125, rue Montmartre est un film policier français réalisé par Gilles Grangier, sorti en 1959. Le scénario est l’adaptation du roman du même nom d’André Gillois, prix du Quai des Orfèvres publié en 1958.

Synopsis Pascal Cazalis est un homme sympathique, bourru et quelque peu candide. Crieur de journaux, il vend France-Soir dans les rues de Paris. Son travail achevé, il s’assied au bord de la Seine. Un homme se jette à l’eau à quelques pas de lui. Pascal se précipite et le sauve de la noyade. L’homme dit être Didier Barrachet. Il se prétend riche et victime d’un complot ourdi par sa femme Catherine et son beau-frère, voulant le faire interner.

Une complicité amicale s’ébauche entre les deux hommes. Pascal héberge Didier. Mais l’attitude outrancière de ce dernier insupporte son hôte. Il doute de sa bonne foi et même de sa raison, notamment après avoir rencontré son épouse. Toutefois, cédant à des demandes de plus en plus pressantes, Pascal s’introduit un soir dans une maison cossue de Passy, pensant être le domicile de son ami pour y récupérer une forte somme d’argent. Didier lui a donné accès aux lieux grâce à une clef. Devant l’attendre dehors, il referme la porte derrière lui. Pris au piège, Pascal découvre le corps sans vie du véritable propriétaire de la demeure. Catherine appelle la police, sous les ordres d’un commissaire paraissant désinvolte. La culpabilité de Pascal semble établie. Un détail incohérent attire toutefois l’attention du commissaire ; l’époux de Catherine est fluet ; le chandelier métallique massif, arme inutile pour un costaud comme Pascal Casalys, est laissée en évidence et signalée au commissaire par Catherine Barrachet. Pascal Casalys s’obstine à ne pas reconnaître le corps de Didier Barrachet. De plus, le commissaire trouve étrange que Pascal Casalys soit entré sans difficulté et sans aucune effraction mais soit ressorti de la maison beaucoup moins facilement.

Remis en liberté provisoire suite aux doutes du commissaire auprès du magistrat sous les ordres duquel il enquête, Pascal se rend chez Catherine Barrachet pour la confondre. Il soupçonne le beau-frère de celle-ci d’être son amant et complice. Ce dernier est propriétaire d’un cirque ambulant et donne des représentations à la Plaine Saint-Denis. Suivi par les policiers prévenant le commissaire, Pascal s’y rend et assiste au spectacle. Lors d’un numéro, le clown blanc utilise l’expression coutumière de Didier « mon petit bonhomme ». Pascal reconnaît son Didier Barrachet et comprend la manipulation pour maquiller le crime. Démasqué, le faux Didier s’enfuit, poursuivi par Pascal, furieux. Les policiers s’emparent du criminel rattrapé par Casalys. Il déclare Catherine Barrachet comme instigatrice de toute l’affaire. Catherine Barrachet avoue, comme le titre le quotidien vendu par Pascal à la fin du film.

Fiche technique

Titre : 125, rue Montmartre Réalisation : Gilles Grangier Assistants-réalisateur : Jacques Deray et Guy Blanc Scénario : Jacques Robert, André Gillois, Gilles Grangier Adaptation d’après le roman éponyme 125, rue Montmartre d’André Gillois (éditions Hachette, 1958) Dialogues : Michel Audiard Photographie : Jacques Lemare Cadreur : Georges Pastier Assistants cadreur : Philippe Brun et Claude Zidi Montage : Jacqueline Sadoul Douarinou Assistant montage : Eric Pluet Musique : Jean Yatove Décors : Robert Bouladoux Assistants décors : James Allan et Georges Richard Son : Antoine Archimbaud Assistants son : Fernand Janisse et Henri Richard Photographe de plateau : Robert Joffre Scripte : Martine Guillou Régisseur : Paulette Boréal Assistant régisseur : Lucien Denis et Yvonne Eblagon Accessoiristes : René Albouze et Pierre Barbet Maquilleurs : Boris de Fast et Georges Bouban Ensemblier : Fernand Chauviret Administrateur : Marcel Bligny Producteur : Lucien Viard Directeur de production : Paul Joly Société de production : Orex Films Société de distribution : Pathé Consortium Cinéma Affiche originale : Yves Thos Dates de tournage : du au Lieux de tournage : extérieurs à Paris (rue Montmartre, rue du Croissant, pont de l’Alma...) et à Boulogne-Billancourt (rue Darcel), intérieurs aux studios de Boulogne Pays de production : Format : Noir et blanc — 35 mm — 1,66:1 — Son : Mono Genre : Film dramatique, Film policier Durée : () Visa de contrôle : 22.083 Date sortie en salle : en France Entrées France : ( film de l’année).

Distribution

Lino Ventura : Pascal Cazalis, le crieur de journaux Andréa Parisy : Catherine Barrachet Robert Hirsch : Julien, qui prétend être Didier Barrachet, l’époux de Catherine Dora Doll : Germaine Montillier, dite Mémène, l’amie de Pascal Jean Desailly : le commissaire Dodelot Alfred Adam : Philippe, le directeur du cirque Lucien Raimbourg : Victor, un crieur Valérie Vivin : Paulette, la serveuse Christian Lude : le turfiste Henri Crémieux : le juge d’instruction Paul Mercey : Raymond, le camionneur Gisèle Grimm : l’amie de Raymond Jacques Monod : le médecin Pierre Mirat : le brigadier Brossard Jean Juillard : l’inspecteur Michel Charles Lemontier : l’acheteur de journal en auto Pierre Collet : un inspecteur Émile Genevois : un vendeur de journaux Marcel Bernier : Auguste, le mécano Marcel Gassouk : un livreur de journaux Jacques Préboist : un livreur de journaux Christian Brocard : un vendeur de journaux Gilles Grangier : un passant achetant le journal (caméo) Marc Arian : un consommateur Georges Demas : le régisseur du cirque Marcelly : un clown Georges Loriot : l’autre clown.

Tournage Paris : 2e, 7e, 8e, 15e arrondissements Hauts-de-Seine : Boulogne-Billancourt (rue Darcel, rue Salomon-Reinach, Studios de Boulogne, rue de Silly).

Autour du film Le titre du film fait référence à l’adresse des Messageries de la presse parisienne où les crieurs venaient prendre les journaux à vendre. Une partie de l’action se déroule dans une maison bourgeoise du , prétendument sise Mandel à Passy (la plaque de rue est mise en évidence dans le film), mais cette voie n’existe pas : le tournage a lieu en fait au 5 rue Darcel à Boulogne-Billancourt.

Notes et références

Liens externes

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