Stéphane Robert, né le à Montargis, est un joueur de tennis français, professionnel depuis 2001.
Il a atteint une finale sur le circuit ATP en simple et remporté un titre en double.
Carrière 2001-2002 : vers la professionnalisation Classé -30 à 21 ans, ayant plusieurs joueurs classés en à son actif, il décide de passer professionnel après avoir gagné le Critérium en 2001. Cette même année, il intègre l'Académie Mouratoglou, où il rencontre Ronan Lafaix, qui deviendra son entraîneur. Il joue un premier tournoi Future en à Bourg-en-Bresse et gagne le premier à Tel Aviv, début 2002. Fin aux Canaries il perd un match contre le jeune Rafael Nadal.
2003-2004 : ascension et débuts sur le circuit ATP Il grimpe rapidement dans le classement mondial au bénéfice de nombreux titres sur le circuit secondaire (Futures et Challengers) et atteint la mondiale en 2004. Cette année 2004 le voit également faire ses premiers pas sur le circuit ATP : en avril, à Houston, tournoi ATP 250 où il sort des qualifications, il bat au premier tour le Français Jean-Christophe Faurel, , 6-0, 6-2, avant de perdre au deuxième contre le Péruvien Luis Horna, , 6-0, 1-6, 3-6. En mai, à Roland-Garros, il reçoit une Wild Card pour l'entrée directe dans le grand tableau. Pour cette première participation en Grand Chelem, il s'incline dès le premier tour face à Mariano Zabaleta, 6-7, 3-6, 2-6. À la suite de ces performances, Stéphane Robert lâche prise, après un difficile changement de raquette et une séparation d'avec son entraîneur Ronan Lafaix. A priori les deux hommes auraient eu des différends.
2005-2006 : entre déclin et nouveaux espoirs Entre fin 2004 et fin 2005, il s'entraîne avec son frère, à Blois, gagne très peu de matchs et s'exile à l'étranger pour disputer des compétitions interclubs, afin de gagner un peu d'argent. Il termine l'année 2005 aux alentours de la mondiale. En 2006, il retrouve sa motivation et enchaine de très bons résultats sur le circuit secondaire. En novembre, il décide de s'associer à nouveau avec Ronan Lafaix, avant de terminer la saison à la mondiale.
2007-2009 : problèmes de santé et nouveau départ Début 2007, après d'excellents résultats, il apprend qu'il souffre d'une hépatite A. Cette maladie l'éloigne des courts et de la compétition durant 15 mois, de à . À 28 ans, après qu'on l'eut cru perdu pour le tennis, il recommence une deuxième carrière : n'ayant pas effectué sa demande dans les délais prévus par le règlement, il ne bénéficie pas d'un classement protégé et n'a donc plus de classement ATP et doit donc repartir de zéro. Il dispute son premier tournoi en , sur un Future, aux Pays-Bas, et y atteint d'emblée la finale après être sorti des qualifications. En à peine 6 mois, il remonte à la mondiale, grâce à 2 titres et 3 finales sur le circuit Future.
L'année 2009 est celle de l'éclosion. Avec 9 finales, dont 5 titres, en Futures et Challengers, et un ratio de 63 victoires pour 19 défaites, il atteint la mondiale en fin d'année. En octobre, à l'occasion du Challenger d'Orléans, il bat en quarts de finale Jérémy Chardy, mondial, 6-3 2-6 6-4, sa première victoire sur un joueur du top 50.
2010 : la révélation
2010 marque son grand retour, 6 ans après ses débuts, sur le circuit ATP. Ce sont en fait ses vrais débuts. À l'Open de Chennai, pour la première fois de sa carrière, il est qualifié directement dans le grand tableau d'un tournoi ATP. Il y remporte son deuxième match sur le grand circuit, contre le jeune Irlandais Louk Sorensen, mondial, 6-2, 6-1. Il s'incline néanmoins au deuxième tour contre Michael Berrer, tête de série , 7-6, 6-3. à l'ATP mi-janvier, il est également qualifié directement dans le tableau principal de l'Open d'Australie. Il y dispute alors sa deuxième rencontre en Grand Chelem et y remporte son premier succès en battant, au premier tour, Potito Starace, mondial, (6-3, 7-6, 7-6). Il perd ensuite au deuxième tour contre la tête de série numéro 30, Albert Montañés, au terme d'un match marathon où il a mené 2 sets 0 : 6-4, 7-6, 2-6, 3-6, 2-6. Ce troisième match gagné sur le circuit ATP lui permet néanmoins de faire début février son entrée dans le top 100, à la mondiale.
