtière de Naqoura à environ cinq kilomètres de la frontière avec Israël. Une plateforme de lancement et des câbles électriques ont également été découverts près des roquettes Le Figaro.fr, 5 roquettes découvertes au sud-Liban.

Samedi : des centaines de milliers de Libanais ont commémoré dans le centre-ville de Beyrouth l'assassinat il y a quatre ans de l'ancien premier ministre Rafic Hariri. Organisé sous haute surveillance de l'armée et des forces de sécurité intérieure (FSI), le rassemblement s'est transformé en une mobilisation populaire en faveur de la majorité parlementaire antisyrienne face à la minorité menée par le Hezbollah chiite soutenue par la Syrie et l'Iran.

Lundi : le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah appelle à une « participation massive » aux prochaines législatives réaffirmant qu'il était en faveur d'un gouvernement d'union nationale quel que soit le résultat de ces élections jugées cruciales : « Le Liban ne peut être gouverné qu'à travers le consensus et le partenariat », que le gagnant soit la minorité parlementaire menée par son parti ou la majorité antisyrienne.

Mardi : la France et l'Italie sont prêtes à aider à l'organisation des prochaines élections législatives y compris par l'envoi d'observateurs, affirment les chefs de la diplomatie des deux pays, Bernard Kouchner et Franco Frattini. La Commission européenne a annoncé mi-février le déblocage de quatre millions d'euros pour aider le Liban à organiser ses élections. La fondation de l'ancien président américain Jimmy Carter a aussi proposé des observateurs pour les législatives, jugées cruciales pour le pays.

Mars 2009 Dimanche : Le Tribunal spécial pour le Liban, chargé de juger les crimes commis au Liban, s'est ouvert à La Haye, en affichant sa volonté de rendre justice aux « victimes des crimes » et des attaques terroristes au Liban, quatre ans après l'assassinat en 2005 de l'ex-premier ministre Rafic Hariri Le Figaro.fr, Le "tribunal Hariri" ouvre ses portes .

Mardi : Une mutinerie de détenus éclate dans la prison de Roumieh principal établissement pénitentiaire du Liban situé au nord-est de Beyrouth. Une centaine de détenus ont commencé une émeute de 1H30 pour exiger des réductions de peine. Déjà en , une mutinerie avait éclaté dans cette prison pour de meilleures conditions de détention; sept gardiens avaient été pris en otage.

Lundi : Un dirigeant de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) au Liban, Kamal Medhat, et deux de ses gardes du corps sont tués dans l'explosion d'une bombe au passage de leur convoi dans un camp de réfugiés palestiniens de Mieh Mieh (sud). Kamal Medhat, connu également sous le nom de Kamal Nagi, était dans le passé le responsable des services de renseignements au sein du Fatah et était un des principaux compagnons de Yasser Arafat lorsque ce dernier menait les activités de guérilla palestinienne contre Israël à partir du Liban, dans les années 1970. Un climat de tension règne depuis plusieurs mois dans les camps du sud, avec la multiplication des assassinats et des règlements de comptes entre le Fatah et le groupe extrémiste Jound al-Cham, d'une part, et les querelles entre le Fatah et le Hamas, de l'autre Le Monde.fr, Un leader de l'OLP assassiné au Liban.

Avril 2009 Mercredi : La justice libanaise annonce se dessaisir du dossier sur l'attentat contre l'ancien premier ministre Rafic Hariri, tué en 2005 à Beyrouth, « en faveur du Tribunal spécial pour le Liban » de La Haye, vers qui seront transférés les documents, mais maintient en détention les 4 généraux emprisonnés dans l'affaire en attendant une décision du TSL les concernant.

Lundi : 4 soldats libanais ont été tués et un autre blessé dans l'attaque de leur véhicule militaire à Rayak une localité de la vallée de la Békaa à au sud de Baalbeck. Cette attaque serait liée à la mort récente d'un baron de la drogue de la région.

Mercredi : Le numéro deux du Hezbollah, Naïm Kassem, affirme que les pays occidentaux ne peuvent plus ignorer le Hezbollah et lui ont assuré qu'ils traiteraient avec lui en cas de victoire aux législatives libanaises de juin. Cheikh Kassem a insisté sur le fait que son parti ne craignait pas d'être boycotté par la communauté internationale ou des institutions financières comme le Fonds monétaire international (FMI), en cas de victoire aux législatives, comme ce fut le cas avec le Hamas palestinien en 2006, ni même par Washington. D'autre part, il a réfuté les dernières accusations de l'Égypte contre le Hezbollah, estimant qu'elles étaient « fabriquées de toutes pièces » et constituaient un acte de « vengeance » à l'égard du mouvement chiite libanais. Refusant de parler de l'arsenal du Hezbollah, Cheikh Kassem a indiqué que son parti ne révélait jamais la source de ses fonds ou le nombre de ses combattants Le Figaro.fr, Cheikh Kassem : Le Hezbollah [n'est] plus un paria .

Samedi : Pendant un an, Beyrouth devient la capitale mondiale du livre dans le cadre des activités culturelles de l'UNESCO. Quelque 250 activités touchant le livre, l'édition, les moyens d'encourager les enfants et les jeunes à la lecture sont prévues jusqu'en .

Mercredi : Les 4 généraux libanais pro-syriens — Jamil Sayyed, Ali Hajj, Raymond Azar et Mustafa Hamdan —, détenus depuis le dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de l'ancien premier ministre Rafic Hariri, sont remis en liberté sur décision du Tribunal spécial pour le Liban. Des feux d'artifice ont salué l'annonce de leur libération à Beyrouth.

Mai 2009 Lundi : Deux Libanais soupçonnés d'espionnage au profit d'Israël ont fui avec leurs familles vers l'État hébreu, alors que se poursuit le démantèlement de réseaux présumés à travers le pays. Une troisième personne serait également en fuite. Le responsable de la sécurité affirme qu'ils étaient soupçonnés d'appartenir à des réseaux d'espionnage présumés, démantelés par les services de sécurité libanais au cours des derniers mois Le Figaro.fr, 2 libanais soupçonnés d'espionnage.