L'affaire d'El Ouffia a lieu en au début de la conquête de l'Algérie par la France : il s'agit du massacre de la tribu d'El OuffiaLe père d'Émile Zola: Les prétendues lettres Combes Lettre à M. le procureur de la République, Jacques Dhur, Société libre d'édition des gens de lettres, 1899 par le de chasseurs d'Afrique du colonel Maximilien Joseph SchauenburgRevue des deux mondes, Numéro 5, s.n., 1860, page 208 à l'époque où le commandant en chef en Algérie est le général Savary (duc de Rovigo).
Historique
Origines de l'affaire Un ouvrage publié en 1850, L'Univers : histoire et description de tous les peuples, page 277, rapporte que :
Cet épisode se situe dans le cadre du conflit qui oppose à cette époque Ahmed Bey, bey de Constantine, toujours à son poste malgré la prise d'Alger par les Français en 1830, et des alliés de l'ancien bey de Médéa, Mostéfa Boumezrag. Celui-ci a fait sa reddition en , mais auparavant, il avait proclamé la destitution d'Ahmed Bey et nommé à sa place Ibrahim Bey, gendre du cheikh el Arab Si Ali Bey Ould Ferhat Ben Said, chef de tribu du Sahara. En réplique, Ahmed Bey avait nommé son oncle Ben Gannah « agha du désert et des oasis ». À la suite des combats entre Ferhat ben Said et Ben Gannah, le premier était entré en relation avec le commandant en chef français, le général Savary, et c'est sa délégation qui est dépouillée au retour par la tribu des Ouffella.
Celle-ci habitait au sud-est d'Alger, sur le territoire devenu une commune de banlieue, El HarrachCf. « Cela s'est passé un 7 avril 1832 » sur le site Babzman et la page Les origines de la Légion étrangère. (Maison Carrée à l'époque coloniale), étant chargée à l'époque de la régence d'Alger de la garde du fort établi par les Algériens.
Le massacre de la tribu d'El Ouffia L'ouvrage cité plus haut indique ensuite :
C'est en fait dans la nuit du au que le massacre a lieu. Une centaine de personnes est tuéeOuvrage collectif, Parler des camps, penser les génocides, Albin Michel, 1999, ., quatre hommes seulement en réchappent.
Dans son ouvrage L'Afrique française publié en 1846, Pierre Christian relate les événements ainsiPierre Christian, L'Afrique française, A. Barbier, 1846, :
Victor Anédée Dieuzaide évoque également le massacre de la tribu dans son Histoire de l'Algérie 1830-1878, publié en 1882Victor Anédée Dieuzaide, Histoire de l'Algérie 1830-1878, Heintz, Chazeau, 1882, t. 1, :
Les suites du massacre
Une coalition de tribus arabes se forme autour d'Hadj Mohieddine (Mahiedine Hadj seghir M'hammed M'barek) et vient assiéger Alger. Une première bataille a lieu le , une seconde le . Les attaquants se retirent et les généraux de Faudoas et Brossard décident une opération de pacification dans trois villes. Le même auteur rapporte les faits:
Le Régiment de Chasseurs d'Afrique De 1830 à 1834 le nouveau corps de cavalerie connu sous le nom de Chasseurs d'Afrique ou 1er régiment de chasseurs d'Afrique est composé de Français et d'indigènes algériens ArabesRevue des deux mondes, Numéro 5: Historique des Chasseurs d'Afrique, page 205.
Références
Voir aussi
Articles connexes
Enfumades de Sebih Enfumade d'Ouled-Riah
Colonisation française en Algérie
Liens externes
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