Il se présente à l'ATP 250 de Johannesburg avec seulement 7 matchs en carrière sur le circuit principal. Mais, grâce à plusieurs forfaits de dernière minute, il est désigné tête de série numéro 8, bénéficiant ainsi d'un tableau relativement protégé. Au premier tour, il bat l'Américain Brendan Evans, mondial, (3-6, 6-2, 6-2), puis il vient à bout du Sud-Africain Izak Van Der Merwe, mondial, 7-6, 6-1, et du Jamaïcain Dustin Brown, mondial, 7-6, 6-3. Accédant pour la première fois en demi-finale d'un tournoi ATP, il poursuit son parcours en battant l'Espagnol David Ferrer, tête de série et mondial, (7-5, 6-4), sa plus grosse performance à ce moment de sa carrière. En finale, il finit par s'incliner face à Feliciano López (7-5, 6-1). Ce beau parcours lui permet d'intégrer le top 70 dès le , à la mondiale. Le , il poursuit son ascension en gagnant le challenger de Tanger, qui lui permet d'atteindre la mondiale la semaine suivante.
Au Masters de Miami, il se qualifie pour le second tour en battant Andreas Beck avant de perdre contre Marin Čilić. Il participe ensuite au Grand-Prix Hassan II où il bat Stefan Koubek avant d'être battu par Florent Serra. Il enchaîne ensuite les défaites au premier tour : aux Masters de Monte-Carlo face à Florent Serra, à l'Open de Barcelone contre Denis Istomin, à l'Open de Munich face à Benjamin Becker, aux Masters de Madrid contre Gaël Monfils, à Roland-Garros face à Tobias Kamke et à Wimbledon contre Philipp Petzschner.
En 2011 à Roland-Garros il bat le 6 mondial Tomáš Berdych 3-6, 3-6, 6-2, 6-2, 9-7, sa seule victoire sur un top 10.
2014 : l'exploit à l'Open d'Australie
Lors du Open d'Australie, Stéphane Robert est repêché et parvient à atteindre les de finale, en battant au Michał Przysiężny (6-2, 5-7, 6-4, 6-3) puis Martin Kližan (6-0, 7-6, 6-4) au . Il affronte Andy Murray, mondial en de finale. Robert s'incline finalement face à l'Écossais en réussissant tout de même à lui prendre un set : 6-1, 6-2, 6-7, 6-2.
2015 : à la reconquête de points ATP
Durant cette année, il participe essentiellement aux tournois Challengers. Lors de sa tournée asiatique en fin d'année, il atteint sa première finale sur le circuit secondaire au tournoi de Hua Hin, s'inclinant face au Japonais Yuichi Sugita sur le score de 6-2, 1-6, 6-3.
2016 : la renaissance à l'Open d'Australie
Après un bref passage au challenger de Bangkok, éliminé au par le Japonais Yasutaka Uchiyama (2-6, 6-7), Stéphane Robert participe à l'Open d'Australie où il doit passer par les qualifications. Après les trois tours de qualifications, il bat au premier tour le lucky loser américain Bjorn Fratangelo mondial en 3 sets (6-2, 6-2, 6-2). Au deuxième tour, il bat l'Américain Rajeev Ram, membre du top 100 ( mondial), lors d'un long match en cinq sets (6-1, 6-7, 4-6, 7-5, 7-5) après avoir été mené deux sets à un, et revient au troisième tour d'un Grand Chelem. Au troisième tour il s'incline face à Gaël Monfils, mondial, en trois sets après un premier set de très haut niveau (5-7, 3-6, 2-6). Après ce parcours, il atteint la mondiale. Il reprend l'entraînement avec son ancien entraîneur Ronan Lafaix à l'occasion de Roland-Garros.
En juillet, il réalise un beau parcours à Hambourg : il élimine notamment Leonardo Mayer (7-6, 6-4) et Guillermo García-López (7-6, 4-6, 6-3) pour atteindre les demi-finales du tournoi. Avant de perdre contre le futur vainqueur, Martin Kližan en deux manches. Demi finale à Moscou en octobre.
En Challenger, il remporte le tournoi de New Delhi et atteint les finales de Guadalajara et de Prague.
2017-2018 : dernières participations sur le circuit principal En à Indian Wells il joue pour la première fois contre Roger Federer. En victoire au Challenger de Kobe au Japon.
En , victoire au Challenger de Burnie en Australie. Il devient à 37 ans et 8 mois le plus vieux joueur après Dick Norman (38 ans) à remporter un tournoi de cette catégorieTennisActu.net : Stéphane Robert vise désormais le record de Dick Norman. En mai, il atteint les huitièmes en double à Roland-Garros avec Calvin Hemery. En juin, il passe les qualifications de Wimbledon et atteint le .
