Le musée du Pays châtillonnais – Trésor de Vix abrite le plus grand cratère au monde, en bronze, d'époque celte hallstattienne.. Ses collections prennent place dans une ancienne abbaye cistercienne et s'étendent de la Préhistoire au , Âge du fer (Hallstatt et La Tène), Gaule romaine (site de Vertillum), époque médiévale et époque moderne. C'est également le seul musée d'Europe à mettre en lumière la personne du maréchal Marmont, ami et fidèle de Napoléon, né à Châtillon-sur-Seine.
Situé dans la commune de Châtillon-sur-Seine (Côte-d'Or), il est à 2 h 30 de Paris, 30 minutes de Montbard et 1 h de Troyes comme de Dijon.
Collections
Préhistoire Objets du quotidien, outils (silex, racloire…) et ossements d'animaux du paléolithique (mammouth, rhinocéros, cervidés…), découverts sur les sites du mont Lassois et de la grotte de La Grande Baume à Balot.
Protohistoire Âge du bronze et âge du fer (Hallstatt et La Tène), dont les sépultures de Sainte-Colombe-sur-Seine ainsi que le tumulus de la sépulture de Vix (trésor de Vix avec le célèbre cratère d'origine grecque et torque en or d'origine celte ibère ; ce dernier est volé en juillet 2026Claire Bommelaer et Vincent Bordenave, « Le torque de la princesse de Vix dérobé en plein jour à Châtillon-sur-Seine, après deux premières tentatives », lefigaro.fr, 24 juillet 2026.).
Romanisation de la Gaule vignette|267x267px|La statue en bronze représentant Bacchus. Elle est volée en 1973 puis, retrouvée, fait son retour parmi les collections du musée.. Les dépôts de la source de la Douix (Antiquité au ), le sanctuaire d'Essarois (et ses ex-voto, dont celui découvert en 2009 et représentant un cas de polydactylie humaineCurie J. et al., « Découverte d'un ex-voto particulier sur le site cultuel d'Essarois (Côte d'Or) : un cas de polydactylie chez les Gallo-Romains? », Revue archéologique de l'Est, tome 60, 2011, p. 563-568 : http://rae.revues.org/6760.), celui du Tremblois à Villiers-le-Duc et les objets mis au jour lors des fouilles de la cité gallo-romaine de Vertillum (dont la statue représentant Bacchus, volée en 1973, retrouvée en 2019 et exposée au public depuis le .).
Moyen Âge Objets et sarcophages mérovingiens, sculptures et éléments d'architecture témoignent de la puissance économique et spirituelle du Châtillonnais, du .
Est présenté dans la salle un reliquaire de saint Vorles, qui permet de comprendre la dispute géographique entre les pouvoirs séculier et régulier.
au siècle Tableaux, sculptures et objets religieux comme laïques, ainsi que la deuxième plus importante collection de matrices de xylogravure (gravure sur bois d'impression) datant des .
Révolution, Empire, Restauration Au travers de la figure du maréchal Marmont, les collections témoignent des bouleversements politiques, économiques et sociaux que connaissent la France et l'Europe d'après 1789. vignette|Salle consacrée à la figure du maréchal Auguste Louis Viesse de Marmont, né à Châtillon-sur-Seine en 1774 et mort à Venise en 1852.. Objets personnels et politiques (lanterne magique, pendule, bâtons de maréchal, médailles, esquisse peinte attribuée à Jacques-Louis David, titulature officielle signée par Napoléon, portrait de Napoléon II peint par Daffinger...), portraits officiels (peint par Appiani lors des campagnes d'Italie, attribué à Barbier-Walbonne et probablement présenté dans la salle des Maréchaux au palais des Tuileries...) et mobilier d'époque (secrétaire, commode, buffet et vitrine d'ébéniste dijonnais, ainsi qu'un bureau estampillé Jacob-Desmalter, ébéniste officiel de ) permettent la compréhension de ces temps.
