vignette|Ginko VéloCité à Besançon, France. Un système de vélos en libre-service (VLS) ou vélopartage met à disposition du public des vélos, gratuitement ou non. Un tel service de mobilité permet d'effectuer des déplacements de proximité principalement en milieu urbain. Cette location de vélos est une forme de consommation collaborative et permet ainsi de lever trois freins à la pratique du vélo : le stationnement à domicile, le vol et la maintenance de son vélo personnel. La plupart des dispositifs de vélos en libre-service permettent de retirer un vélo dans une station et de le déposer dans une autre, voire se passent complètement de station (vélos sans station). Ils s'intègrent généralement dans le système vélo des territoires où ils sont déployés.

Histoire

1965 - À Amsterdam, le mouvement Provo lance sa provocation , l'opération Witte fiets (vélo blanc) proposant l'usage complètement libre de vélos peints en blanc. Été 1975 - La ville de Canet-en-Roussillon met à la disposition des vacanciers 1000 vélos "banalisés", qui évolueront librement sur les 52 kilomètres de "couloirs réservés" matérialisés sur les chaussées de la commune. 1976 - La ville de La Rochelle propose 350 « vélos jaunes » sur trois points de location en complément de son offre de transport public. 1991 - L'idée des vélos en libre-service de Copenhague est lancée par M. Sadolin et W. Ole, ils seront aidés ensuite par Niels Christiansen, puis lanceront le Fonden Bycyklen sur la base d'un partenariat public/privé. - Lancement de Bycyklen à Copenhague, Danemark : sont proposés dans 120 stations en libre-service. 1996 - L'Université de Portsmouth initie un système de vélo en libre-service à Portsmouth, Royaume-Uni. Ce service a aujourd'hui été abandonné par manque de fonds. 1997 - Plusieurs services similaires sont lancés aux Pays-Bas, en 1997 à Rotterdam et en 1999 à Amsterdam, aujourd'hui abandonnés. - Lancement de Vélo à la carte à Rennes par Clear Channel, . Mise au point du système Call a Bike par Christian Hogl. 2000 - Lancement du premier service Call a Bike à Munich en Allemagne. Lancement d'un service de vélos en libre-service gratuit, HKL Citybike, à Helsinki en Finlande sur le modèle des 'Bycyklen' danois. Clear Channel lance plusieurs offres de vélos en libre-service à Singapour, aujourd'hui toutes abandonnées. 2002 - Lancement de Viennabike par une association à Vienne en Autriche, toujours sur le modèle des Bycyklen, mais le service faillit au bout de quelques semaines. - Remplacement de Viennabike par Citybike Wien ; premier lancement du système Cyclocity de JCDecaux. - Mise en place de deux systèmes Cyclocity en Espagne (Gijón et Cordoue) à petite échelle et entièrement gratuits. - Lancement de Vélo'v à Lyon, plus important service de vélos en libre-service à son lancement, qui le restera jusqu'au lancement de Vélib' à Paris. - Lancement de Bicing à Barcelone en Espagne, nouvelle application, la plus importante, du système de Clear Channel. - Lancement de Vélo'+ à Orléans par le groupe EFFIA, premier service de ce type exploité en dehors d’un marché de mobilier urbain publicitaire en France.. - Lancement de Vélomagg' à Montpellier, dont 550 en libre-service sur le concept Smoove Key, 600 vélos en location longue durée et tout un réseau de boxes collectifs de stationnement de vélo basés sur le concept Smoove Park. - Lancement de Vélib' à Paris. - Lancement de VéloCité à Besançon, 200 vélos dans 30 stations. - Lancement de Cy'clic à Rouen, 175 vélos dans 14 stations. - Lancement de Bicloo à Nantes, - Lancement de VélO2 dans la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise, système de vélos en libre-service comportant 360 vélos (au lancement) répartis sur 43 stations (en 2014).. - Lancement de BIXI à Montréal, principal service de vélopartage en Amérique du Nord, en libre-service répartis à travers 300 stations dont l'équipement et la technologie ont été développés par PBSC.. - Lancement de Velopass, devenu PubliBike, premier système de vélos en libre-service de Suisse, sur le campus commun de l'Université de Lausanne (UNIL) et de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) ainsi que dans les villes de Lausanne et Morges. - Lancement de Vélo Bleu à Nice, 90 stations et 900 vélos. Il est étendu aux communes de Saint-Laurent-du-Var et Cagnes-sur-Mer en 2011 et compte alors un total de 175 stations et . - Lancement de Libélo par Transdev à Valence dans la Drôme. Il comprend 200 vélos en libre-service et en location longue durée sur le concept Smoove key répartis sur 20 stations. Le projet fut financé par Valence Agglo – Sud Rhône-Alpes. - Lancement de Vélivert par la Communauté d'agglomération Saint-Étienne Métropole, offrant 300 vélos en libre-service répartis sur 30 stations sur quatre communes (Saint-Étienne, Firminy, Saint-Chamond et Rive-de-Gier), 300 vélos et 135 vélos à assistance électrique en location longue durée. - Lancement de Vélhop par la Communauté urbaine de Strasbourg comprenant en libre-service et de location longue durée. Strasbourg a le particularisme d'être la ville la plus cyclable de France et d'avoir lancé un VLS particulier où les vélos doivent revenir au point de départ avec des stations de plus grandes dimensions. : Lancement de Q-bike à Doha au Qatar, premier service de vélos en libre-service du Moyen-Orient. 20 vélos sont disponibles pour commencer, 10 au Musée d'art islamique et 10 à l'hôtel Sheraton, où une piste cyclable d’initiation a été mise en place. Le service est gratuit et géré par JC Decaux, qui s’est associé à la fédération de cyclisme du Qatar, la Municipalité et QTel. - Lancement de V'Lille avec en libre-service et en location longue durée, géré par Transpole, la compagnie de transport en commun de la métropole lilloise, en association avec Decathlon et B'Twin. L'objectif est d'atteindre en 2014. : Mise en place de plus de 100 vélos en libre-service à Dubaï, répartis dans 10 stations du centre-ville et de la Marina. Le service est assuré par les entreprises ByKy et Nextbike. Durant l'été 2013, 15 vélos électriques, un vélo cargo et 10 tandems sont ajoutés au parc Vélhop de Strasbourg, d'abord en test gratuit, puis à la location dès décembre.. 2014 et 2015 - Création de Ofo et Mobike, deux compagnies privées chinoises de vélo en libre service sans station. Les deux compagnies lèvent progressivement des fonds pour respectivement 300 et 400 millions de dollars et opèrent plus de à travers plus d'une vingtaine de villes. - La société chinoise Bluegogo, qui avait mis en service , cesse son activité à la suite des vols et dégradation.. - Gobee.bike retire ses vélos de Bruxelles, Lille et Reims mais reste présente à Paris, Lyon, Rome, Florence et Turin. Il se retire finalement des villes françaises et italiennes en . - BiCycle, éphémère en Chine, met fin à ses activités six mois seulement après son lancement.

