Cet article sur la réglementation de la 2010 présente un aperçu rapide du règlement en vigueur durant le Championnat du monde de 2010. Les nouveautés par rapport à la saison précédente sont indiquées en caractères gras.
Réglementation technique Dimensions de la monoplace thumb|La Mercedes MGP W01 respecte les spécifications 2010 Hauteur et largeur minimales intérieures de la coque : à la hauteur des roues avant. Largeur hors-tout de la monoplace : mm avec les pneumatiques gonflés à 1,4 bar. L'aileron avant est abaissé à . Largeur maximale au niveau de l'aileron avant : L'aileron avant dispose d'un flap réglable de 6° actionnable par le pilote à raison de deux fois maximum par tour. La hauteur de l'aileron arrière est de , elle correspond à la hauteur du point le plus haut autorisé du capot-moteur. Largeur maximale au niveau des roues arrière : . Deux profilés maximum sur l'aileron arrière sont autorisés. L'extracteur-diffuseur arrière ramené au niveau de l'axe des roues arrière est réduit de . Longueur de la voiture en arrière de l'axe des roues arrière : , longueur de la voiture en avant de l'axe des roues avant : , pas de longueur maximale ou minimale imposée de la monoplace. Tous les appendices aérodynamiques disposés sur la carrosserie (ailettes, déflecteurs, sabot, cheminées de refroidissement) sont interdits. Les flasques déflecteurs aérodynamiques de roues sont interdits.
Poids de la monoplace Le poids minimum des voitures passe de , pilote équipé et fluides compris mais essence non comprise, et ce en permanence. Il est autorisé d'utiliser des lests pour alourdir la voiture et l'amener au poids minimal, mais ils doivent être solidement accrochés et ne peuvent pas être retirés durant la course.
Moteur Le régime maximal des moteurs est ramené de . Chaque pilote dispose d'un quota de huit moteurs de course pour l'ensemble de la saison. Une pénalité sera infligée dès l'utilisation d'un moteur supplémentaire. Un moteur pourra n'être utilisé que pour les essais libres du vendredi tandis qu'un autre pourra couvrir plusieurs séances de qualifications et plusieurs Grands Prix. Chaque écurie ne dispose que d'un maximum de 20 moteurs, 16 pour les courses (8 par voiture) et 4 pour les essais au banc. La boîte de vitesses doit pouvoir être utilisée pour disputer 4 Grands Prix consécutifs. Seuls les moteurs de de cylindrée sont admis. Leur structure correspond à celle d'un V8 à 90°. La masse minimale du moteur est . Les systèmes de turbo ou de refroidissement d'air avant l'arrivée dans le cylindre sont interdits, de même que l'injection d'autres substances que de l'air et de l'essence dans le cylindre. Ces derniers sont munis de quatre soupapes, deux pour l'admission, et deux pour l'échappement. Les dispositifs d'admission à géométrie variable et de gestion d'ouverture des soupapes sont prohibés. Chaque cylindre ne comprend qu'un injecteur de carburant et qu'une bougie d'allumage. Les pistons sont obligatoirement de section circulaire. Les matériaux utilisés sont aussi réglementés : Le carter et le cylindre se composent d'aluminium. L'utilisation de matériaux composites n'est pas autorisée. Les vilebrequins et les arbres à cames sont issus d'un alliage à base de fer. Les pistons sont en aluminium. Les soupapes sont formées par un alliage à base de fer, de cobalt, de nickel ou de titane. Les voitures ne sont pas munies d'un système de démarrage propre du moteur. Les doivent être lancés manuellement dans les stands ou sur la grille de départ. Si la voiture dispose d'un système anti-calage, il doit permettre l'arrêt du moteur au bout de dix secondes en cas d'accident.
