Le réseau d'autobus de Périgueux, exploité sous l'appellation commerciale Péribus, dessert en France la ville de Périgueux et sa communauté d'agglomération.

Ce réseau appartient au Grand Périgueux depuis le , date de création de l'intercommunalité, en lieu place de l'ancien syndicat mixte « Péribus ». Il est exploité en régie publique par un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), nommé « Régie Péribus » depuis le . Le , le réseau est entièrement modifié.

Histoire

Chronologie

1987 : Ouverture du réseau Péribus en remplacement de l'ancien réseau urbain qui était assuré par les transports Gonthier-Nouhaud de 1942 à 1987. Gonthier-Nouhaud est à l'origine de la création de la Périgourdine Urbaine de Bus qui a exploité le réseau de transports urbains de Périgueux jusqu'en 2013. 1991 : Ouverture de la boutique Péribus, place Montaigne. 2004 : Le Grand huit naît. 2008 : De nouvelles lignes de bus sont créées (B1 et B2, C1 à C3, M1 et M2, T) à la place des anciennes dessertes par zones. 2009 : La ligne 5 est prolongée jusqu'au Pôle interconsulaire. 2012 : Le Grand huit laisse la place à la Grande boucle, et la ligne NSe est créée dans le but d'offrir une desserte de bus entre Cré@vallée et le centre hospitalier de Périgueux, via le lycée agricole et la gare SNCF toutes les en heures de pointe du lundi au vendredi. 2013 : Péribus change de mode d'exploitation et devient une régie après avoir été exploité par la société privée Périgourdine Urbaine de Bus (PUB), ex-filiale du groupe Transdev. 2015 : 19 Nouveaux bus livrés par le constructeur MAN, dont deux Lion's City hybrides. 2018 : Le réseau Peribus est entièrement restructuré et fonctionne gratuitement pendant un mois afin de permettre aux usagers de découvrir les nouvelles lignes du réseau. : La ligne K5 est partiellement remplacée par les lignes K3, entre Lesparrat et La Feuilleraie, et D entre La Feuilleraie et Trélissac les Garennes. 2019 : Création du service de location de vélos Périvélo afin de permettre au Grand Périgueux de disposer d'un service de vélos en libre service. Cela fait partie du plan de déplacements urbains initié par l'agglomération périgourdine en 2016. 2019/2020 : Nouveaux bus Mercedes Citaro K C2, Sprinter City 75 et Sprinter City 45 livrés. Ces bus sont les premiers véhicules du parc de Péribus à être équipés d'écrans d'informations pour voyageurs. : Réouverture de la ligne K5. Cette ligne dessert la halte ferroviaire de Boulazac, le campus universitaire de Boulazac, le centre commercial de Boulazac, La Feuilleraie, Trélissac les Garennes et les arrêts route du Pont et Barreyrou. Elle a été mise en place afin de correspondre aux arrivées et aux départs des TER à la halte de Boulazac, ouverte en même temps que la ligne. 2021 : Création de ligne R12 pour desservir Bassillac-et-Auberoche. 2021 : Lancement de la navette du dimanche soir (N1). 2022 : Création d'un nouvel établissement public industriel et commercial (EPIC) en vue de succéder à celui qui était en place de 2013 à fin 2021. Il aura la charge d'exploiter le réseau de mobilité urbaine, qui est devenu Périmouv', durant les huit prochaines années. Cette année marque aussi la finalisation du tracé du Bus à haut niveau de service (BHNS) avec la réalisation de voies dédiées sur les places Bugeaud et Francheville. : ouverture de la navette ferroviaire qui offre un mode de transport complémentaire au réseau de bus, accessible avec une carte unique de transport permettant l'intermodalité navette/bus.

