L'hypersexualité ou la sexualité compulsive est la recherche continue et persistante du plaisir sexuel.

Chez l'homme, elle est aussi appelée satyriasis« satyriasis », sur le Wiktionnaire. ou satyrisme« satyrisme », sur le Wiktionnaire., de « satyres, créatures de la mythologie grecque. Chez la femme, l'hypersexualité est parfois appelée nymphomanie« wikt:nymphomanie », sur le Wiktionnaire., composé de « nymphe », divinité féminine de la mythologie gréco-romaine, souvent représentée sous les traits d'une jeune fille nue, et du mot grec signifiant « folie ».

Lorsque le sujet ne semble plus la contrôler, certains l'appellent « addiction sexuelle » ; cependant, en 2023, cette expression n'est pas référencée par le DSM-5, ni par la Classification internationale des maladies (CIM), et l'Organisation mondiale de la santé comme l'Association américaine de psychologie refusent de la considérer comme une addiction.

Concept et définition Le concept d'hypersexualité remplace au début du les anciens concepts de nymphomanie et de satyriasisme. À ces anciens concepts était associé un trouble psychologique caractérisé par une obsession vis-à-vis du sexe entraînant une libido considérée comme trop active.

La limite à partir de laquelle on parle d'hypersexualité est sujet à débat, il est très difficile de définir un niveau « normal » de pulsions sexuelles. Certains se contentent d'un rapport sexuel épisodique, d'autres en ressentent le besoin quotidiennement, voire plus. Au début du , on s'accorde à parler d'hypersexualité lorsque le comportement sexuel implique des conséquences négatives sur le plan social. En plus de cela, il n’est pas rare d’observer l’hypersexualité comme une conséquence d’un traumatisme, qui procurerait une fausse sensation de contrôle. Il peut ainsi également impliquer des conséquences négatives sur le plan psychologique.

L'hypersexualité, chez la femme, est distincte du syndrome d'excitation génitale persistante.

Causes Causes psychologiques

Il existe différentes théories sur la cause de l'hypersexualité. L'une des principales causes psychologiques pourrait être un manque d'amour, une forte carence affectiveLa nymphomanie : D’où vient la nymphomanie., la dépression, ou encore la phase maniaque des troubles bipolaires. Une cause neurologique est rare et n'est à rechercher que si le sujet souffre d'hypersexualité brusquement alors qu'il était paisible jusque-làCentre d'andrologie de Paris : Hypersexualité. C'est aussi une maladie psychologique.

Causes neurologiques Des dommages au système limbique (amygdale, cortex frontal) peuvent la provoquer. Ces atteintes peuvent donner lieu à des préoccupations sexuelles excessives, une désinhibition verbale, des comportements de séduction exagérés, de l'exhibitionnisme, du voyeurisme ou encore des compulsions sexuelles.

Le trouble bipolaire peut entraîner des comportements hypersexuels.

Causes médicamenteuses Certains médicaments, dont des anti-parkinsoniens (les agonistes dopaminergiques) pourraient favoriser des comportements addictifs dont l'hypersexualitéMédicament qui rend accro au sexe : le livre-enquête de l'avocat angevin, Ouest-France, 8 septembre 2011.

Diagnostic Dans le DSM-IV, le trouble est référencé sous le nom de , abandonnant l'ancienne dénomination de et . Selon M. V. Chopin, il s'agit de reconnaître et nommer le comportement sexuel compulsif observé en addictologie. La modification de la terminologie contribuerait à la déstigmatisation du comportement .. Un temps s'est posée la question d'ajouter au DSM-V le diagnostic de , avant que la proposition ne soit rejetée en 2012..

En , dans l'ICD-11, l'OMS reconnaît ., sous l'entité .. Il y est défini comme un schéma récurrent d'échec à contrôler des impulsions sexuelles répétitives, intenses ou des besoins résultant en des comportements sexuels répétitifs. Les symptômes peuvent comprendre des activités sexuelles répétitives devenant le centre de l'attention dans la vie de la personne au point de négliger sa santé, sa personne ou ses autres intérêts, activités ou responsabilités ; des efforts nombreux et sans succès pour réduire significativement le comportement sexuel répétitif ; et la poursuite des comportements sexuels répétitifs malgré les conséquences indésirables ou le peu voire l'absence de satisfaction retirée. Le schéma d'échec à contrôler d'intenses impulsions ou besoins sexuels et résultant en un comportement sexuel répétitif se manifeste sur une période étendue (par exemple, six mois ou plus) et cause une détresse marquée ou un handicap significatif dans les domaines personnel, familial, social, éducationnel, dans les loisirs ou dans d'autres domaines importants. La détresse qui est entièrement liée au jugement moral et à la désapprobation des impulsions, besoins et comportements sexuels n'est pas suffisante pour satisfaire ce critère.

Prise en charge médicale et psychologique

Au cinéma

1973 : Le Journal intime d'une nymphomane de Jesús Franco 1990 : Les Vies de Loulou (Las edades de Lulú) de Bigas Luna 1999 : Entre les jambes de Manuel Gómez Pereira 2006 : Black Snake Moan de Craig Brewer 2008 : Choke de Clark Gregg 2011 : Comment tuer son boss ? de Seth Gordon 2011 : Shame de Steve McQueen 2011 : Q de Laurent Bouhnik 2013 : Nymphomaniac, de Lars von Trier 2014 : Tu veux ou tu veux pas de Tonie Marshall 2019 : Nicky Larson et le Parfum de Cupidon de Philippe Lacheau

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Almudena Grandes, Les vies de Loulou, Pocket, 1999. J.D.T. de Bienville, De la Nymphomanie ou traité de la fureur utérine, Coll La Boîte à Pandore, Paris, Le Sycomore, 1880. Consulter en ligne Les Sœurs Mirabal, L’éternel envol des papillons, Catherine Pélage, Sandrine Lucas Regain de lecture 2026

Articles connexes Addiction sexuelle Dépendance à la pornographie Syndrome d'excitation génitale persistante Syndrome de Klüver-Bucy Trouble bipolaire Débauche

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