Le billet de 5 euros () est le billet avec la valeur la plus basse, utilisé depuis l'introduction réelle de l'euro en 2002. Il est utilisé dans vingt-et-un États membres de l'Union européenne, quatre micro-États non-membres de l'UE mais disposant de conventions monétaires, ainsi que dans deux autres pays européens hors de l'Union qui l'ont adopté unilatéralement et sans convention monétaire.
Près de de personnes effectuent leurs paiements en espèces avec une seule monnaieNotre monnaie.
Il est le plus petit billet d'euro, mesurant sur 62, et est de couleur grise. Il représente une arche d'architecture classique romaine sur le recto et un pont d'architecture classique sur le verso (à partir du ).
Il possède de nombreuses caractéristiques de sécurité telles qu'un filigrane, de l'encre ultraviolette, un hologramme et des micro-impressions, qui certifient de son authenticité.
Au , il y avait billets de en circulation dans le monde, pour une valeur totale de ..
Historique
Avant l'introduction L'euro est mis en place le . L'euro devient alors la monnaie de plus de de personnes en Europe. Pendant les trois premières années de son existence, l'euro est une monnaie « invisible », uniquement utilisée en comptabilité. L'euro liquide est officiellement introduit le ., remplaçant alors les pièces et les billets des monnaies nationales de la zone euro (douze membres à l'époque), à des taux fixes. L'euro se substitue à des monnaies telles que le franc français, le , la livre irlandaise, la lire italienne ou le florin néerlandais.
Après l'introduction La période de double-circulation, durant laquelle les billets et pièces des monnaies nationales et de l'euro étaient acceptés, dura deux mois, jusqu'au . Date officielle à laquelle les monnaies nationales cessèrent d'avoir un cours légal. Cette date varia cependant de quelques semaines selon les pays : c'est en Allemagne où la monnaie nationale cessa d'avoir un cours légal la première, à la date du . La période de double-circulation y durera cependant également deux mois. Même une fois le cours des anciennes monnaies devenu illégal, ces dernières continuèrent d'être acceptées par les banques centrales durant une période allant de , voire sans limite dans le temps, selon les pays..
Différentes séries de billets de Première série Du , date de leur introduction, au , il y a eu une série de billets de gardant les mêmes signes de sécurité et portant trois signatures. Le tirage initial porte la signature du président de la Banque centrale européenne, Wim Duisenberg, remplacé par Jean-Claude Trichet le , lui-même remplacé par Mario Draghi le . Il y a donc trois billets différents de avec trois signatures différentes., en fonction de leur date d'impression. Toutefois, tous les billets sont estampillés 2002, date à laquelle la première série a été introduite.
Cependant, il n'y a pas trace de coupures de la première série avec la signature de M. Mario Draghi.
Après , les billets de de la première série continuent de circuler, mais ils ne sont plus imprimés et sont progressivement remplacés par ceux de la deuxième série.
Deuxième série La mise en circulation de la deuxième série, appelée série « Europe », débute le par le billet de Le nouveau billet de 5 euros donne un visage à l'Europe, Le Figaro, mai 2013.. Les autres valeurs de cette nouvelle série seront introduites à intervalles réguliers jusqu’au remplacement total de la précédente. Ils comportent eux aussi des éléments graphiques inspirés du thème « Époques et styles architecturaux européens »De nouveaux billets en euros à l'effigie de la déesse Europe, Le Figaro, 8 novembre 2012., ce qui permet aux utilisateurs de les reconnaître aisément. La nouvelle série est estampillée d'une année plus récente, en l'occurrence 2013 pour le billet de .
Le design de cette deuxième série est rendu public le au Musée archéologique de Francfort (Allemagne). Bien que similaire à la première version, les nouveaux billets présentent des chiffres plus gros, une carte mise à jour, et sont à l'effigie de la princesse Europe (appartenant à la mythologie grecque) ayant donné son nom au continent européen , Bloomberg - septembre 2012.. Par ailleurs, les nouveaux billets reflètent l'expansion de l'Union Européenne, en incluant Chypre et Malte. C'est également le premier billet en euros sur lequel figurent des caractères de l'alphabet cyrillique bulgare, à la suite de l'adhésion de la Bulgarie à l'Union européenne en 2007. Ainsi, cette nouvelle série comporte le mot EBPO, qui est l'orthographe bulgare du mot EURO, ainsi que l'abréviation ЕЦБ (pour Европейска централна банка, « Banque centrale européenne ») . ..
Comparaison visuelle
Signatures
+Liste des présidents de la BCE Série(s) Président Signature série Wim Duisenberg 100px|alt=Signature de Wim Duisenberg. série Jean-Claude Trichet 100px|Signature de Jean-Claude Trichet. série et série « Europe » Mario Draghi 100px|Signature de Mario Draghi. Série « Europe » Christine Lagarde 100px|Signature de Christine Lagarde.
Design
Le billet de est le billet en euro avec la valeur la plus faible, mesurant 120 sur et de couleur grise. Tous les billets de banque en euro représentent des ponts et des arches dans des styles historiques européens différents. Celui de dépeint l'ère classique romaine (à partir du ). Les dessins initiaux de Robert Kalina devaient représenter de vrais monuments existants, mais pour des raisons politiques, le pont et l'arche sont juste des exemples hypothétiques de l'ère architecturale classique..
Comme sur tous les billets en euro, on peut observer la dénomination du billet (//ЕВРО), le drapeau de l'UE, la signature du président de la BCE, les initiales de la BCE dans toutes les langues officielles de l'UE au moment de la création de chaque série ( : BCE, ECB, EZB, EKP, EKT ; : BCE, ECB, EЦБ, EZB, EKP, EKT, EKB, BĆE et EBC), une carte de l'Europe, une représentation des territoires d'outre-mer de l'UE (on peut observer, en bas au centre, les îles Canaries et d'autres territoires français utilisant l'euro) et les étoiles du drapeau de l'UE.
