Dans le monde de la tauromachie, la mariposa (signifiant : papillon en espagnol) est une passe de cape en forme de galleo, inventée par Marcial Lalanda dans les années 1920Auguste Lafront - Paco Tolosa : « Encyclopédie de la corrida », éditions Prisma, 1950, 160. Le torero tient l'étoffe dans son dos et la fait passer tantôt à gauche, tantôt à droiteVéronique Flanet et Pierre Veilletet (sous la direction de), « Le Peuple du toro », ouvrage collectif, Paris, 1986 171 , .
Présentation La cape peut être tenue soit à hauteur des reins ou soit assez bassePaul Casanova et Pierre Dupuy, Dictionnaire tauromachique, Jeanne Laffitte, 1981, 103 , et le matador tout en la faisant glisser alternativement de la gauche vers la droite, recule en zigzag devant le taureau de manière à ralentir la course de l'animal à chaque battement de l'étoffe. C'est une des suertes les plus esthétiques, mais assez risquée : le corps du torero se trouve ici devant l'étoffe et non derrière. Il est donc plus exposé. Tous les puristes s'accordent à trouver la mariposa d'une grande beautéJean Testas, La Tauromachie, PUF, , Paris, 1974 97 .
Historique et évolution Le torero Marcial Lalanda effectuait cette manœuvre avec brio car elle correspondait à son style intelligent et dominateur. Il l'exécutait surtout avec des taureaux réticents à se lancer. Robert Bérard considère que Lalanda est l'inventeur de cette passeHistoire et dictionnaire de la tauromachie, ouvrage collectif sous la direction de Robert Bérard, Bouquins Laffont, Paris, 2003, 627. Longtemps abandonnée, la mariposa a été ressuscitée par des matadors ayant beaucoup toréé en Amérique latine et surtout au Mexique où les passes de cape sont essentielles. Ainsi César Rincón, Jesulín de Ubrique et El Juli l'ont ré-importée au . L'inconvénient de cette passe est qu'elle prépare le taureau à une attitude défensive, ce qui rend le tercio de muleta plus compliqué.
Notes et références
Voir aussi
Catégorie:Passe de cape