Transmission Le nombre de rapports minimum de la boîte de vitesses est de 4 et le maximum de 7, plus une marche arrière (la plupart des écuries disposent d'une boîte semi-automatique à sept vitesses). Les systèmes CVT, transmission variable permanente, ne sont pas autorisés. Il est possible de débrayer manuellement depuis l'extérieur grâce à l'interrupteur sur lequel figure un « N » rouge dans un cercle blanc sur la carrosserie. La boîte de vitesses doit pouvoir être utilisée pendant quatre Grands Prix consécutifs. En cas de bris avant terme une pénalisation sous forme d'une rétrogradation de cinq places sur la grille sera infligée. Le SREC (Système de Récupération de l'Énergie Cinétique) reste autorisé. Il pourra emmagasiner au maximum par tour de piste et les restituer à la demande du pilote pendant un maximum de six secondes (en continu ou en plusieurs fois) à pleine puissance soit environ 80 chevaux supplémentaires. Cependant, les membres de la FOTA se sont entendus pour ne pas utiliser le SREC en 2010.
Freins La voiture doit être munie de deux circuits hydrauliques de freinage séparés (avant et arrière), de façon que l'un puisse fonctionner même en cas de défaillance de l'autre, actionnés par une seule pédale. Les systèmes d'antiblocage comme l'ABS sont interdits. Le diamètre maximum des disques de freins est fixé , l'épaisseur maximum de ceux-ci à . Seule une mâchoire de freins en aluminium, munie de six pistons, est admise. Le refroidissement des freins s'effectue par air uniquement et le système ne doit pas dépasser l'arrière de la roue.
Suspension et direction Les monoplaces de Formule 1 disposent de suspensions physiques ordinaires, les systèmes de suspensions actives ou à géométrie variable sont interdits. Chaque roue est reliée par deux câbles aux points d'attache distincts à la carrosserie pour éviter que les roues ne se détachent en cas de bris de suspension ou de collision. La direction assistée est autorisée mais ne peut pas disposer d'aides électroniques. La direction et la transmission sont limitées à deux roues respectivement.
Roues et pneus thumb|La Renault R30 avec les « petits » pneus avant, sans flasque Monoplaces équipées de quatre roues découvertes, composées des mêmes jantes métalliques. Les pneumatiques sont des slick dépourvus de rainurage, sauf les pneus intermédiaires ou pluie. Les pneus sont fournis par Bridgestone à tous les concurrents. Dimensions autorisées à une pression de 1,4 bar. Quatre types de gomme sont disponibles pour l'ensemble de la saison. Pour chaque Grand Prix, le manufacturier proposera deux spécifications (prime (gomme dure) et option (gomme tendre)) dont les différences de rendement devront être de 5 dixièmes de seconde au tour minimum). Les pneumatiques option (tendre) reçoivent un double marquage vert sur le sommet des flancs. La bande de roulement des pneumatiques avant est ramenée de à . Les flasques déflecteurs aérodynamiques de roues sont interdits. Chaque pilote reçoit un contingent de 11 (au lieu de 14) trains de pneus « sec » (6 trains de prime et 5 trains de option), 4 trains de pneus « pluie » et 3 trains de pneus « pluie extrême » par week-end de GP. Un maximum de 3 (au lieu de 4) trains de pneus est disponible par pilote pour les séances d'essais du vendredi. Un des deux trains de pneus prime sera éliminé par le pilote et rendu au manufacturier à l'issue de la première séance d'essais libres du vendredi, les deux jeux restants seront rendus au manufacturier à l'issue de la seconde séance d'essais libres du vendredi. Pour les qualifications et la course, les pilotes ont droit à 8 trains de pneus « secs » (4 en spécification prime et 4 en spécification option). Un jeu de chaque spécification doit être rendu au manufacturier à l'issue de la séance d'essais libres du samedi. Le chauffage des jantes est interdit, seul le chauffage des pneumatiques par couverture chauffante reste autorisé. Les pneumatiques utilisés par les pilotes qualifiés en Q3 sont conservés pour le départ de l'épreuve. Train avant Train arrièreLargeurde 305 à de 365 à Diamètre pneu compris 660 mm ( avec pneu pluie)660 mm ( avec pneu pluie)