Caractéristiques de sécurité
Les billets de sont protégés par une bande holographique, une bande de couleur dorée, une constellation EURion, un filigrane, des micro-impressions, de l'encre ultraviolette, une impression en relief, un fil de sécurité, des micro-perforations, un traitement infrarougeVision en thermographie et ultraviolet du nouveau billet de , La librairie de thermographie., un nombre incomplet (visible par transparence), et un numéro de série.
thumb|Vue de près et inclinée d'un billet de . On peut y observer la bande de couleur dorée.
Identification des billets
Première série Chaque coupure de possède un numéro de série commençant par une lettre qui correspond à la banque centrale à laquelle il est destiné. L'imprimeur est signalé par une lettre dans l'étoile du recto. Cette lettre est suivie par une série de chiffres désignant la matrice utilisée à l'impression puis par un code (une lettre et un chiffre) correspondant à la position du billet sur la planche.
Deuxième série Chaque billet de la deuxième série possède un numéro de série qui commence par deux lettres. La première correspondant à l'imprimeur, dont les codes diffèrent des précédents, en partie inspirés par les anciens codes d'identification de la banque centrale destinataire des billets. La seconde varie séquentiellement en suivant l'alphabet, en parallèle avec la séquence numérique. La mention de la banque centrale destinataire disparaît donc.
Liste des codes Voir les codes d'identification pour la première série et pour la deuxième série.
Production et stockage des billets thumb|Bande holographique sur un billet de . En , la BCE a décidé qu’après l'introduction de l’euro, la production des billets serait décentralisée et mise en commun (pooling). Dès lors, depuis 2002, chaque banque centrale nationale de chaque État membre de la zone euro fournit une partie de la production annuelle totale de certains billets. La banque centrale concernée prend en charge les coûts de production au titre de la part qui lui a été indiquée..
En , la BCE a décidé de mettre en place un stock stratégique de l’Eurosystème (c’est-à-dire la Banque centrale européenne (BCE) et les dix‑sept banques centrales nationales (BCN) de la zone euro). Ce stock est utilisé dans des circonstances exceptionnelles, lorsque les stocks au sein de la zone euro sont insuffisants pour faire face à une hausse inattendue de la demande de billets ou en cas d’interruption inattendue de l’approvisionnement en billets. Les stocks permettent aux banques centrales nationales de gérer à tout moment une variation de la demande de billets. Grâce aux stocks logistiques, il est possible de répondre à la demande de billets dans des circonstances normales. Ces stocks permettent également de remplacer ceux devenus impropres à la circulation, de faire face à une progression inattendue de leur utilisation, de répondre aux fluctuations saisonnières de la demande et d’optimiser le transfert des billets entre les succursales des banques centrales.
Émission du billet Légalement, la Banque centrale européenne et les banques nationales de chaque pays membre de la zone euro ont le droit d'émettre les différents. En pratique, seules les banques nationales sont dans la capacité d'émettre ces derniers. La Banque centrale européenne ne possède pas de caisses et n'est impliquée dans aucune opération de trésorerie.
Circulation
Au , il y avait billets de en circulation dans le monde, pour une valeur totale de .
La Banque centrale européenne contrôle constamment la circulation et le stock de pièces et de billets en euro. C'est une tâche effectuée par l'Eurosystème (c’est-à-dire la Banque centrale européenne (BCE) et les vingt banques centrales nationales (BCN) de la zone euro) pour assurer un approvisionnement efficace et sans heurts de l'euro et pour en maintenir l'intégrité.
Le lancement des billets de de la deuxième série s'est avéré difficile. En effet, certains commerçants refusaient les paiements avec ces nouveaux billets, ignorant qu'ils avaient été mis en circulation depuis le . Ces billets ne passaient également pas dans les caisses automatiques et dans tous les détecteurs de fausse monnaie, les machines agréées par la banque centrale n'ayant pas encore été toutes réglées pour ce billet..
Statistiques
La Banque centrale européenne fournit chaque mois des statistiques sur le nombre de billets en circulation.
Il s’agit d’un nombre net, à savoir du nombre de billets émis, diminué de la somme des billets retirés ou rentrés et des billets en dépôt dans les banques nationales de la zone euro.
Les chiffres fournis sont les suivants :
Année Coupures Montant Année Coupures Montant Année Coupures Montant * 2005 2009 2002 2006 2010 2003 2007 2011 2004 2008 2012 : au lancement de l'euro fiduciaire ().
Le , une nouvelle série « Europe » a été émise.
Les billets de la première série ont été émis concurremment durant quelques mois avec ceux de la série « Europe » jusqu’à épuisement des stocks existants, puis progressivement retirés de la circulation. Les deux séries circulent donc parallèlement mais la proportion tend inévitablement vers une forte diminution de la première série.
Année Coupures Montant Reliquat série Proportion Année Coupures Montant Reliquat série Proportion 2013 49,6 % 2018 15,1 % 2014 29,2 % 2019 14,0 % 2015 22,5 % 2020 13,4 % 2016 19,0 % 2021 13,1 % 2017 16,7 %
La publication des statistiques les plus significatives du nombre de billets en circulation relevées chaque année est celle du , ce nombre étant le plus élevé de l'année.
Cette émission du billet de a une particularité puisqu'au lancement de l'euro fiduciaire le , le chiffre fourni par la BCE est de billets, pour redescendre au plus bas en à billets; la quantité de départ n'a été re-dépassée que le .