La radicalisation est le processus par lequel une personne devient plus extrême dans son point de vue ou ses idées. Elle fait aussi référence au retour aux racines d'une question.
La radicalisation renvoie à un ensemble de gestes qualifiés d'« extrêmes » qui découlent d'une interprétation idéologique et littérale des principes d'un système, qu'ils soient politiques, religieux ou économiques. Selon le International Centre for the Study of Radicalisation and Political Violence (ICSR), la radicalisation peut mener .
Définitions Dans le milieu carcéral, la radicalisation est entendue comme e..
Selon la task force Radicalisation[s] des Jeunes de l'IHEDN, .
Débat Depuis les attentats qui touchent la France en 2015, les chercheurs spécialistes de l'islam et du monde arabe s'opposent quant à l'interprétation du phénomène djihadiste.
D'un côté, le politologue Olivier Roy estime que ce dernier n'est pas la conséquence d'une , mais d'une , l'islam représentant l'une des dernières offres politiques disponibles .. Ainsi, le malaise d’une génération utilise le djihadisme comme vecteur de sa révolte. Cette explication extrareligieuse est soutenue par l'anthropologue Alain Bertho..
Cette thèse est en revanche rejetée par les politologues François Burgat. et Gilles Kepel.. François Burgat y voit . Gilles Kepel présente ce concept de radicalisation comme une , , , qui aurait pour corollaire : selon lui, .
Pour l'Américain , psychiatre et ex-agent de la CIA, cette controverse entre l' et la est , consistant à Louis Chahuneau, Marc Sageman, l'homme qui fait parler les terroristes, Le Point, 21 décembre 2018.. De même pour le journaliste français David Thomson : Alexandre Devecchio, « David Thomson: « Les djihadistes qui reviennent ne sont pas repentis » », Le Figaro, 4 juillet 2017..
Prévention À la suite des attentats terroristes en France en , Sébastien Pietrasanta, député, a été chargé par le Premier ministre d'une mission portant sur la problématique de la sortie de radicalisation des individus en lien avec les filières djihadistes. Dans son rapport « La déradicalisation, outil de lutte contre le terrorisme »La déradicalisation, outil de lutte contre le terrorisme., il fait état des dispositifs existants en France et à partir d'expériences étrangères, et en propose d'autres afin d'apporter des réponses à la déradicalisation.
Plusieurs centres de déradicalisation sont créés en France à partir de 2015. Toutefois, leur efficacité en tant que moyen mis en œuvre pour lutter contre la radicalisation est remise en question« Un marché opaque de la déradicalisation est en train d’apparaître en France », Le Monde, 14 janvier 2016.. Dans son article « Terrorisme et autres menaces »., le magistrat Jean de Maillard estime que les programmes de déradicalisation sont généralement considérés par les pouvoirs publics comme des solutions d’ensemble face au problème de radicalisation alors qu’ils constituent une réponse individuelle pour quelques cas bien déterminés.
En , Muriel Domenach, secrétaire générale du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (SG-CIPDR), conclut : Louise Couvelaire, Radicalisation : « Le double mouvement de déni et de panique est préoccupant », pour la secrétaire générale du Comité de prévention, Le Monde, 18 juillet 2019..
Elle déclare également que : .
Validité du concept Antoine Jardin, ingénieur de recherche au CNRS, estime qu'..
D'après le journaliste Pierre Rimbert, . Pour le directeur du Centre international pour l’étude de la radicalisation, le concept de radicalisation est parfois perçu comme .
Le psychologue Fathali Moghaddam a développé le modèle de l'« escalier vers le terrorisme » qui tente d'expliquer comment des personnes ordinaires peuvent être conduites, insensiblement, à des actes de violence politique. Le processus mis en oeuvre est décrit comme progressif et imperceptible pour le sujet qui perçoit, lors de ce cheminement, un rétrecissement des champs d'action dont il dispose. Le phénomène de groupe et le contenu idéologique sont mis en avant par le modèle.
Radicalisation et sexualité Selon la chercheuse néerlandaise Marion van San, le processus de radicalisation comporte une part importante, dans ses motivations, de recherche sentimentale et sexuelle. Dans la cohorte de femmes qu'elle a étudiée, .
Le psychologue américain Arie W. Kruglanski indique que l'État islamique a organisé un usage stratégique du sexe pour attirer des recrues masculines, notamment avec la mise en place de sites de rencontres ou d'un réseau de prostitution interne.
Notes et références Références
Traductions de
Annexes
Bibliographie
. Éric Diard et Henri Vernet, Radicalisation au cœur des services publics, Lattès, 2020.
Articles connexes Déradicalisation Identité politique Radicalisation des jeunes musulmans au Québec
Liens externes
The International Centre for the Study of Radicalisation and Political Violence (ICSR, un think tank britannique sur la radicalisation, entre autres) Radicalization as a reaction to failure: an economic model of Islamic extremism Women and radicalization H.R. 1695: Preventing Radicalism by Exploring and Vetting its Emergence as a National Threat (PREVENT) Act (projet de loi du gouvernement fédéral des États-Unis) Analyses des Islams Politiques et des Radicalisations. Amélie M. Chelly
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