Les compétitions de cyclisme des Jeux panaméricains de 1955 se sont déroulées du 20 au à Mexico, Mexique.

Podiums Courses sur route Course en ligne individuelle Course en ligne par équipesRamón HoyosBenjamín JiménezEfraín ForeroAlberto VelázquezAmérico BenítezLuis ChazzaroMagdaleno CanoAntonio SolísRafael Vaca

Courses sur piste Kilomètre Vitesse Poursuite par équipesRicardo SennAlberto FerreyraDuilio BiganzoliClodomiro CortoniLuis SerraAlberto VelázquezJulio SobreraEduardo PuertollanoBibiano GonzálezFrancisco LozanoRubén RamírezHéctor Simancas

Déroulement des épreuves 20 mars : kilomètre Le premier titre des Jeux échoit au Vénézuélien Antonio di Micheli.

Le , au vélodrome du Parc "Calles", les compétitions de cyclisme des deuxièmes Jeux panaméricains débutent par l'épreuve du kilomètre contre-la-montre. Quatre favoris emmenés par l'Argentin Clodomiro Cortoni sont désignés par la presse. Les trois autres "pistards" qui peuvent prétendre au titre, au regard de leur temps lors des entraînements, sont le champion centraméricain, Octavio Echeverri de Colombie, Alberto Velázquez d'Uruguay et le coureur local Bibiano González. Celui-ci sera le dernier à s'élancer des onze coureurs inscrits. Même si González a peu d'expérience internationale sur la distance, sa position d'ultime compétiteur peut l'avantager. Cortoni est le tenant du titre et a terminé quatrième de l'épreuve aux Jeux olympiques de 1952, à deux dixièmes de seconde de la médaille.

Les concurrents doivent effectuer deux tours et demi d'une piste de 400 mètres, considérée comme une des plus rapides au monde. La météo est ensoleillée et le public nombreux. Le premier temps de référence est réalisé par Octavio "Petróleo" Echeverri en . Il bat le record olympique () de l'Australien Russell Mockridge, établi en 1952, aux Jeux d'Helsinki. Seul l'antépénultième concurrent à s'élancer réussit à battre le "chrono" du Colombien. En effet, en effectuant son contre-la-montre en , le Vénézuélien Antonio di Micheli, non seulement, s'octroie la première médaille d'or des Jeux panaméricains pour son pays, mais aussi, il soustrait quatre dixièmes de seconde au record du monde de la spécialité () du Soviétique Rostislav Vargashkine, établi à Toula le . Le concurrent suivant, l'Uruguayen Alberto Velázquez, conquiert la médaille de bronze. Son temps de ne lui permet pas de s'emparer de la médaille d'argent qui échoit à Echeverri mais lui assure la dernière marche du podium. Il précède deux athlètes départagés par une seconde manche. En effet, le Brésilien Anésio Argenton et l'Argentin Clodomiro Cortoni réalisent tous les deux . La quatrième place de la compétition se décide alors à l'issue d'une deuxième confrontation où le Brésilien réalise et Cortoni, . L'Argentin doit se contenter de la cinquième place, immédiatement devant Bibiano González.

L'analyse des temps intermédiaires montrent qu'à chaque pointage, Antonio di Micheli est en avance sur la concurrence. Par contre Octavio Echeverri prend place sur la deuxième marche du podium aux 600 mètres. Tandis qu'Alberto Velázquez lui se hisse au troisième rang dans les deux cent derniers mètres seulement.

La victoire de Di Micheli devant Echeverri est la revanche des Jeux d'Amérique centrale et des Caraïbes qui a eu lieu un an auparavant dans la même ville. Également aux deux premières places, le Colombien avait cette fois-là pris le meilleur sur le Vénézuélien.

Classement du kilomètre départ arrêté contre-la-montre Nom Pays Temps Notes Le journal colombien El Tiempo présente comme étant Alberto Velásquez le concurrent uruguayen médaillé de bronze de cette épreuve. 4 Argenton et Cortoni sont départagés par une seconde manche. 5 Clodomiro Cortoni 6 Bibiano González 7 8 9 Oriol Menéndez 10 Guillermo Thiele Onze coureurs inscrits, dix classésLe concurrent canadien Robert André bien qu'inscrit ne se présente pas au départ..

21 et 22 mars : vitesse individuelle L'Argentin Jorge Bátiz s'adjuge l'or.

