Pierre-Gaston d’Orléans-Bragance (en portugais : Pedro de Alcântara Gastão de Orleans e Bragança), prince d'Orléans-Bragance, est né le , au château d'EuArchives départementales de la Seine-Maritime, commune d'Eu, année 1913, acte de naissance , vue 28/181, en Normandie, en France, et est décédé le à Villamanrique de la Condesa, dans la province de Séville, en Espagne. Il était chef de la branche de Petrópolis de la maison d'Orléans-Bragance et, en tant que tel, il est considéré, pour une partie des monarchistes brésiliens, comme « Pierre IV », empereur du Brésil« L’empereur est mort » dans Point de Vue et « D. Pedro de Orleans e Bragança: o Príncipe Ecológico » dans Manchete , Rio de Janeiro, le 20 septembre 1975..

Famille Pierre-Gaston d’Orléans-Bragance est le fils aîné et le second enfant de Pierre d'Orléans-Bragance (1875-1940) et de son épouse la comtesse tchèque Elisabeth Dobrzensky de Dobrzenicz (1875-1951).

Pierre-Gaston est donc, entre autres, le frère d'Isabelle d'Orléans-Bragance (1911-2003), comtesse de Paris, et de Françoise d'Orléans-Bragance (1914-1968), duchesse de Bragance.

En 1944, Pierre-Gaston d’Orléans-Bragance épouse, à Séville, María de la Esperanza de Borbón-Dos Sicilias (1914-2005), princesse des Deux-Siciles et sœur de María de las Mercedes de Borbón-Dos Sicilias (1910-2000), comtesse de Barcelone.

De cette union naissent six enfants : Pedro Carlos d'Orléans-Bragance (né en 1945), prince d'Orléans-Bragance, qui épouse, en 1975, Rony Kuhn de Souza (1938-1979). Veuf, celui-ci épouse, en deuxièmes noces, en 1981, Patricia Alexandra Brascombe (1962-2009), puis en troisièmes noces, en 2018, Patrícia Alvim Rodrigues. D'où postérité des deux premiers mariages. Maria da Gloria d'Orléans-Bragance (née en 1946), princesse d'Orléans-Bragance, qui épouse, en 1972, le prince Aleksandar Karađorđević (né en 1945), prince héritier de Yougoslavie, et dont elle divorce en 1985. La même année, Maria da Gloria se remarie à Ignacio de Medina y Fernández de Córdoba (né en 1947), duc de Segorbe et Grand d'Espagne. D'où postérité des deux unions. Afonso d'Orléans-Bragance (né en 1948), prince d'Orléans-Bragance, qui épouse, en 1973, Maria Parejo y Gurruchaga (née en 1954), et dont il divorce en 1998. La même année, il épouse Silvia-Amelia Senna de Hungria Machado (née en 1953). De sa première union, il a deux enfants : Maria d'Orléans-Bragance, née le à Séville, qui épouse Walter Santiago Estellano Júlia d'Orléans-Bragance, née le à Petrópolis. Manoel d'Orléans-Bragance (né en 1949), prince d'Orléans-Bragance, qui épouse, en 1977, Margarita Haffner y Lancha (née en 1945), et dont il divorce en 1995. La même année, il épouse Elisa Ariza y Riobóo. De sa première union, il a deux enfants : Luísa Cristina d'Orléans-Bragance, née le à Séville Manoel Afonso d'Orléans-Bragance, né le à Séville, qui épouse en 2018 Cássia Letícia Ferreira Kerpel (née en 1982). Cristina d'Orléans-Bragance (1950-2025), princesse d'Orléans-Bragance, qui se marie, en 1980 au prince Jan Paul Sapieha-Rozanski (1935-1992), et dont elle divorce en 1992. D'où postérité. En secondes noces, elle épouse José Carlos Calmon de Brito, dont elle divorce en 1995. François Humbert d'Orléans-Bragance (né en 1956), prince d'Orléans-Bragance, qui épouse, en premières noces, en 1978, Christina Schmidt Peçanha (née en 1953), puis, en secondes noces, en 1980, Rita de Cássia Pires (née en 1961). D'où : Francisco Teodoro d'Orléans-Bragance, né le à Petrópolis, qui épouse Mathieu Nyssens Gabriel d'Orléans-Bragance, né en 1989 à Petrópolis Manuela d'Orléans-Bragance, née en 1997 à Petrópolis, qui épouse en 2024 Henry Grossi Kappaun (né en 1992).