Carburant La marque du carburant utilisé par Formule 1 est libre mais celui-ci est tenu de se rapprocher au maximum des produits du marché (norme Eurosuper). Les composants chimiques développés spécialement à des fins de compétition sont exclus. La FIA analyse et approuve un extrait du carburant en début de week-end et peut réitérer l'opération à n'importe quel moment. Le carburant utilisé contiendra 5,75 % de composants d'origine biologique. Le réservoir d'essence (souple, increvable avec canalisations auto-obturantes) doit être situé juste derrière le pilote et être compris dans la cellule de sécurité pour résister aux perforations et chocs violents.Les ravitaillements en fluides sont interdits après que la monoplace a quitté la pitlane pour prendre sa position sur la grille de départ. Les voitures devront s'élancer avec la quantité d'essence nécessaire à la distance totale de la course.Lors du ravitaillement en essence de la monoplace, le pilote peut rester dans le cockpit mais le moteur doit désormais être coupé.Lors du ravitaillement en essence de la monoplace, un mécanicien doit obligatoirement se tenir près de la monoplace avec un extincteur d'une capacité suffisante pour circonscrire un éventuel incendie.Si un échantillon d’essence est demandé après une séance d’essais, la voiture concernée doit avoir été reconduite aux stands par ses propres moyens. (Cette décision a été prise en Conseil mondial le mercredi ).
Huile et systèmes de refroidissement Les réservoirs d'huile et leurs emplacements sont réglementés par la FIA et sont créés pour éviter le risque de perte d'huile sur la piste en cas de problème mécanique ou de collision. Système obligatoire de trop-plein d'huile dans l'admission d'air et non pas directement à l'extérieur. L'ajout d'huile est interdit durant la course. Le réservoir de liquide de refroidissement est muni d'une valve certifiée par la FIA pour éviter toute surpression. Il est interdit d'utiliser la chaleur produite par le système de refroidissement. Les réseaux d'huile et de refroidissement ne doivent pas traverser le cockpit ni y laisser couler de produit en cas de fuite.
Structure La voiture est équipée d'une cellule rigide comprenant le cockpit et le réservoir d'essence juste derrière le pilote. Elle inclut un dispositif d'amortissement des chocs à l'avant et à l'arrière. Deux arceaux de sécurité sont présents en cas de tonneaux ou de renversements du véhicule. Le premier est situé directement derrière le casque du pilote, le second devant le volant.
Cockpit et équipements de sécurité Les voitures sont munies d'un système d'extincteurs (extincteur de pour l'habitacle et pour le moteur) agissant sur le cockpit et le moteur. Leurs fixations doivent résister à une décélération de 25 g). Ils sont tenus de fonctionner même si le circuit électrique de la voiture est coupé. Un « E » rouge dans un cercle blanc sur la carrosserie indique l'interrupteur externe pour engager le système. Un bouton sur le volant permet de couper les circuits électriques principaux de la monoplace. Système de survie composé d'une bouteille d'air médical et d'une durite résistante au feu la raccordant au casque du pilote obligatoire Chaque voiture comporte deux rétroviseurs de largeur minimale fixée à et de hauteur minimale fixée à . Les commissaires techniques doivent s'assurer que le pilote, en position de conduite est bien capable de discerner les voitures qui le suivent dans chacun des deux rétroviseurs. À la suite des plaintes de nombreux pilotes ayant une mauvaise visibilité avec des rétroviseurs placés sur les pontons, à partir du Grand Prix d'Espagne 2010, les rétroviseurs devront être fixés au cockpit. Une lampe rouge se trouve à l'arrière du véhicule et doit pouvoir être allumée à tout moment pour rendre la voiture plus visible en cas de conditions climatiques difficiles (surface minimale de , puissance de , fixé à du sol). Le siège du pilote est fixé en seulement deux endroits de manière simple, pour pouvoir l'extraire facilement avec des outils conventionnels, ceinture de sécurité encore attachée.