La maison d'arrêt de Périgueux est une prison française. Elle date de 1862. On y trouve des prévenus et des condamnés ayant un reliquat de peine inférieur à un an.

Histoire vignette|gauche|Les bâtiments de la maison d'arrêt.

À partir du , la prison de la cité du Puy-Saint-Front se situe dans les bâtiments du consulat, place du Coderc. En 1811, compte tenu de conditions sanitaires déplorables dans celle-ci, une nouvelle prison accueille des prisonniers dans l'ancien couvent des Augustins (sur le site de l'actuel musée d'Art et d'Archéologie du Périgord) et la prison du consulat continue de recevoir des prisonniers au moins jusqu'en 1825. La commune de Périgueux acquiert en 1859 des terrains en bordure de la rue d'Angoulême (l'actuelle rue Victor-Hugo) sur lesquels elle fait implanter une nouvelle prison, ainsi qu'une rue (l'actuelle rue Belleyme) pour y accéder depuis la rue d'Angoulême. Les plans de la prison sont établis par le cabinet d'architecture Bouillon père et fils et les travaux sont réalisés par l'entreprise Collin et Mouchette. L'ensemble des prisonniers est transféré le dans cette nouvelle prison.

À trois reprises, en 1889, 1928 et 1930, la guillotine est dressée à l'entrée de la prison pour exécuter des condamnés à mort, la dernière exécution à Périgueux ayant lieu le .

Le dernier supplicié du département fut fusillé en 1946 au stand de tir de la garnison. L'ultime condamné à mort périgourdin fut, quant à lui, décapité au Fort du Hâ à Bordeaux le .

En 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale, neuf détenus politiques se sont évadés. Le de la même année, le gardien qui les a aidés, Jean-René Faure, est fusillé au Mont Valérien..

À la fin des années 1980, un détenu s'est évadé et a été repris quatre jours plus tard à la suite d'un contrôle routier à Bergerac. ; vers la même période, deux autres détenus se sont échappés et n'ont été rattrapés que longtemps après.

En 2006, le député Germinal Peiro a visité la prison..

En 2008, un détenu s'y est pendu. et en 2009, un autre prisonnier s'est suicidé..

En , deux détenus s'échappent après avoir ..

En 2022, des infrastructures anti-projections sont installées au-dessus de la maison d'arrêt pour limiter les jets d'objets divers depuis l'extérieur (téléphones portables, nourriture, drogue, cartes SIM)Émilie Delpeyrat, « Maison d'arrêt : la situation s'apaise dans le quartier », Sud Ouest édition Dordogne, , ..

À la suite d'une visite du contrôleur en qui a constaté la présence de écrouées pour disponibles, un rapport rendu public en mentionne une surpopulation carcérale chronique dans l'établissementEmilie Delpeyrat, « Une surpopulation chronique », Sud Ouest édition Dordogne, , ..

En , la surpopulation carcérale a encore augmenté, avec Tiphanie Naud, « Surpopulation en prison : « La promiscuité engendre des conflits » », Sud Ouest édition Dordogne, , ..

Localisation

Située 2 place Belleyme à Périgueux, la prison est souvent surnommée Belleyme, du nom du géographe du , Pierre de Belleyme. Elle jouxte un centre commercial E.Leclerc.

Activités

Les détenus peuvent fabriquer des boîtiers électriques ou disposent de trois filières de formation professionnelle : cuisine, projet et connaissance, métiers du bâtiment..

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes

Prison en France Administration pénitentiaire en France Liste des établissements pénitentiaires en France Direction interrégionale des services pénitentiaires de Bordeaux

Bibliographie

Liens externes

Périgueux Catégorie:Justice à Périgueux Périgueux Périgueux Catégorie:Bâtiment à Périgueux