Marie-Noëlle Lienemann, née le à Belfort, est une femme politique française.
Membre du Parti socialiste à partir de 1971, elle a occupé plusieurs mandats locaux (adjointe au maire d’Hénin-Beaumont et de Massy, conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais, conseillère générale de l’Essonne, maire d’Athis-Mons) et a également été députée, députée européenne, ministre déléguée au Logement et au Cadre de vie dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy, secrétaire d’État au Logement dans le gouvernement de Lionel Jospin.
Elle est sénatrice de 2011 à 2023. En 2018, elle quitte le PS pour fonder le parti Gauche républicaine et socialiste (Alternative pour un programme républicain, écologiste et socialiste) et se rapprocher de La France insoumise puis du Parti communiste français.
Biographie Origines et vie familiale Marie-Noëlle Lienemann est née le à Belfort, dans le Territoire de Belfort... Catholique pratiquante, elle est mariée. à un ancien membre du PS passé au Parti de gauche., Patrice Finel, et mère de deux enfants..
Études et formation Marie-Noëlle Lienemann a suivi ses études secondaires aux lycées de jeunes filles de Belfort, Fustel-de-Coulanges de Massy, Lakanal à Sceaux et Fénelon de Paris. Ancienne élève de l’École normale supérieure Paris-SaclayParcours d’anciens élèves sur le site officiel de l’ENS Cachan. Consulté le 29/08/2010. en chimie (promotion 1972), elle est titulaire d’un diplôme d'études approfondies en physique-chimie obtenu à l’université Paris-Saclay..
Carrière professionnelle De 1978 à 1983 Marie-Noëlle Lienemann exerce les fonctions de professeur de physique dans plusieurs collèges puis elle enseigne à l’Institut universitaire de formation des maîtres de Versailles.. , elle est mise à disposition du Conservatoire national des arts et métiers et de l'université Paris-Sorbonne où elle donne des cours d’urbanisme et d’environnement.
Parcours politique Marie-Noëlle Lienemann adhère au Parti socialiste en 1971, proche du Centre d'études, de recherches et d'éducation socialiste et participe au Congrès d'Épinay.. En 1973, elle devient secrétaire national des Étudiants socialistes. En 1974, elle rejoint le courant organisé autour de Michel Rocard. En 1977, elle est élue adjointe au maire à Massy et conseillère générale du canton de Massy dans le département de l’Essonne. gauche|vignette|243x243px|Portrait officiel de députée européenne. En 1981, elle ne soutient pas la candidature interne de François Mitterrand. En 1983 elle quitte le courant rocardien, au moment où la Première Gauche se retrouve face à des difficultés que la Deuxième avait prévues, elle refuse la théorie de la « parenthèse » et condamne la dérive gestionnaire du Parti socialiste. Avec Alain Richard et Jean-Pierre Worms, elle dépose une motion au congrès de Bourg-en-Bresse « Du bon usage de la rigueur », qui recueille 5 % des voix et créa le courant « AGIRS » (À Gauche pour l’Initiative, la Responsabilité et la Solidarité). En 1984 elle est élue député européen dix-neuvième sur la liste nationale conduite par Lionel Jospin et Michel RocardListes des candidats à la représentation au Parlement européen en 1984 parues au Journal officiel sur legifrance.gouv.fr Consulté le 29/08/2010.. En 1988 elle abandonne ce siège à la suite de son élection de députée de la septième circonscription de l'Essonne. Poursuivant son implantation locale, elle devient en 1989 maire d’Athis-Mons dans cette même circonscription.
