Le Bévéziers est un sous-marin français de la classe tonnes. Lancé en 1935, il appartient à la série M6.

Histoire Développement Le Bévéziers fait partie d'une série assez homogène de 31 sous-marins océaniques de grande patrouille, aussi dénommés en raison de leur déplacement. Tous sont entrés en service entre 1931 () et 1939 ().

Longs de et larges de , ils ont un tirant d'eau de et peuvent plonger jusqu'à . Ils déplacent en surface et en plongée . Propulsés en surface par deux moteurs diesel d'une puissance totale de , leur vitesse maximum est de . En plongée, la propulsion électrique de leur permet d'atteindre 10 nœuds. Appelés aussi « sous-marins de grandes croisières », leur rayon d'action en surface est de milles nautiques à 10 nœuds et en plongée de 100 milles nautiques à 5 nœuds.

Mis en chantier le avec le numéro de coque Q179, le Bévéziers est lancé le et mis en service le .

Seconde Guerre mondiale Il est affecté, au début de la Seconde Guerre mondiale, à la de sous-marins, basée à Brest, qu'il forme avec l', l' et le .

Dès la déclaration de guerre le , il est envoyé pour patrouiller au large des ports de la côte nord de l'Espagne, où s'est réfugiée une partie de la flotte de commerce allemande, suspectée de servir de ravitailleurs aux U-Boote allemands. Au début du mois d'octobre, il est envoyé avec la dans les Antilles. Il escorte ensuite deux convois (HX 29 et HX 33) depuis Halifax jusqu'à Liverpool et regagne Brest le . Après un petit carénage, il est envoyé à Casablanca où il se trouve lorsque l'armistice entre en vigueur le . Il patrouille ensuite dans le golfe de Guinée et rentre à Dakar le .

Sous le commandement du capitaine de corvette Lancelot, le Bévéziers est au bassin à Dakar lorsque, le , les Français libres et les Britanniques attaquent la capitale de l'Afrique-Occidentale française. Remis rapidement à flot, les travaux non achevés, il réussit néanmoins à torpiller le 25 le cuirassé , qui reste hors de combat pendant près de neuf mois.

Le , il forme avec le , le et le la sous-marine basée à Casablanca. Il rejoint ensuite Toulon le , où il est placé en gardiennage puis en grand carénage. Le , il est réarmé puis envoyé à Madagascar, où il arrive le .

Le , le sous-marin est surpris par le bombardement commençant la bataille de Madagascar et tente d'appareiller avec deux tiers de son équipage pour sortir de la grande rade, vers . Trois Swordfish le grenadent et il commence à dériver. Il subit deux nouvelles attaques qui atteignent sa coque. À , le sous-marin commence à couler. Le commandant fait surface pour permettre à l'équipage d'évacuer le bâtiment qui s'enfonce. C’est alors qu’un des trois Swordfish vire, revient sur le lieu de l’attaque et mitraille les naufragés, faisant deux disparus et quatre blessés parmi les marins du Bévéziers. Le sous-marin disparaît à la position 12° 16' 30" Sud et 49° 17' 05" Est.

Renfloué par les alliés l'année suivante puis mis en réserve, il sera finalement démoli en 1946. La plus grande partie de sa coque était encore néanmoins visible en 2004 dans le port de la Nièvre à Diego Suarez..

Notes et références

Article connexe Liste des sous-marins français

Bibliographie

Catégorie:Classe 1 500 tonnes Catégorie:Nom de bateau Catégorie:Navire construit à Cherbourg-en-Cotentin Catégorie:Bateau lancé en 1935 Catégorie:Navire coulé en 1942 Catégorie:Navire démoli en 1946