2019-2022 : transition vers le coaching
En 2019 il ne parvient pas à passer le stade du premier tour des qualifications dans trois tournois ATP ainsi qu'à l'Open d'Australie. Sur le circuit secondaire il compte cinq victoires dans quatre tournois dont deux au Challenger de Burnie où il défendait son titre. En septembre il prend sa semi-retraite au Challenger d'Orléans dans sa région natale, sa saison est finie et il prépare sa reconversion au coaching.
En après une demi-finale en tournoi Future en Nouvelle-Zélande, il est repêché en qualification au tournoi d'Adélaïde mais perd au premier tour. En mars, il perd au premier tour des qualifications du Challengers d'Indian Wells. Le il fête ses 40 ans et fin 2020 il est Sparring-partner pour Vera Zvonareva pour enfin devenir son entraîneur officiel en .
En juillet et il perd au premier tour des tournois Challengers de Todi en Italie et Lüdenscheid en Allemagne.
En , à 41 ans, il perd au premier tour des qualifications du Challenger de Turin face à son compatriote de vingt-quatre ans son cadet (!) et encore inconnu : Arthur Fils (6-1, 6-4).
Meilleures performances Victoire sur le top 10 #RobertTournoiAnnéeSurfaceAdversaireRangTourScore1 Roland-Garros 2011 Terre battue Tomáš Berdych 3-6, 3-6, 6-2, 6-2, 9-7 Victoires sur le top 50 18 David Ferrer en 1/2 finale au tournoi de Johannesburg 2010 (250 Series) sur dur (7-5, 6-4) 20 Kevin Anderson au premier tour à Roland-Garros 2016 (Grand Chelem) sur terre battue (6-4, 6-2, 1-6, 7-5) 36 Jérémy Chardy en 1/4 de finale à l'Open d'Orléans 2009 (Challenger) sur dur indoor (6-3, 2-6, 6-4) 38 Albert Ramos-Vinolas au premier tour à Wimbledon 2018 (Grand Chelem) sur gazon (7-5, 6-2, 6-1) 39 Marcel Granollers au premier tour du Tournoi de Moscou 2016 (250 Series) sur dur indoor (5-2, ab) 43 Federico Delbonis au deuxième tour du Tournoi de Winston-Salem 2016 (250 Series) sur dur (6-4, 5-7, 6-4) 50 Andreas Beck au premier tour au Masters de Miami 2010 (Masters 1000) sur dur (7-5, 6-4)
Palmarès Titre en simple messieurs Aucun
Finale en simple messieurs
Titre en double messieurs
Finale en double messieurs Aucune
Tournois Challenger Titres en simple 2003 : Sofia 2004 : Budapest 2009 : Alphen aan den Rijn 2009 : Košice 2010 : Tanger 2011 : Ostrava 2016 : New Delhi 2017 : Kobe 2018 : Burnie
Finales en simple 2006 : Wrexham 2009 : Jersey 2009 : Orléans 2011 : Le Gosier 2013 : Séville 2013 : Burnie 2015 : Hua Hin 2016 : Prague 2016 : Guadalajara 2017 : Izmir
Titres en double 2004 : Poznan avec Adam Chadaj 2005 : Saint-Denis avec Teymuraz Gabashvili 2006 : Wrexham avec Jean-Francois Bachelot 2006 : Cherbourg avec Jean-Francois Bachelot 2011 : Le Gosier avec Riccardo Ghedin 2011 : Ostrava avec Olvier Charroin 2011 : Poznan avec Olivier Charroin 2013 : Séville avec Alessandro Motti
Finales en double 2009 : Ljubljana avec Simone Vagnozzi 2009 : San Benedetto del Tronto avec Niels Desein 2009 : Bordeaux avec Xavier Pujo 2015 : Trnava avec Kamil Majchrzak
Parcours dans les tournois du Grand Chelem En simple
|2004
|2005
|2006
|2007
|2008
|2009
|2010
|2011
|2012
|2013
|2014
|2015
|2016
|2017
|2018
|2019
En double
|2004
|2005
|2006
|2007
|2008
|2009
|2010
|2011
|2012
|2013
|2014
|2015
|2016
|2017
|2018
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Parcours dans les Masters 1000
! width="50"|Année ! width="125"|Indian Wells ! width="125"|Miami ! width="125"|Monte-Carlo ! width="125"|Rome ! width="125"|MadridL'ordre chronologique des Masters 1000 de Rome et de Madrid a changé au cours des ans. ! width="125"|Canada ! width="125"|Cincinnati