En 1990, au congrès de Rennes du PS, sa motion « SESAME » (Sensibilité européenne socialiste autogestionnaire mondialiste écologiste) n’obtient que 0,6 % des voix. Elle se rallie ensuite au courant de Laurent Fabius. La même année, elle fait partie des rares parlementaires à s’élever contre la guerre du Golfe. En 1991, elle participe avec ses collègues essonniens Jean-Luc MélenchonSophie de Ravinel, « Quand Mélenchon est devenu le benjamin du Sénat », lefigaro.fr, 12 août 2012. et Julien Dray à la fondation du courant « Gauche socialiste ». En 1992 elle est nommée ministre déléguée au Logement et au Cadre de vie dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy, cette année-là elle est mise en difficulté dans l’affaire des « Maliens de Vincennes »Marie-Noëlle Lienemann invitée du journal de 20h d’Antenne 2 du 30 octobre 1992 sur le site de l’Ina. Consulté le 29/08/2010., crée le haut comité pour le logement des plus démunis, propose des mesures législatives contre les abus de certains marchands de biens et contre la corruption dans l’urbanisme. Elle garde son poste jusqu’en 1993, date où elle perd son siège de députée contre Jean Marsaudon (RPR) avec 44,71 % des voix Consulté le 08/03/2023.. En 1992, elle entre en conflit avec trois élus essonniens, dont son ancien mentor à la mairie de Massy, Claude Germon, ainsi que Jacques Guyard, député-maire d’Évry et Guy Briantais, maire de Courcouronnes, dénonçant leur gestion urbanistiqueArticle Règlements de compte paru dans L’Humanité le 14 juin 1992 sur le site officiel du quotidien. Consulté le 29/08/2010.. En 1995, sa liste est réélue dès le premier tour à Athis-Mons. En 1997, défaite une seconde fois dans la septième circonscription de l’Essonne avec 49,57 % des voixRésultats de l’élection législative 1997 dans la de l’Essonne sur le site de l’IEP de Paris. Consulté le 29/08/2010., elle redevient députée européenne, réélue en 1999 huitième sur la liste de François HollandeListe des candidats à la représentation au Parlement européen parues au Journal officiel sur legifrance.gouv.fr Consulté le 29/08/2010.. Elle devient alors vice-présidente du Parlement européen, avant d'être remplacée par Catherine Lalumière en 2001.
En 2001, elle est réélue maire d’Athis-Mons avec 48,36 % des voix, dans le cadre d’une triangulaire favorableRésultats de l’élection municipale 2001 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 29/08/2010. mais quitte ce siège pour entrer au gouvernement de Lionel Jospin en qualité de secrétaire d’État au Logement. En 2002, un an après avoir quitté la mairie d’Athis-Mons, elle annonce briguer un siège de députée à Béthune, déclenchant la colère des militants de la septième circonscription de l’Essonne. Après l’échec du 21 avril, elle est battue, par le candidat UMP André Flajolet, de près de avec 49,46 % des suffrages au deuxième tour des élections législatives de 2002 dans la neuvième circonscription du Pas-de-CalaisRésultats des élections de la législature dans la neuvième circonscription du Pas-de-Calais sur le site de l'Assemblée nationale française. Consulté le 01/01/2011.Résultats de l'élection législative de 2002 dans la neuvième circonscription du Pas-de-Calais sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 01/01/2011.. Elle critique ensuite sévèrement l’action de Lionel Jospin dans le livre Ma part d’inventaireArticle Règlements de comptes au Parti socialiste diffusé sur RFI. Consulté le 29/08/2010.. Lors de la scission de la Gauche socialiste, elle fait le choix de rejoindre la majorité nationale autour de François Hollande pour le congrès de Dijon. Elle défend cependant le « non » au référendum interne du Parti socialiste sur la Constitution européenneArticle Dire Non à Lisbonne pour dire Oui à une autre Europe paru le 11 juin 2008 sur le site d’information en ligne Marianne2. Consulté le 29/08/2010. et fait partie des fondateurs de l’association « Ambition Europe » avec Paul Quilès, André Laignel, Manuel Valls, et Jean-Pierre Balligand.