Avant Péribus En 1888, la Société des chemins de fer du Périgord, ayant son siège social à Périgueux ., exploite un réseau de chemins de fer secondaires à voie métrique, sur lequel circulent des lignes urbaines dans le département de la Dordogne, jusqu'à sa disparition en 1921.. Au début du , les chefs-lieux de la région de la Double se différencient petit à petit des communes rurales, notamment par le développement de nouveaux moyens de transport : l'Isle est utilisée comme axe fluvial et, depuis la création de la ligne Bordeaux-Coutras-Périgueux, le nombre de voyageurs dans les trains augmente progressivement, notamment dans les années 1920.. Ces derniers sont fréquentés par les pêcheurs arrivant de Périgueux, de nouveau comme des navettes à travers le département. Entre 1911 et 1921, la Société des Tramways de la Dordogne (TD) exploite un nouveau réseau de tramway à voie métrique dans le département.

En 1921, les concessions de la Société des chemins de fer du Périgord et des Tramways de la Dordogne sont rachetées par le département de la Dordogne, qui en confie l'exploitation à la Compagnie de chemins de fer départementaux (CFD), un important groupe d'exploitation de chemins de fer secondaires.. Les premières lignes d'autobus urbains apparaissent seulement dans les années 1930.

Années 1980 et 1990 Le réseau de transports urbains Péribus est créé en 1987 pour desservir les communes membres du syndicat de communes., composé des communes d'Atur, Boulazac, Champcevinel, Chancelade, Coulounieix-Chamiers, Marsac-sur-l'Isle, Notre-Dame-de-Sanilhac, Périgueux et Trélissac.. En 1991, le réseau est entièrement restructuré pour la première fois et un espace Péribus est construit cette même année, afin d'accueillir et de renseigner les usagers. Le syndicat de communes devient le district de l'agglomération périgourdine en 1994, le réseau desservant toujours les communes d'Atur et de Boulazac bien qu'elles ne fassent pas partie du district. Créé le par arrêté préfectoral, le « syndicat mixte Péribus » rassemble le district de l'agglomération périgourdine et la commune de Boulazac. Il est l'autorité organisatrice de transport urbain (OATU) sur le périmètre des quatorze communes concernées, qui constitue le périmètre de transport urbain (PTU).En 1996, le réseau est de nouveau restructuré.

Fin 1999, le district de l'agglomération périgourdine est transformé en communauté d'agglomération périgourdine (CAP)..

Années 2000

thumb|Fiche d'horaires de la ligne 1, arrêt Salle Omnisports direction Trélissac les Garennes, datant de 2011.

En 2004 sont créées les lignes 1 et 2, qui forment le « Grand Huit », et trois pôles d'échanges dans les villes de Boulazac, Marsac-sur-l'Isle et Trélissac, qui visent à mieux connecter l'ensemble du réseau. Cette même année sont mises en service des navettes reliant les pôles d'échanges à six nouvelles communes : Antonne-et-Trigonant, Château-l'Évêque, Coursac, Escoire, La Chapelle-Gonaguet et Razac-sur-l'Isle, qui ont rejoint la communauté d'agglomération périgourdine fin 2002.

Le , la desserte des communes de Chancelade, Marsac-sur-l'Isle et Boulazac est modifiée à la suite de la création des lignes de rabattement C1 à C3, M1 et M2 et B1 et B2, qui remplacent les anciens « circuits à la carte » composés des zones C, M et B, suivi de la zone T transformée en ligne T la même année..

Le , à la suite de la décision du comité syndical, Péribus fait l'acquisition de bus standards urbains accessibles aux personnes à mobilité réduite ..

Période 2012-2018 Le , une restructuration du réseau, préparée depuis plusieurs années, est effectuée afin d'améliorer la desserte. :

Les lignes 1 et 2, formant le « Grand Huit », disparaissent au profit de la « Grande Boucle ». La principale nouveauté est la suppression de la rupture de charge entre les deux lignes aux pôles de Trélissac et de Marsac. Les bus qui précédemment faisaient un échange de ligne aux deux terminus ne font désormais que se croiser sans changement (qui était égal à une sérieuse perte de temps), en sens intérieur ou en sens extérieur, et assurent une boucle complète..

