vignette|Louis de Monard, Tigre, huile sur toile, 1935, collection du Muséum national d’histoire naturelle. Louis de Monard, né le à Autun et mort le à Paris (14 arrondissement), est un sculpteur et un peintre animalier français.
Biographie Louis François de Monard est né au rue Chaffaut à Autun dans une famille de militaires de Champagne. Il fait ses études à Autun et échoue à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr. En 1892, il s'engage dans les dragons à Dijon d'où il est libéré un an plus tard. Il partage alors son temps entre les propriétés familiales de Montot dans le canton de Liernais et Marcheseuil. Doué pour les arts et les belles-lettres, il dessine la nature et est remarqué par Eugène Froment-Delormel (1821-1900), qui vivait près d'Autun, et par Philibert Marillier (1829-1911, lui-même élève de Charles Gleyre).
A Paris il fréquente le Montmartre de la Belle Époque : Xavier Privas, Charles Léandre, Guirand de Scevola, Roger Reboussin, Théodore Botrel, Georges Courteline…). Il devient collaborateur au Courrier Français Illustré, journal le plus populaire de la Belle Époque, et à l'hebdomadaire Les 4'z'Arts (dirigé par Emile Goudeau ancien rédacteur en chef du journal du Chat Noir), associé au célèbre Cabaret des Quat'z'Arts, dès son premier numéro le .
Il expose pour la première fois au Salon de la Société Lyonnaise des Beaux-Arts en 1900 - une aquarelle, Étude d'Amazone, signée et datée 1899, aujourd'hui dans la collection de la mairie de Bois-le-Roi.
Il est membre de la Société des artistes français à laquelle il fait don de La Jument au caveçon en 1904. En 1905, le président Émile Loubet offre au roi d'Italie une œuvre intitulée Le Cob irlandais. À cette date, de Monard rejoint la Société nationale des beaux-arts. Entre 1907 et 1909, il sculpte une série de chiens dont une commande d'État, Fox terrier retournant un crabe, et des œuvres monumentales telles que La Chasse de l'aigle (1905-06) - inspiré par le poème éponyme de Leconte de Lisle in Poèmes tragiques et illustration 56, le Monument aux aviateurs morts (1912), ou La Prise du sanglier (1913).
Il est mobilisé comme artilleur pendant la Première Guerre mondiale.
En 1921, il exécute le Monument aux morts de Bois-le-Roi où il réside dès lors. Il travaille avec les fondeurs Hébrard et Valsuani, ainsi que pour la Manufacture de Sèvres entre 1923 et 1925. En 1924, Anatole de Monzie érige à Cahors son Centaure qui danse.
En 1932, il reçoit le prix Puvis de Chavannes pour Les Vautours installés dans la pièce d'eau du square des Batignolles à Paris. Malade depuis 1931, Monard revient à la peinture. Il peint des félins, La Tigresse (1934), visible à Bois-le-Roi. Sa dernière œuvre est Lionne et ses lionceaux, groupe monumental se trouvant à Bagnères-de-Luchon.
Louis de Monard est inhumé au cimetière de Bois-le-Roi, où sur son tombeau se trouvait une version (disparue) de la Coupe aux Vautours, dont une version en bronze se trouve au Musée d’Orsay : Coupe des grands planeurs, bronze (v. 1909).
Œuvres dans les collections publiques Liste non exhaustive, par ordre alphabétique de localité :
Expositions 1973 : Louis de Monard, Autun, musée Rolin.
Distinctions et hommages Un square de Bois-le-Roi porte son nom.
Notes et références
Annexes
Bibliographie Denis Grivot, Autun, Lescuyer, Lyon, 1967, . .
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