En 2004, elle est deuxième sur la liste d’Henri Weber pour les élections européennesArrêté du 28 mai 2004 dressant la liste des candidats à la représentation au Parlement européen paru au Journal officiel sur legifrance.gouv.fr Consulté le 29/08/2010. et elle devient conseillère régionale de Nord-Pas-de-Calais, dixième sur la liste de Daniel Percheron qui obtint 51,84 % des suffragesRésultats de l’élection régionale 2004 dans le Nord-Pas-de-Calais sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 29/08/2010., vice-présidente du conseil régional et à nouveau députée européene. En 2005 au congrès du Mans, elle fait partie des premiers signataires de la motion « Rassembler à gauche » derrière Laurent Fabius, avec Jean-Luc Mélenchon, Alain Vidalies et André Laignel, qui remporte 21,17 % des voixRésultats des votes internes au Parti socialiste sur le site france-politique.fr Consulté le 29/08/2010.. Elle soutient ensuite sa candidature à l’investiture socialiste à la présidentielle 2007, celui-ci obtenant 18,66 % des suffrages. En , après la défaite de Ségolène Royal à l’élection présidentielle, elle signe un appel à rénover la gauche (Gauche Avenir), avec d’autres personnalités du Parti socialiste et du Parti communiste (Paul Quilès, Jean-Claude Gayssot, Francis Wurtz…). Très critique sur la campagne de la candidate socialiste, elle édite un livre Au revoir, Royal. Le , Marie-Noëlle Lienemann est élue à l’unanimité par le conseil fédéral de la fédération socialiste du Pas-de-Calais pour diriger la liste socialiste aux élections municipales de 2008 à Hénin-Beaumont. En 2008, seconde sur la liste conduite par Gérard Dalongeville qui obtient 51,94 % des voix dans une triangulaire défavorableRésultats de l’élection municipale 2008 à Hénin-Beaumont sur le site du Figaro. Consulté le 29/08/2010., elle devient adjointe au maire à Hénin-Beaumont, poste qu’elle quitte en 2009 à la suite de désaccords avec le maire et ses pratiquesReportage diffusé sur le journal du 12/13 de France 3 Nord-Pas-de-Calais sur Dailymotion. Consulté le 13/11/2010. (elle dénonce, entre autres, des et des comptes .) et perd son siège de députée européenne. Au congrès de 2008 du Parti socialiste, elle est la première signataire d’une contribution et signe ensuite en la motion présentée par Benoît Hamon au congrès de Reims Un monde d’avance : reconstruire l’espoir à gauche. En 2010 elle n’est pas candidate au conseil régional de Nord-Pas-de-Calais mais entreprend des démarches pour être en position éligible en Île-de-France, notamment en Seine-et-MarneArticle L’ex-ministre Lienemann sera accueillie froidement paru le 28 octobre 2009 dans Le Parisien sur le site officiel du quotidien. Consulté le 29/08/2010.. En 2010, son nom est évoqué pour être tête de liste lors des élections municipales de 2014 à AmiensArticle Marie-Noëlle Lienemann prête au grand saut sur Amiens sur le blog changeramiens.unblog.fr Consulté le 29/08/2010.. Elle est investie et élue en quatrième position de la liste d’union de la gauche pour les élections sénatoriales de 2011 à ParisRésultats de l'élection sénatoriale de 2011 à Paris sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 05/10/2011.. gauche|vignette|Marie-Noëlle Lienemann aux côtés de Benoît Hamon et Claude Bartolone lors de la manifestation contre la réforme des retraites en 2010.|236x236px En campagne pour la primaire citoyenne de 2017, elle renonce à déposer sa candidature en .. Après la victoire de Benoît Hamon à la primaire, elle est chargée du pôle dans le cadre de sa campagne présidentielle« Hamon forme une nouvelle "gouvernance" de sa campagne, avec Peillon et Montebourg », lepoint.fr, 26 février 2017.Marie-Pierre Haddad , « Présidentielle 2017 : ce que traduit le nouvel organigramme de l'équipe de Hamon », rtl.fr, 26 février 2017...
Lors des élections sénatoriales de 2017, elle est quatrième sur la liste PS à Paris. où elle est réélue sénatrice pour un second mandat.
Le , elle décide de quitter le Parti socialiste avec Emmanuel Maurel en vue de former un nouveau parti incluant le MRC. Ils fondent alors le parti Alternative pour un programme républicain, écologiste et socialiste (APRÉS), en compagnie de 650 élus, cadres et militants socialistes, comme les anciens députés Gaëtan Gorce et Christophe Premat, le maire de la Seyne-sur-Mer Marc Vuillemot ou encore le chercheur Rémi Lefebvre.. L'APRÉS devient en 2019 la Gauche républicaine et socialiste..