Robert Leullier, né le Le premier document de la base Léonore indique à tort une naissance le 11 septembre 1870. à Lignières-Châtelain (Somme) et mort le à Paris (dans le ), est un fonctionnaire de l'administration française.

Juriste de formation, il est notamment Préfet du Pas-de-Calais à la fin de la Première Guerre mondiale, dont il prépare la reconstruction.

En tant que préfet de police du département de la Seine, il invente en septembre 1921 la « carte d'identité de Français », qui n'était antérieurement que provisoire et limitée aux franges nomades de la population. L'apposition obligatoire des empreintes digitales sur cette carte est fortement dénoncée comme une pratique assimilant l’honnête citoyen aux délinquants et malfaiteursAudition de M. Pierre Piazza, Docteur en science politique, auteur de Histoire de la carte nationale d’identité (Paris, Odile Jacob, mars 2004) CNIL, 8 avril 2005, consulté 2010 01 01 . Face aux résistances qui apparaissent rapidement dans l'opinion, la carte reste facultative.

Biographie Alexandre Louis Henri Robert Leullier naît en 1870 d'un père notaireNotice biographique, Société française d'histoire de la police .

1897 : Thèse intitulée Du Canton, considéré comme organe de décentralisation, avec une introduction historique sur la centralisation à la faculté de droit de l'Université de Paris, thèse pour le doctoratPublié chez A. Rousseau à Paris.

Il est d'abord avocat à la Cour d'appel de Paris.

Le , il est nommé attaché au cabinet du président du Conseil Léon Bourgeois, qui est aussi Ministre de l’Intérieur

En avril 1896, il est ensuite attaché au cabinet du ministre de l’Intérieur Jean Sarrien.

Le , il est nommé Sous-préfet d'Avallon.

Le , il devient Secrétaire général de la préfecture de l'Ardèche.

Le , il est nommé Sous-préfet de Lodève. Les années 1906-1907 seront socialement difficiles avec des grèves dans le nord et dans les autres régions minières, cassées par Clemenceau et avec des troubles dans les régions viticoles du midi. Le le sous-préfet Leullier est « grièvement blessé » Pierre Henry ; Histoire des préfets, cent cinquante ans d'administration provinciale ; Éditeur : Nouvelles Éditions Latines, Paris, 1950 (voir page 261) par des viticulteurs lors d'une attaque de sa sous-préfecture à Lodève. C'est cette année-là que le ministère Clemenceau accepte ou encourage la création d'une association des membres de l'administration préfectoraleAssociation déclarée le 28 janvier 1908 et reconnue d'utilité publique le 30 pars 1915.

Il est nommé le à Dôle (mais non installé, maintenu à Lodève).

Le , il est Secrétaire général de la préfecture de Meurthe-et-Moselle.

Le , ayant souhaité d'autres fonctions, il devient chef de cabinet du sous-secrétaire d'État à la présidence du Conseil et à l’Intérieur A. Maujan, mis en disponibilité le avant d'être désigné administrateur du Territoire de Belfort ( – non installé).

Le , il est nommé Préfet du Gers.

Le , il décline le poste de consul général pour des raisons familiales.

Le , il est Préfet de l’Aube puis de l’Aisne () Journal de la démocratie républicaine et socialiste, 8 février 1914 C'est alors que la guerre éclate.

Le , il est nommé préfet du Pas-de-Calais, l'un des départements qui seront les plus touchés par la guerre. La préfecture doit déménager à Boulogne-sur-Mer avant que l'armée allemande n'investisse la ville. R Leullier réintègre Arras après l'Armistice.

De là, avec les préfets de la Somme et du Nord et avec les forces alliées pour partie encore sur le terrain, il œuvre à la reconstruction, au désobusage et à l'effacement, autant que possible, des séquelles de guerre dans l'Artois dévasté par 4 ans de conflits et entièrement classé, comme 11 autres départements en Zone rouge.

Le , il est nommé préfet de police succédant à Fernand Raux (nommé le ), et il mourra en fonction le .

Inhumé à Warlus (dans le monument de l'amicale de police(Monument de l'amicale de police, 18, Rue du gal Leclerc à Warlus))Il sera remplacé comme Préfet de police par Armand Naudin (nommé du au 25 aout 1924).

Distinctions par décret du par décret du (alors préfet de l'Aisne) par décret du , le

, le (Médaille du sauvetage) sans_cadre|50x50px Médaille d'honneur de la mutualité (Or)

Voir aussi Articles connexes Préfet Préfecture Préfecture de police de Paris Carte d'identité Liste des préfets français

Liens externes

Généalogie du Préfet LEULLIER

Bibliographie René Bargeton ; Dictionnaire biographique des préfets – – , Paris, Archives nationales, 1994. , . Muzart, Georges ; Soissons pendant la guerre ; Éditions : Amiens, 1998. 264 p. Soissonnais 14-18. Mémoires de Georges Muzart, nommé maire de Soissons en puis - selon lui - écarté de la ville par le préfet fin 1916. (livre qui évoque les manœuvres du préfet Leullier) Piazza, Pierre ; « : la première carte d’identité des Français et ses enjeux », Genèses, , , . Piazza, Pierre ; « Les résistances au projet INES », Cultures & Conflits, 64, hiver 2006, en ligne le . Consulté .

Notes et références

Catégorie:Naissance en septembre 1870 Catégorie:Décès en juillet 1922 Catégorie:Préfet du Pas-de-Calais Catégorie:Préfet de l'Aube Catégorie:Préfet de l'Aisne Catégorie:Préfet de police de Paris Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1920 Catégorie:Décès à 51 ans