L'avenue de Camoëns est une voie du de Paris« Avenue de Camoëns », Nomenclature des voies de Paris, www.v2asp.paris.fr. dans le quartier de la Muette.
Situation et accès vignette|gauche|redresse|Le 1 de l’avenue de Camoëns, vu du boulevard Delessert. L'avenue de Camoëns est une voie publique située dans le de Paris. Elle débute au 4, boulevard Delessert et se termine 14, rue Benjamin-FranklinJacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Les Éditions de minuit, septième édition, 1963, (« A-K »), « Avenue de Camoëns », ..
Longue seulement de , c'est l'une des plus courtes avenues de Paris. Elle est au même niveau que la rue Benjamin-Franklin mais est reliée au boulevard Delessert, en contrebas, par un grand escalier à double volée latérale d'un dénivelé d'une dizaine de mètres ; c'est donc une impasse pour les véhicules.
En bas des escaliers se trouve un monument au poète lusitanien Luís de Camões en marbre rose monolithe, sculpté par Clara Menerès et érigé en 1987.
Sur l'avenue, et en occupant une bonne part du côté impair, se trouve le lycée Saint-Louis-de-Gonzague, dont l'entrée principale est rue Benjamin-Franklin.
Le quartier est desservi par les lignes 6 et 9 à la station Trocadéro.
Origine du nom vignette|gauche|redresse|Portrait de Luís de Camões. Cette avenue doit son nom au poète portugais, gloire littéraire nationale, Luís de Camões (1525-1580), aussi appelé « Le Camoëns », ce qui explique le nom de l'avenue.
Historique La voie, ouverte sur les terrains du comte Armand et du comte de La Rochefoucauld-Bayers« Petite histoire des rues de Paris », La Liberté, 27 juin 1914, sur RetroNews., est créée et prend sa dénomination actuelle en 1904.
Le , la Société des études portugaises inaugure en grande pompe un buste à la mémoire du poète Luís de Camões. Un beau matin, moins d’un an plus tard, les admirateurs du poète constatent avec stupéfaction que le buste a disparu. Il faudra quelque temps pour élucider ce mystère : le monument, jugé « fort disgracieux » par un conseiller du quartier et empêchant pour cette raison le classement de la voie, le syndicat des propriétaires de l’avenue de Camoëns l’avait tout simplement fait retirer« Les Mésaventures de Camoëns », Le Petit Courrier, 12 juin 1913, sur RetroNews..
Quinze ans plus tard, le site de l'ancien buste est remplacé. Une photographie de 1960 montrant un nouveau groupe statuaire à cet emplacement est reproduite dans le Dictionnaire historique des rues de Paris de Jacques Hillairet. En 1987, un nouveau buste de Camões est installé à la place.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire vignette|Plaque au 10. vignette|Panorama sur la tour Eiffel. : immeuble de 1912 conçu par l’architecte Henri Duray ; avec l’immeuble situé au , en vis-à-vis, il forme une composition symétriqueProtections patrimoniales, arrondissement, Ville de Paris, Règlement du PLU, tome 2, annexe VI, à 432.. : immeuble réalisé par Henri Duray, primé au concours de façades de 1909. : entrée secondaire du lycée Saint-Louis-de-Gonzague. Le site a été reconstruit en 1935 par l'architecte Viollet. : légation du Nicaragua dans les années 1920« Legaciones y Oficinas de Pasaportes », La Semaine à Paris, 21 novembre 1924, p. IV, sur Gallica.. : immeuble de style néo-Louis XV construit par Albert Sélonier en 1907. : une plaque rappelle qu'Alexis Leger, Saint-John Perse en poésie, prix Nobel de littérature en 1960, y a vécu de 1933 à 1940. Alors qu’il a été déchu de la nationalité française par le régime de Vichy, son appartement, en 1940, est mis à sac par la Gestapo et perquisitionné ensuite par la police françaiseFrancine de Martinoir, La Littérature occupée. Les années de guerre 1939-1945, Hatier, 1995.. : le carrossier Émile Darl'mat (1892-1970) y a vécuArchives de Paris, 13M241.. Le physicien Pierre-Gilles de Gennes (1932-2007), enfant, retrouvait son père dans un appartement de l’avenueLaurence Plévert, Pierre-Gilles de Gennes, gentleman physicien, Belin, 2009, , .. En 2012, le joueur de tennis ukrainien Sergueï Bubka, fils du perchiste homonyme, chute du étage d’un immeuble de l’avenue. Souffrant de plusieurs fractures, son pronostic vital est un temps engagé« Le fils Bubka grièvement blessé », Le Figaro, 2012..
thumb|center |Buste de Luis de Camoëns en bas des escaliers, au bout de l'avenue qui porte son nom.
L'avenue au cinéma Dans l'une des dernières scènes du film Le Dernier Métro (1980), la devanture du 1 apparaît ; il s'agit du domicile de Jean-Loup Cottins (joué par Jean Poiret), qui y est arrêté deux fois par des FFI« Le Dernier métro », lieuxtournage.fr, consulté le 9 mars 2021.« L'appartement de Jean-Loup Cottins », fantrippers.com, consulté le 9 mars 2021.. Une scène du film Monsieur Aznavour (2024) est tournée dans l'avenue.
Notes et références
Annexes Articles connexes Liste des voies du arrondissement de Paris
Liens externes
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