Firmin Perlin est un dessinateur et architecte français né à Versailles en 1747 et mort à Paris le . Élève de Contant d'Ivry, il a notamment construit le château de Villiers-les-Maillets (1775) à Saint-Barthélemy (Seine-et-Marne) pour Daguin de Villette et l'hôtel de Mercy-Argenteau (1778), sur le boulevard Montmartre à Paris, pour Jean-Joseph de Laborde.

Biographie Firmin Perlin était le fils d'un cocher du roi. En 1761, il étudiait à l'École des arts d'Amiens où il se distingua en mathématiques et fut ensuite l'élève de Pierre Contant d'Ivryselon Michel Gallet, Les Architectes parisiens du XVIII siècle, p. 402. La rapidité de sa carrière laisse supposer un parrainage prestigieux et coïncide par ailleurs avec la disparition de Contant, mort en 1777.. En 1772, il fit le voyage de Rome.

Selon Michel Gallet : Michel Gallet, Les Architectes parisiens du XVIII siècle, p. 402

Dans sa lettre de candidature à l'Académie royale d'architecture (1780), Perlin affirme qu'il dessina en perspective cité par Michel Gallet, Les Architectes parisiens du XVIII siècle, p. 402.

Comme architecte, les principales réalisations conservées de Firmin Perlin sont le château de Villiers-les-Maillets (1775) à Saint-Barthélemy (Seine-et-Marne) et l'hôtel de Mercy-Argenteau (1778), sur le boulevard Montmartre à Paris.

Il mourut de la tuberculose en 1783, à l'âge de trente-six ans. Les scellés furent alors apposés sur son appartement de la rue Sainte-Anne. Sa bibliothèque comprenait 79 articles : des livres et dix recueils d'estampesAnnie-Charon-Parent, « Enquête à travers les catalogues de ventes de bibliothèques d'architectes », in : Jean-Michel Leniaud et Béatrice Bouvier (dir.), Le Livre d'architecture. , édition, représentations et bibliothèques, Études et rencontres de l'École des chartes, n° 11, p. 191 note 18.

Projets d'architecture Château de Villiers-les-Maillets à Saint-Barthélemy (Seine-et-Marne)mentionné dans la lettre de candidature à l'Académie royale d'architecture de 1780 : : Construit pour Daguin de Villette qui possédait le fief depuis les années 1760. Le gros œuvre fut achevé en 1775. D'un néoclassicisme d'un style original, doté d'un seul étage et de combles, le corps de logis se caractérise par sa façade à fronton semi-circulaire donnant sur la cour d'honneur, avec en partie centrale un avant-corps en refends sur toute la hauteur. La tour médiévale circulaire qui se trouve à proximité est un vestige de l'ancien château féodal. Château de Neuville à Neuville-sur-Oise (Val-d'Oise) : Restaurationmentionné dans la lettre de candidature à l'Académie royale d'architecture de 1780 et nouveaux aménagements pour le comte de Mercy-Argenteau qui avait acheté le au marquis de CastellaneV. Maison de Castellane pour M Millon d'Ailly, notaire à Paris la baronnie de Conflans, la terre et le château de Neuville et tous les droits féodaux y attachés. C'est peut-être Perlin qui construisit dans le parc la fabrique de style Louis XVI dite « Pavillon d'amour ». Château de Gacé à Gacé (Orne) : Restauration pour M. de Matignon. Hôtel du baron de Breteuil (1777), rue de Provence et rue Chantereine, Paris ()mentionné dans la lettre de candidature à l'Académie royale d'architecture de 1780. Projets originaux : Arch. nat., Z1J 1020 et BnF Estampes, Ha 110. (détruit) : Affecté en 1780 aux officiers de la maison d'Orléans, puis aux écuries de Napoléon Bonaparte. Hôtel de Mercy-Argenteau (1778), 16, boulevard Montmartre, Paris () : Construction financée par le banquier Jean-Joseph de Laborde et aussitôt cédée à l'ambassadeur d'Autriche, le comte de Mercy-Argenteau, qui a donné son nom à l'hôtel. Le projet de Perlin est conservé à la Bibliothèque historique de la ville de Paris. L'hôtel est partiellement inscrit sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiquesarrêté du , . Hôtel de Montmorency-Luxembourg, 10, rue Saint-Marc, Paris () (détruit) : Pour Anne-Léon de Montmorency-Fosseux (1731-1799), duc de Montmorency, construction d'une nouvelle façade sur courtravail mentionné dans la lettre de candidature à l'Académie royale d'architecture de 1780, ornée d'un ordre ionique colossal, selon L.-V. Thiéry . Pavillon Colombe (vers 1778), Saint-Brice-sous-Forêt (Val-d'Oise) : Construit pour le receveur général des finances Jean-André Vassal de Saint-Hubert pour y loger sa maîtresse Marie-Catherine Riggieri (1751-1830), actrice de la Comédie-Italienne dite « Mademoiselle Colombe ». Ce pavillon est aussi donné à François-Joseph Bélanger. En tout état de cause, Vassal de Saint-Hubert y a également fait travailler Trou dit Henry, et peut-être Guillaume Trepsat, de sorte qu'il est difficile de déterminer ce qui revient auquel de ces architectes. Pour Vassal de Saint-Hubert, Perlin exécuta avant 1780 des travaux décoratifs rue Saint-Honoré et rue Blanche et travailla aux jardins de La Fortelle, à Lumigny-Nesles-Ormeaux (Seine-et-Marne). Jardins en Picardie pour M. de Pronleroy. Jardins à Changy près de Moulins. Jardins à Grancour près de Genève.

Dessins

Invocation à un héros, New York, Cooper Union Museum Fontaine, passée à la vente Joseph Bardac, , catalogue Deux pendants (Grand jeu d'eau, Assemblée devant un château), passés en vente au Palais Galliera, Paris, Vue intérieure de Saint-Pierre de Rome, montrée par Perlin à l'Académie en 1780 Partie de bains, exposé en 1780 à l'hôtel de ville d'Amiens, gravé par Sellier avec dédicace au comte d'Angiviller Vue animée du chœur de la Madeleine par Contant d'Ivry, 1762, aquarelle, plume, lavis et rehauts de gouache, 49 x , passé en vente chez Millon & Associés, Fontaine dans un palais, 1769, aquarelle, 45,7 x Un sacrifice dans le temple de l'Amour, 1772, plume, lavis et rehauts de craie blanche, 45,7 x , passé en vente chez Binoche Renaud-Giquello & Associés, Vers 1786, le collectionneur François-Michel Harenc de Presle possédait des dessins de Perlin dans son cabinet, rue de Cléry.

Galerie

Notes et références

Voir aussi

Sources

(sur l'hôtel de Mercy-Argenteau)

Bibliographie F. Foucart-Borville, « Architectes parisiens dans la Picardie du XVIII siècle », Bulletin de la Société d'histoire de l'art français, 1980 Monique Mosser, « Firmin Perlin », in : Piranèse et les Français : 1740-1790, Rome, Villa Médicis, Dijon, Palais des États de Bourgogne, Paris, Hôtel de Sully, mai-novembre 1976 [catalogue de l'exposition organisée par l'Académie de France à Rome]

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