La Grande Boucle remplace le Grand Huit qui a vu le jour en 2004, lors de la précédente grande restructuration du réseau. Le Grand Huit formait le lien entre les lignes 1 et 2, alors qu’auparavant, ces deux lignes étaient distinctes. Le « G8 » avait pour but de renforcer les fréquences de ces deux lignes : toutes les en période scolaire et toutes les en période de vacances à partir de 2004. Les tracés connurent alors une modification : la ligne 1 qui avait pour pôle de terminus « Agora », du côté est de l'agglomération, finissait par aller jusqu'à « Trélissac les Garennes » comme la ligne 2 qui, elle, ne dépassait pas « La Feuilleraie ». La ligne 1 fut remplacée par la ligne C2 du côté du « Bois de Terrassonnie ». Les deux lignes alternaient à « Trélissac les Garennes » et « de Marsac ».

Les autres lignes principales sont toutes liées à la Grande Boucle. La ligne « Nord Sud express » (NSe) est aussi créée, avec cinq ans d'avance sur le calendrier d'origine, et permet de circuler rapidement entre la de Cré@vallée et le centre hospitalier, grâce à sa fréquence d'environ 15 à aux heures de pointe..

Pour certains utilisateurs, quinze jours après les changements réalisés sur le réseau, les bus de la ligne sont trop lents et mettent .. La ligne 3 est séparée en deux lignes, une qui garde cette numérotation et dessert principalement la commune de Notre-Dame-de-Sanilhac, et une deuxième numérotée 8 reliant Périgueux à Coulounieix-Chamiers. La ligne 4 permet de relier le parc de logements sociaux situé à Coulounieix-Chamiers, soit au dojo départemental, soit au bourg de Coulounieix. La ligne 5 permet de faire des liaisons entre la gare SNCF, le pôle universitaire et le centre-ville. La ligne 6 garde l'intégralité de son tracé lors de la refonte de , avec seulement une modification de ses horaires. Côté Champcevinel, la ligne 7 a perdu une partie de sa fréquentation à la suite de cette restructuration ; côté Boulazac, la boucle sur « Boisserie — Les Jaures » est elle aussi supprimée en raison du faible niveau de fréquentation. Cette ligne se prolonge jusqu'à l'agora dans le centre-ville de Boulazac. La ligne 9 ne subit pas de grands changements, et priorise la liaison directe vers les arrêts « Les Jaures » et « Peyrinet », où la population y est dense et la demande de transport forte.

Les lignes B1 et B2 sont regroupées au sein d'une ligne B, élargie par un parcours dans le quartier Bauchaud de Boulazac, à la suite d'une demande des riverains. À Chancelade, les boucles C1, C2 et C3 sont actuellement des tracés directs et permettent des voyages de courte durée. La ligne C4 est créée pour optimiser ces trajets. Les lignes de Marsac-sur-l'Isle M1 et M2 n'ont pas connu de changements d'itinéraires mais d'horaires, améliorant ainsi le service durant les vacances scolaires. À Trélissac, la ligne T qui formait une boucle, est scindée en deux lignes T1 et T2 depuis début , ce qui améliore également la desserte.

Le , Péribus organise une flash mob à l'occasion de la Journée nationale des transports publics..

Le , les élus du syndicat mixte ont voté la fin de la gestion déléguée de l'exploitation du réseau Péribus et sa reprise en gestion publique, pour des raisons économique et politique....

En effet, la précédente délégation de service public avec Pub Gonthier Nouhaud, filiale de Veolia Transdev, se terminait à la fin de l'année 2012 ; ce groupe, ainsi que « RATP Dev », une filiale de la RATP, avaient chacun répondu à l'appel d'offre pour reprendre l'exploitation, mais aucune des deux n'a été acceptée par le syndicat mixte...

thumb|MAN Lion's City A21 numéro 604 du réseau Péribus sur la ligne grande boucle extérieure.