Givors est une commune française située sur la rive droite du Rhône dans la métropole de Lyon, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie Localisation Au confluent du Rhône et du Gier, Givors est située à vol d'oiseau à au sud de Lyon..

Enserrée entre les monts du Lyonnais, au nord et à l'ouest, et les contreforts du Pilat, au sud et à l'ouest, elle est un carrefour faisant communiquer les régions stéphanoises, le Velay et le Forez, avec le Dauphiné, le sud lyonnais et la vallée du Rhône. L'autoroute A47 qui passe au cœur de la ville relie la ville de Givors à 20 minutes de Saint-Chamond, 30 minutes de Saint-Étienne, 20 minutes de Lyon et 10 minutes de Vienne. Givors est, par ailleurs, la porte septentrionale du parc régional du Pilat.

Communes limitrophes

Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie entre 145 et Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, ..

Hydrographie À Givors, le Gier se jette dans le Rhône.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne. et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à , bien répartie dans l’année.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Mornant à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Voies de communication et transports Voies routières La ville est desservie par l'autoroute A47 et la route nationale 86.

Transports en commun droite|vignette|alt=Gare de Givors-Canal|Gare de Givors-Canal. Givors est desservie par sept lignes de transport scolaire et de car et de bus : Réseau urbain TCL : Saint-Genis-Laval Hôpital Lyon Sud - Gare de Givors Ville Grigny La Colombe - Givors Vallée du Gier Plateau de Montrond - Collège Paul Vallon Cimetière de Givors/La Rama - Collège Paul Vallon Réseau interurbain Cars du Rhône (accessible avec un titre TCL) : Parilly - Gare de Givors-Ville Saint-Genis-Laval Hôpital Lyon Sud - Gare de Givors-Ville Lyon Perrache - Gare de Givors-Ville

S'y ajoutent 2 lignes du réseau L'va de Vienne : lignes 5 et 134.

Desserte ferroviaire Située sur la Ligne Le Puy - Firminy - Saint-Étienne - Lyon - Ambérieu, la ville de Givors est desservie par le chemin de fer et possède deux gares : la gare de Givors-Ville, du département en plein développement, et la gare de Givors-Canal qui ne possède pas de guichet ; un distributeur de billets régionaux TER Auvergne-Rhône-Alpes est disponible sur le quai, voie A.

Urbanisme Typologie Au , Givors est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de LyonUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Lyon comprend une ville-centre et ... Par ailleurs, la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (38,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (37,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (24,7 %), forêts (23,8 %), zones agricoles hétérogènes (19,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (10 %), prairies (9,2 %), terres arables (8,9 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (2,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,9 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Aucune donnée historique ne permet d’établir l’origine du nom de la ville. Une première hypothèse s'appuie sur le fait que Givors est située au bord de la rivière Gier. Le toponyme se décomposerait en deux syllabes : « gi » qui viendrait de la prononciation en ancien patois du nom de la rivière ; et « vors », qui viendrait de la prononciation, en ancien patois également, de « bord ». La signification serait : le « bord du Gier » (dont l'inversion aurait permis d'obtenir « Givors »)Informations mentionnées sur le site officiel de la mairie, https://www.givors .fr/culture/histoire-et-patrimoine/que-signifie-givors/ , consulté le 5 novembre 2019..

Une autre hypothèse se fonde sur la nature des berges submersibles du Rhône où se développaient des « vorgines », terrain humide où poussent des saules et des broussailles. Givors dériverait de ce patois local.

Histoire

Antiquité Givors est habitée, dès le , par un peuple gaulois - les Atesui - qui fait partie du peuple des Ségusiaves. La région présente l'intérêt d'être riche de nombreuses mines de plomb. Au , un lingot ou « saumon de plomb » est retrouvé lors de fouilles aux alentours de la ville de Bollène. L’inscription qu’il comporte porte à croire que ce saumon a été fabriqué par les Ségusiaves, sur le territoire de Givors. Givors est ainsi, très tôt, terre de métallurgie.

