La ou ( ou ) est une espèce de mollusques bivalves de la famille des Cardiidae. Il est difficile de la distinguer de la coque glauque.

Coque la plus consommée, elle est nommée, selon les régions, coque, bucarde, rigadelle et rigadeau (ou rigadot, dans l'ouest de la France), sourdon, hénon, demoiselle, maillot ou mourgue, ou pagne au Sénégal.

Description

La coque présente deux valves identiques légèrement dissymétriques, ce qui permet de distinguer la valve gauche de la valve droite. Leur sculpture externe est formée de 22 à 26 côtes radiaires. Le corps est délimité par le manteau qui se soude dans la région postéro-ventrale pour former deux petits siphons dirigés vers l’arrière (siphons courts car l'animal vit en moyenne à un centimètre de profondeur) : le siphon ventral inhalant est pourvu de nombreux petits tentacules et est ouvert en permanence. Le siphon dorsal exhalant, un peu plus court, permet le rejet de l’eau et des excréments. Le pied, organe locomoteur, est long et coudé en son milieu. À sa base, se trouve un rudiment de glande à byssus (plus fonctionnel à l’état larvaire) qui secrète un seul filament mince, transparent.

L’appareil reproducteur n’est constitué que d’une gonade, en forme de grappe, située à la surface et à la base du pied, s’étendant dans le corps par de multiples ramifications ciliées débouchant sur de nombreux sacs, les follicules germinaux. La gonade n'est discernable à l’œil nu qu'en période de maturation sexuelle. La différenciation sexuelle de cette espèce gonochorique (dont la maturité sexuelle est principalement conditionnée par des températures hivernales basses et une hausse significative de la température de l’eau de mer au printempsCes températures favorisent l'investissement énergétique de la coque pour son développement gonadique. Sa maturité sexuelle dépend ainsi plus de la taille que de l'âge et se situe autour de 13 à . Source : .) se manifeste par ses ramifications orange pour la coque femelle et blanches tuméfiées pour la coque mâle. La ponte, de mars à octobre, est suivie d'une fécondation externe qui donne des larves véligères se métamorphosant au bout de 3 à 6 semaines. La coque n'atteint la taille de qu'à l'âge de 3 ans, son âge moyen (elle atteint exceptionnellement 10 ans).

vignette|Anatomie : a) pied b) siphon exhalant c) siphon inhalant d) bord du manteau e) ligament f) umbones.

La coque vit continuellement enfouie dans le sable à quelques centimètres sous la surface. Dès que la marée la recouvre, elle lance ses deux siphons à la surface. L'animal est du type trophique de filtreur suspensivore, captant les matières organiques en suspension dans l'eau de mer transitant à la surface du sédiment. Son alimentation est constituée principalement de phytoplancton (dinoflagellés, diatomées), de zooplancton (Ciliophora, gamètes et larves), de zoospores, de bactéries et de détritus organiques ou nonBellamy Elise, Lefebvre Alain, Mahé Kélig, De Rafélis Marc, « Croissance de la coque (Cerastoderma edule) en baie de Somme », publication IFREMER, juin 2009, p.9.

Son pied coudé lui permet d'effectuer des bonds pour échapper à ses prédateurs (poissons, mouettes, étoiles de mer).

La coque est un bivalve endogé, c'est-à-dire vivant dans le sol, se répartissant des sables fins aux vases sableuses. Il s'agit donc d'un animal ubiquiste, qui peut habiter dans des biotopes variés. Elle vit en zone intertidale, zone du littoral située entre les limites extrêmes des marées. Sa répartition est agrégative. Son aire de répartition indique qu'elle peut tolérer une large gamme de températures (de près de 3 °C en Norvège à près de 30 °C au Sénégal) et de salinité (espèce ). De plus, les coques sont des organismes ectothermes poïkilothermes (à sang froid), la température a donc un impact direct sur le métabolisme avec un Q10 max de la respiration de 1,093. Les individus vivent en moyenne 2 à 4 ans, mais peuvent atteindre les 10 ans.

<div align=center> Cerastoderma edule Valve droite et gauche du même spécimen:

Cerastoderma edule var. belgicum Valve droite et gauche du même spécimen:

<div align=center> Cerastoderma edule var. loppensi Valve droite et gauche du même spécimen:

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Cerastoderma edule var. maculatum Valve droite et gauche:

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Distribution Cette espèce est dite « estuarienne » car elle se trouve majoritairement à l’embouchure d’estuaires ou en baies sableuses protégées. Son aire de répartition va de la Norvège au Portugal. On peut la retrouver jusqu’au Sénégal et se retrouve en plus faible densité en mer Méditerranée. Elle vit sur une large proportion de la zone de balancement des marées.

Pêche La France est le troisième ou quatrième producteur mondial de coques en fonction des années (la production se situant autour de tonnes par an, dont 25 % en élevage, dans des entreprises de cérastoculture), après les Pays-Bas et le Royaume-Uni. La baie de Somme, avec ses hénonnières (colonie de coques appelée hénons) est la première zone de production française. Le port du Crotoy doit à cette pêche sa première place nationale.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Dabouineau L & Ponsero A (2009) Synthèse sur la biologie des coques Cerastoderma edule. Bellamy E, Lefebvre A, Mahe K & De Rafelis M (2009) Croissance de la coque (Cerastoderma edule) en baie de Somme: morphométrie et marquage Lambert L (1943) La coque (Cardium edule L). Lire le document pdf'' (sur le site d'Ifremer).

Articles connexes Bucarde Fruit de mer

Liens externes

Bases de références :

Catégorie:Cardiidae Catégorie:Espèce de bivalves (nom scientifique)

Catégorie:Mollusque décrit en 1758 Catégorie:Taxon décrit par Carl von Linné Catégorie:Mollusque marin