La deuxième épreuve des Jeux est la compétition de vitesse individuelle. Les têtes d'affiche sont le champion sud-américain de la spécialité Julio César León du Venezuela, le Colombien Rodolfo Umaña, champion centraméricain et des Caraïbes et le Guatémaltèque Gustavo Martínez, champion centraméricain. Pour les directeurs sportifs et les observateurs, dans une compétition où le facteur chance est souvent prépondérant, les sélections d'Argentine, de Colombie, d'Uruguay, du Venezuela et du Guatemala sont les mieux représentés pour s'offrir le titre.

Devant , la compétition commence par les séries éliminatoires. Cinq duels sont au programme. Le Vénézuélien León accède directement aux quarts de finale sans combattre, en l'absence de son adversaire, le Canadien Robert André. Martínez du Guatemala, l'Américain Jack Disney, l'Uruguayen Juan Carlos Pérez et l'Argentin Jorge Bátiz le rejoignent. Les quatre battus sont reversés en repêchages. Deux duels permettent au Brésilien Anésio Argenton et au Mexicain Cenobio Ruiz de, eux aussi, accéder aux quarts de finale. Le concurrent local y parvient par disqualification de son adversaire Rodolfo Umaña, malgré les protestations vigoureuses du délégué colombien. Aucune disposition d'appel des décisions des commissaires de course n'étant prévue dans le règlement. Pour les battus, un ultime repêchage offre la huitième place qualificative. Umaña y dispose facilement d'Oriol Menéndez. Ainsi en l'absence d'André, des neuf participants aux séries éliminatoires, seul le Cubain est éliminé.

En quarts de finale, Bátiz dispose de Disney avec trois longueurs de vélo d'avance et est le premier à se qualifier pour les demies. Dans la deuxième confrontation, Argenton et Umaña sont opposés. Le Brésilien lance le sprint aux 250 mètres. Dans une manœuvre risquée, il serre dangereusement son adversaire. Peu avant la ligne droite finale, les deux protagonistes se retrouvent au coude à coude. Anésio Argenton écarte le bras et la jambe et déséquilibre le Colombien. Ce dernier chute de manière spectaculaire. Rodolfo Umaña élève une réclamation contre son adversaire. Après délibérations, les commissaires décident de faire recommencer la manche. Dans celle-ci, Anésio Argenton prend également les devants mais Rodolfo Umaña le remonte peu à peu, pour le passer dans les derniers mètres. Il s'impose d'un quart de roue. Par là-même, le Colombien accède aux demi-finales. Dans les autres quarts, Ruíz devance León de plus d'une longueur de machine et dans le dernier duel, Pérez s'impose face à Martínez avec un avantage de près d'un vélo d'écart.

Les concurrents qualifiés se retrouvent le lendemain pour se disputer le podium, devant des gradins copieusement garnis. Environ sont présents. La première demi-finale oppose Juan Carlos Pérez à Rodolfo Umaña. Le Colombien prend les devants mais l'Uruguayen le rejoint dans le dernier virage et le dépasse pour s'imposer d'un quart de roue. Dans la seconde demie, Cenobio Ruiz se confronte à Jorge Bátiz. Le Mexicain s'échappe quasiment dès le début du duel. Cependant l'Argentin réussit à le rejoindre et à le dépasser. Bátiz accompagne Pérez en finale.

Dans le duel pour la troisième place, Cenobio Ruiz décroche la médaille de bronze. Rodolfo Umaña, parti en seconde position, revient à hauteur de son adversaire dans l'avant-dernière courbe. Le Mexicain réagit et gagne facilement (victoire d'autant plus aisé que son opposant brise sa chaîne à cent-cinquante mètres de la ligne). Juste avant s'était déroulée la première manche de la finale pour le titre. Jorge Bátiz prend les devants. Juan Carlos Pérez accélère aux deux-cent-cinquante mètres mais ne surprend pas l'Argentin qui conserve l'avantage. À l'entrée de la dernière ligne droite, Bátiz devance Pérez d'une longueur de vélo et en conserve les trois quarts sur la ligne. Dans la seconde manche (disputée après le match pour la troisième place), Juan Carlos Pérez tente de s'échapper aux trois cents mètres mais Jorge Bátiz le déborde et s'impose facilement avec une longueur et demie d'avance.

Les "chronos" exceptionnels des concurrents sont attribués à des conditions météorologiques idéales et à la qualité de la pisteEn passant sous silence les effets de l'altitude..