Ce sont les Romains, pour nombre d’historiens tel Théodore Ogier., qui posent les premières pierres du futur Givors. Givors est traversée à cette époque par la Voie Narbonnaise.. Les Romains font en effet reposer l’expansion de leur empire, en partie, sur un solide réseau routier. Les historiens émettent l’hypothèse que la Voie Narbonnaise. partait de Lyon (Montée de Choulans), puis rejoignait Saint-Genis Laval, et Givors pour rejoindre la Voie Domitienne par la Vallée du Rhône. Les fouilles archéologiques ayant eu lieu à Givors, à partir du , attestent sinon la présence durable des Romains à Givors, tout au moins, la présence de ceux-ci le temps de l’aménagement du réseau routier.

Comme le relate Étienne Abeille., la Voie Narbonnaise passait aux pieds des Coteaux de Montgelas et Gizard. Dès le , des briques romaines ont été trouvées dans le sol, indiquant la présence d’anciens ouvrages d’art, certainement des aqueducs.

Une campagne de fouilles a permis d’identifier les traces de tombes romaines aux alentours de Montgelas. Ceci indiquerait donc que ces lieux ont été habités des Romains, les morts étant, à l’époque romaine, enterrés à proximité des habitations.

La présence romaine à Givors est attestée également par la découverte en 1869, au lieu de la Reynière, au Puy-de-Montgelas, d’une Fortune impériale (statuette en bronze). Étienne Abeille relate également cette tradition orale selon laquelle il y aurait eu au Gizard une agglomération d’habitations romaines appelée Villa Longa.

Le Groupe de recherches historiques et archéologiques de Givors mentionne la découverte en 1967, sur les mêmes lieux, d’un motif décoratif en bronze représentant une déesse gauloise de la fécondité, d’une bague et d’une pièce romaineGroupe de recherches historiques et archéologiques de Givors, Petite chronique de Saint-Gérald, Archives municipales de Givors.

Enfin, on sait aujourd’hui, d’après les fouilles entreprises dans les années 1970, que les Romains ont occupé et valorisé plusieurs lieux givordins tels que l’actuel hameau de Bans. Lieu très ensoleillé, Bans aurait permis aux Romains la culture du blé sur le plateau et la viticulture sur les coteaux.

Du Moyen Âge au

Du De l'empreinte Ségusiave à celle de Louis VII Au début du , la province Ségusiave est envahie, au même titre que le reste de la Gaule, par les Barbares venus d’outre-Rhin. Parmi eux, les Burgondes vont se fixer pendant près d’un siècle sur ce territoire, qui connaît alors une paix relative..

Au , les Burgondes voient leur royaume affaibli au gré des victoires remportées par les Francs, menés par les successeurs de Clovis. Le royaume Burgonde disparaît en 534, partagé entre les rois Francs.

Les rois Mérovingiens marquent ensuite de leur puissance l’ancienne Burgondie jusqu’à ce que, au , l’administration de la région lyonnaise revienne d’abord à l’Église de Lyon, puis à Charles Martel et ses descendants, les Carolingiens.

Après le traité de Verdun en 843, la région lyonnaise fait partie de la Bourgogne impériale, territoire de Lothaire. En 1032, la région passe avec le reste du royaume de Bourgogne sous suzeraineté germanique (sous le règne de l’empereur Conrad le Salique). Plus tard, la province lyonnaise, dans la partie occidentale du Diocèse (Rhône), avec l’affaiblissement de l’empereur germanique Frédéric Barberousse, est définitivement adjointe au royaume de France : ainsi, Givors, en 1157, passe durablement sous la protection du Roi de France.

Les comtes de Montagny vignette|Château Saint-Gérald, Bourg de Givors.

Au , Givors appartient à l’Église de Lyon et aux comtes de Lyon et du Forez. Plus particulièrement, la ville dépend du mandatement de Montagny. Les possessions de la grande famille de Montagny étaient très importantes. La puissance des Montagny est telle qu'il est quasiment certain que le premier château de Givors, situé sur la colline Saint-Gérald, à l‘emplacement des ruines actuelles, a été édifié par les Montagny, dès le milieu du .