est une chanson de David Bowie parue en sur l'album . Elle est également éditée en single aux États-Unis et au Japon à la place de , mais elle ne se classe dans aucun hit-parade.

Comme les autres chansons de l'album, est composée par Bowie durant sa tournée américaine de 1972, plus précisément à La Nouvelle-Orléans. Sur un accompagnement au piano inspiré du jazz des années 1920, ses paroles dépeignent le passage inexorable du temps.

Histoire

Composition

Durant l'été 1971, David Bowie fait enregistrer à son ami George Underwood des démos de deux chansons avec son guitariste Mick Ronson : , que Bowie reprend par la suite sur son album , et , une première version de . Deux ans plus tard, alors que le chanteur se trouve aux États-Unis pour le , il retravaille cette chanson. De passage à La Nouvelle-Orléans, il écrit de nouvelles paroles le , une semaine après la mort accidentelle de , le premier batteur des New York Dolls, à qui il fait allusion sous le nom de « Billy Dolls ».

Parution et accueil

apparaît en ouverture de la deuxième face de l'album , sorti le . Elle est éditée en 45 tours sur le marché américain dans une version raccourcie d'une minute et demi, avec en face B. Elle constitue le deuxième single tiré de l'album aux États-Unis où RCA Records a choisi de ne pas publier . ne se classe pas dans le .

Postérité

figure dans le répertoire scénique de Bowie durant les tournées (1973), (1974) et (1987). Elle apparaît sur les rééditions des albums et .

Caractéristiques artistiques

est construite autour du piano stride de Mike Garson, qui donne à la chanson un air de jazz de La Nouvelle-Orléans des années 1920. Matthieu Thibault parle d'. Elle s'ouvre avec le piano et la voix seuls avant que Mick Ronson reprenne le riff à la guitare et que les chœurs, saxophones et flûtes apportent de l'ampleur à la chanson. La performance vocale de Bowie est particulièrement théâtrale (Nicholas Pegg la décrit comme brechtienne), avec des exclamations suraigues ponctuelles.

Les paroles de décrivent le passage inexorable du temps, un sujet déjà abordé par Bowie dans des chansons comme ou . Plein d'ennui existentiel, le narrateur se désole de la disparition de ses proches, de ses rêves et de ses espoirs. L'utilisation du mot (« branlette ») donne lieu à la censure de la chanson par la BBC, qui refuse de la diffuser. Aux États-Unis, où ce mot d'argot britannique n'est pas très répandu, ce passage est laissé tel quel, mais en revanche, c'est la mention des Quaaludes qui entraîne une censure.

Fiche technique

Chansons

Interprètes et équipe de production

David Bowie : chant, guitare, saxophone, arrangements, production Mick Ronson : guitare, chœurs, arrangements Trevor Bolder : basse Mick Woodmansey : batterie Mike Garson : piano Ken Fordham, Brian « Bux » Wilshaw : saxophone Ken Scott : production

Références

Bibliographie

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Liens externes

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