Séries éliminatoires de la vitesse individuelle () Noms Pays Manche Notes 1 2 Rodolfo Umaña - 1 Juan Carlos Pérez Ǫ 2 - 1 Jorge Bátiz Ǫ 2 - 1 Ǫ 2 Robert André 1 Ǫ 2 Oriol Menéndez -

Repêchages () Noms Pays Manche Notes 1 - 2 Rodolfo Umaña 1 - Ǫ 2 Oriol Menéndez -

Noms Pays Manche Notes 1 Rodolfo Umaña - 2 Oriol Menéndez -

Quarts de finale () Noms Pays Manche Notes 1 Jorge Bátiz 2 à 3 machines 1 Rodolfo Umaña chute q 2 à 1/4 de roue

Noms Pays Manche Notes 1 2 à 5/4 de machine 1 Juan Carlos Pérez q 2 à 3/4 de machine

Demi-finales () Noms Pays Manche Notes 1 Juan Carlos Pérez - 2 Rodolfo Umaña à 1/4 de roue 1 Jorge Bátiz - Q 2 -

Match pour la médaille de bronze () Nom Pays Manche 4 Rodolfo Umaña Distancé Match pour la médaille d'or () Nom Pays Jorge Bátiz Juan Carlos Pérez à 3/4 de machine à 1,5 machine

22 et 23 mars : poursuite par équipes Les Argentins remportent un deuxième titre.

Troisième épreuve cycliste des Jeux, la poursuite par équipes commence par les séries éliminatoires, où les quatre meilleurs temps se qualifient pour les demi-finales. Lors de ces qualifications, la sélection argentine, composée de Ricardo Senn, Duilio Biganzoli, Alberto Ferreira et Clodomiro Cortoni, réussit le meilleur "chrono". Non seulement, elle se qualifie pour les demi-finales mais en réalisant , les Argentins battent les records panaméricain et sud-américain de la spécialité qu'ils détenaient déjà (marque précédente ). Le quatuor uruguayen réalise le deuxième temps en . Les Mexicains, quant à eux, effectuent l'exercice contre-la-montre en . Bibiano González, Francisco Lozano, Rubén Ramírez et Héctor Manuel Simancas s'emparent du record centraméricain que détenait le Venezuela depuis 1954 (). L'équipe de poursuite des États-Unis est la quatrième formation à se qualifier pour les demi-finales. En , elle élimine les trois dernières nations participantes, respectivement, la Colombie (qui échoue à plus d'une seconde de la qualification), le Venezuela et le Guatemala.

Les demi-finales opposent le lendemain l’Argentine aux États-Unis et l'Uruguay au Mexique. Le quatuor argentin se qualifie pour la finale en doublant son adversaire américain au sixième tour. Tandis que la sélection uruguayenne, en , prend nettement le meilleur sur la formation locale (). Alors que cette dernière avait l'avantage, elle a dû se passer des services de Rubén Ramírez au sixième tour, mettant un terme aux chances de victoire des Mexicains.

Cependant lors de la finale pour la troisième place, en effectuant les en , ils obtiennent la médaille de bronze en surclassant le quartette des États-Unis (). Les amphitryons battent, ainsi, leur propre record centraméricain établi la veille.

L'équipe de poursuite argentine remporte le titre, établissant un nouveau record panaméricain en qui devient également la nouvelle marque sud-américaine. Avec une avance d'un quart de tour, les Argentins dominent leurs rivaux uruguayens, chronométrés en .

Plus de cinquante ans plus tard, Ricardo Senn révèle que Clodomiro Cortoni avait dû remplacer au pied levé , qui s'était fissuré le fémur, la veille, dans une chute. Il avait fallu que Duilio Biganzoli, Alberto Ferreyra et lui-même assurent le tempo pour que Cortoni, non spécialiste, puisse suivre le rythme ; le quartette s'approchant à du record du monde.

Séries éliminatoires de la poursuite par équipes () Pays Cyclistes Temps Notes 1 Ricardo SennDuilio BiganzoliAlberto FerreyraClodomiro Cortoni 2 q 3 Bibiano GonzálezRubén RamírezHéctor Manuel Simancas q 4 Karl Wettberg q 5 Isaac SarmientoAlfredo Adelsohn 6 Arsenio Chirinos É 7 Rafael PolancoCarlos GirónMario RiveraPedro Villavicencio É Demi-finales ()