La rue Fabert est une rue du de Paris.

Situation et accès Longue de 460 m, elle débute au 32, quai d’Orsay et se termine au 146, rue de Grenelle. Elle longe l’esplanade des Invalides sur son côté ouest. Elle est en sens unique dans le sens nord-sud.

Le quartier est desservi par les lignes 8 et 13 aux stations La Tour-Maubourg et Invalides. La gare des Invalides de la ligne C se situe à proximité de la partie nord de la rue.

Origine du nom vignette|gauche|redresse|Abraham Fabert. Cette voie honore Abraham Fabert (1599-1662), maréchal de France.

Historique La rue Fabert apparaît sur le grand plan de Paris (1796) d'Edme Verniquet, mais sans dénomination. Elle est ouverte en 1804 à la suite de l’aménagement de l’esplanade des Invalides réalisé entre 1804 et 1807Le 7e arrondissement. Itinéraires d’histoire et d’architecture, Collection « Paris en 80 quartiers », Action artistique de la ville de Paris, 2000.. En 1806, elle est baptisée « rue d'Austerlitz » (à ne pas confondre avec les petite et grande rues d'Austerlitz dans le ou l'actuelle rue d'Austerlitz dans le Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, édition de 1844, .).

Cette voie proche de l’hôtel des Invalides a reçu son nom actuel par décret du .

En , la rue est touchée par la crue de la Seine. Le musée Carnavalet en conserve une photo, prise à l’angle de la rue Saint-Dominique, montrant un officier et son épouse quittant leur appartement de l'Esplanade des Invalides, portés par leurs domestiques qui ont de l'eau jusqu'aux chevilles« Rue Fabert », Musée Carnavalet, Paris..

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire La place de Finlande, à son extrémité nord, près du quai d'Orsay, en bord de Seine. Ambassade de Finlande en France. : ancien hôtel particulier dont la date de construction n’est pas connue, surélevé de 5 étages en 1934Demandes de permis de construire parisiens, volume 6, Archives de Paris.. La plus ancienne mention, dans la presse, du 4, rue Fabert remonte à 1872 : c’est alors l’adresse de la vicomtesse A. de ChézellesJournal des débats politiques et littéraires, 20 février 1872, colonne, sur RetroNews.. En 1893, une main humaine enfermée dans un petit panier en osier est découverte devant l’entrée de l’hôtel ; après enquête, il s’avère que cette main appartient à une momie égyptienne et qu’elle a été rapportée quarante ans plus tôt par le comte de la Panouse dont le fils habite alors les lieux« Sinistre trouvaille », Le Figaro, 14 février 1893, sur RetroNews.. En 1938, un vol à la Arsène Lupin est commis dans un appartement situé au étage du bâtiment ; sans violence, sans effraction, sans intrusion apparentes, des bijoux, pour une valeur de deux millions de francs, sont dérobés dans le coffre d’une riche étrangère« Le vol mystérieux de deux millions de bijoux rue Fabert », Excelsior, 12 juin 1938, sur RetroNews.. Plusieurs familles d’origine noble ont habité l’hôtel : la comtesse de Bryas, née de Vogüé, y est décédée en 1908« Échos du High-Life », Le Triboulet, 16 août 1908, sur RetroNews., le comte de Bryas en 1915Le Gaulois, 23 janvier 1915, sur RetroNews., le comte de La Riboisière en 1931Le Petit Courrier, 4 mai 1931, sur RetroNews.... Au début des années 1930, la vicomtesse Benoist d’Azy y organise des « rallyes-cocktails » destinés à lever des fonds pour la distribution de repas gratuits, servis tous les jours sur place, aux femmes chômeuses de la classe moyenne« Les dîners-rallyes de la vicomtesse Benoist d’Azy », Excelsior, 28 octobre 1932, sur RetroNews.. Plus récemment, le couturier Hubert de Givenchy (1927-2018) a habité l’immeuble« Appartement d’Hubert de Givenchy, rue Fabert, Paris 7e. 1962-1968 », Cité de l’architecture et du patrimoine. Mitchell Owens, « A Look Back at Hubert de Givenchy’s Beautiful Homes », AD PRO, 13 mars 2018.. Le 4, rue Fabert est aujourd’hui une copropriété. : hôtel d'Haussonville, partiellement surélevé en 1894 par l'architecte Louis Parent pour le vicomte de ChézellesProtections patrimoniales, arrondissement, Ville de Paris, Règlement du PLU, tome 2, annexe VI, . ; abrite, depuis 1949, les locaux de l'ambassade d'Autriche en France. : restaurant Le Divellec ; c’est au sortir de cet établissement, en , que Mazarine, alors inconnue, est pour la première fois photographiée aux côtés de son père, François Mitterrand ; cette photo, publiée en première page de Paris Match, révèle son existence au grand publicPatrice Duhamel, Jacques Santamaria, L’Élysée. Coulisses et secrets d’un palais, Plon, 2012 .. : immeuble de 1912 ; architecte et maître d’œuvre : Charles Duval, Emmanuel Gonse« 26, rue Fabert », sur pss-archi.eu.. : immeuble de 1902 réalisé par l’architecte Maurice Hodanger, lauréat en 1904 du concours de façades de la ville de Paris. En 1907, la chancellerie de la légation de Norvège y est installéeAnnuaire diplomatique et consulaire de la République française, Berger-Levrault, 1907, p. 473.. : on peut lire au-dessus de la porte l’inscription « MELLERIO FUMISTE », signalant qu’à cet endroit se trouvait une « fumisterie », entreprise gérée par des émigrés italiens dont l’activité consistait à empêcher les cheminées de fumerSilvia Ceccomori, « Les ramoneurs-mécènes lombards », Hommes & Migrations, 2017.. : emplacement de l'agence Grande photographie des enfants de France, 1890Grande photographie des enfants de France, sur gallica.bnf.fr..

Notes et références

Pour approfondir

Bibliographie . Philippe Cendron, « Monographie du 4, rue Fabert », Immeubles d’exception à Paris. Histoire et architecture, volume 1, CoolLibri, 2023 .

Articles connexes Liste des voies du de Paris

Liens externes

Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris

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