Exemples de vélos en libre-service Autriche Le modèle des danois a été transposé à Vienne, en Autriche. Mis en place à l'origine par une association, Viennabike consistait en la mise à disposition gratuite de vélos à travers la ville avec un système identique à celui de Copenhague. Viennabike, victime de trop nombreux vols dès les premiers jours, a été remplacé depuis par le système Cyclocity de JCDecaux sous le nom Citybike WienVoir à ce sujet l'article .. Un tel échec marque les limites de tels systèmes qui se révèlent peu sécurisés, aucune application similaire ne verra dès lors le jour en dehors des pays scandinaves.

Portugal Depuis 2001, la ville de Aveiro a mis à disposition de ses habitants et visiteurs un grand nombre de vélos, afin qu'ils puissent se promener à travers la ville.. L'utilisation de ces bicyclettes est gratuite. Plus de 30 points d'ancrage sont répartis à travers la ville. Pour utiliser un vélo, il suffit d'y introduire une pièce de monnaie, et de prendre le vélo. Ils sont disponibles de à . Afin de réduire ses dépenses en coûts fixes, la municipalité utilise les vélos en tant qu'espace publicitaire pour les annonceurs. Les vélos sont spécialement conçus pour leur utilisation en ville.

Solutions génériques de vélos en libre-service

Offres de service associées au marché publicitaire

vignette|gauche|Des City Bikes de Clear Channel à Stockholm. Les deux principaux afficheurs mondiaux ont tour à tour lancé des offres de vélos en libre-service, proposées aux municipalités normalement en parallèle à la gestion de l'affichage publicitaire urbain et du mobilier urbain. Le couplage de ces offres permet — toujours dans le cadre d'un financement du service par la publicité — d'utiliser des affichages standards de plutôt que d'utiliser les vélos ou les stations comme support publicitaire.

Clear Channel qui proposait son service vélo à la carte à Rennes entre 1998 et 2009 se plaçait en précurseur ; cependant, son concurrent direct sur le marché publicitaire, JCDecaux, a réussi à mettre au point un service avec un fort développement en France, en place notamment à Lyon (vélo'v) d'abord et à Paris (Vélib') plus tard, suivi de Marseille (Le Vélo) et Rouen (Cy'clic). Ce dernier, déposé sous le nom Cyclocity, est accessible à des utilisateurs occasionnels ou nouveaux de façon immédiate, contrairement à son concurrent qui n'est ouvert qu'à des utilisateurs généralement préalablement enregistrésUn délai de maximum de dix jours est nécessaire par exemple pour l'offre Bicing à Barcelone, mais un abonnement courte durée d'une semaine y est annoncé. En Norvège, il est possible d'obtenir une carte courte durée dans des offices de tourisme par exemple et un nouveau système par téléphone cellulaire fait son apparition sur les SmartBike de Clear Channel..

Pour une collectivité territoriale, le couplage d'une offre de vélopartage avec une offre de mobilier urbain publicitaire peut poser plusieurs problèmes. D'une part, cela enlève de la souplesse dans le choix des solutions des prestataires, et accentue les risques de monopole. D'autre part, , alors que c'est l'échelle de la communauté de communes qui se prête le mieux au vélopartage. Fréquemment, à l'intérieur d'une même communauté de communes, les marchés publicitaires sont différents selon les communes. Cela entraîne des difficultés pour l'extension du service de vélopartage, comme à Paris. .

Vélos sans station

vignette|Un vélo sans station de l'entreprise Mobike à Berlin. À partir de la deuxième moitié de la décennie 2010 se développent des offres sans station, dites en « flotte libre » ( ou )..... Ce système, qui existait déjà dans quelques villes allemandes depuis 2000, repose sur des vélos qu'on laisse dans l'espace public après utilisation. Il se développe en Chine à partir de 2014 grâce à l'apparition des applications sur téléphone mobile, puis se répand rapidement dans le reste du monde..

vignette|Un vélo en Allemagne. Call a Bike est un service de location de vélos à la demande proposé par la Deutsche Bahn (DB, entreprise ferroviaire). Le système a été inventé en 1998 par l'informaticien et entrepreneur Christian Hogl et est proposé à travers sa filiale DB Rent, notamment comme service de transport complémentaire à l'offre de train ou de métro. Il est aujourd'hui disponible dans les villes de Berlin, Francfort-sur-le-Main, Cologne, Munich et Stuttgart. Il se décline en deux variantes.