Oiseaux naturalisés Collection d'espèces locales constituée au par l'avocat, ornithologue et naturaliste châtillonnais, Fernand Daguin. F. Daguin a collecté sa vie durant un important échantillon des oiseaux vivants dans la région du Châtillonnais. Certains étant plus rares que d'autres, cette collection permet d'aborder les questions de biodiversité (la outarde barbue a disparu du territoire français) mais également de l'activité économique et agricole au voire des croyances (la huppe fasciée et les ibis dans la mythologie égyptienne antique par exemple).
Défenseur de la cause animale, cet avocat qui fut secrétaire général de la Société de législation comparée de 1881 à 1919, a travaillé sur des textes de lois concernant la chasse dans le grand-duché de Bade, en Espagne et en Allemagne par exemple. Décoré de la légion d'honneur le , ses collègues et amis lui offrent un bronze signé Ferdinand Barbedienne (exposé au musée).
Décédé en 1922, il fait don de sa collection à la ville de Châtillon-sur-Seine qui l'expose durant plusieurs années dans son tribunal. Depuis 2015 cet ensemble est exposé au sein du musée. gauche|vignette|Couple de loriots d'Europe naturalisés dans le Châtillonnais. Comme de nombreuses espèces, les loriots ont un dimorphisme sexuel qui se manifeste ici par un jaune vif chez le mâle. La femelle a un plumage plus terne afin de se protéger des prédateurs et de manière à couver plus discrètement.
Histoire C'est en 1882 que la Société archéologique et historique du Châtillonnais ouvre un premier musée. Le musée a vocation à être un musée d'arrondissement et l'archéologie est très en vogue dans la région depuis les grandes fouilles organisées par Napoléon III sur le site d'Alésia à de Châtillon.
L'hôtel Philandrier vignette|gauche|upright=0.6|L'hôtel Philandrier. En 1928, la Société avait acquis un hôtel de style Renaissance en centre-ville, l'hôtel PhilandrierFrançois Deshoulières, « Mélanges : les peintures allégoriques de la maison Philandrier à Châtillon-sur-Seine », , Bulletin monumental, 1927, tome 86 (lire en ligne)., du nom d'un architecte né à Châtillon au , Guillaume Philandrier. La région est riche en vestiges, les fouilles de l'agglomération gallo-romaine de Vertillum, sur le territoire de la commune de Vertault à une quinzaine de km de là, et celles de l'oppidum du mont Lassois, ont produit un grand nombre d'objets.
En 1950, le musée doit s'agrandir et emménage dans l'hôtel Philandrier sur une surface de . Trois ans plus tard, la découverte de la tombe de Vix, une sépulture de première importance par sa richesse et son intérêt historique, va apporter une renommée internationale au musée. Une chance qu'il ait été présent et apte à recueillir toutes les richesses du site, sans quoi elles seraient sans doute parties au musée d'archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye.
L'ancienne abbaye Notre-Dame
vignette|upright=0.9|Ancienne abbaye Notre-Dame.
En 2009, le musée quitte l'hôtel Philandrier et pour s'agrandir s'installe dans l'ancienne abbaye Notre-Dame de Châtillon, fondée au par Bernard de Clairvaux, que viennent de libérer l'hôpital et la maison de retraite. C'est un ensemble de bâtiments reconstruits aux , l'aménagementDossier de presse de présentation du nouveau musée . est confié à l'architecte Antoine Stinco et ce sont désormais qui sont disponibles. Profitant de l'occasion, le musée réorganise ses collections et couvre désormais toute l'histoire de la région de la préhistoire au , il prend le nom de « musée du Pays châtillonnais ».
Bibliographie Jean-Louis Coudrot, « Le musée du Pays châtillonnais, reflet d'une histoire », revue Pays de Bourgogne n° 235, , p. 58-63.
Images
Notes et références
Liens externes
Nouveau Musée du Pays Châtillonnais - site officiel depuis juillet 2009
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