Biographie vignette|redresse|Pierre-Gaston d'Orléans-Bragance et son grand-père Gaston, comte d'Eu. De fait, il visite pour la première fois le Brésil à l'âge de , en 1920, lorsque la loi d'exil touchant sa famille est abrogée par le président Epitácio Pessoa. Par la suite, Pierre-Gaston revient dans son pays en 1922, à l'occasion de la fête du centenaire de l'indépendance du Brésil.

Il réalise ensuite la plus grande partie de ses études en Europe. Mais, en 1936, il participe avec sa sœur Francisca à l'expédition qu'organise son père dans le Mato Grosso pour entrer en contact avec les peuplades indigènes et découvrir les régions encore sauvages de son pays.

À partir de la Seconde Guerre mondiale, Pierre-Gaston d’Orléans-Bragance et sa famille quittent définitivement la France et retournent vivre au Brésil. Et même si c'est en Espagne qu'il épouse Esperanza de Borbón en 1944, il retourne par la suite vivre dans le pays dont il s'estime être l'« héritier du trône ».

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Jusqu'à la fin des années 1990, Pierre-Gaston d’Orléans-Bragance dirige la Compagnie immobilière de Petrópolis, qui gère le patrimoine familial de l'ancienne famille impériale du Brésil.

Lors du ., le prince Pierre-Gaston est, avec son cousin et rival Luiz de Orléans e Bragança, le principal porte-voix de la restauration monarchiste. Mais, après la victoire des républicains, avec 86,6 % des suffrages, il interdit à ses partisans de fonder un parti monarchiste. Il se retire peu après sur la propriété de sa femme à Villamanrique de la Condesa, en Espagne, où il meurt le ..

La question dynastique depuis la mort de son père, Pedro de Alcântara, prince du Grão-Pará, en 1940. Pourtant, ce dernier avait renoncé à ses droits dynastiques au trône impérial du Brésil en épousant la comtesse Elisabeth Dobrzensky von Dobrzenicz. La comtesse Elisabeth Dobrzensky von Dobrzenicz appartenait à une ancienne famille de la noblesse de Bohême, mais qui n’était pas d’ascendance royale. Bien que le prince Pedro de Alcântara ne soit jamais revenu sur sa renonciation, le prince Pierre-Gaston doutait fortement de la validité juridique de cette renonciation et considérait qu'elle ne s'appliquait qu'à son père et non à ses descendants.

En 1946, il assume la direction de la Maison Impériale du Brésil avec le prédicat d'Altesse impériale et royale et la Grande Maîtrise des ordres impériaux de Dom Pedro I, de la Croix du Brésil et de la Rose, en rupture avec la renonciation de son père.

Dans une interview au journal brésilien , en 1936, il affirma : ; et il ajouta : Caio Júlio César Vieira, “Disputa de Príncipes” : du 27 janvier 1936, année , , édition, 1-2, lire en ligne. Référence de la Collection de périodiques de la Bibliothèque nationale du Brésil (Rio de Janeiro) : Microfilm PR-SPR 397 ; titre du périodique : Diário da Noite ; période : 2 janvier - 29 février..

En 1994, le juriste brésilien Paulo Napoleão Nogueira da Silva a écrit un texte, intitulé « Parecer sobre a Renúncia do Príncipe Dom Pedro d'Alcântara ». Selon Nogueira da Silva, en s'appuyant sur une analyse juridique de la querelle dynastique, le prince Pierre-Gaston était le chef de la maison impériale du BrésilPaulo Napoleão Nogueira da Silva, “Parecer sobre a renúncia do príncipe Dom Pedro de Alcântara” in Monarquia: verdades e mentiras, São Paulo, Edições GRD, 1994, , lire en ligne..

Ascendance

Titulature et décorations Titulature Les titres portés par les princes d'Orléans-Bragance n'ont aucune existence juridique au Brésil, ils sont considérés comme des titres de courtoisie accordés par le prétendant au trône : - 1946 : Son Altesse Royale le prince Pierre-Gaston d’Orléans-Bragance (naissance) ; 1946 - : Son Altesse Impériale et Royale le prince Pierre-Gaston d’Orléans-Bragance.

Décorations dynastiques 50x50px Grand-maître de l'ordre de la Croix du Sud (maison d'Orléans et Bragance, 1946). 50x50px Grand-maître de l'ordre de Pierre Ier (maison d'Orléans et Bragance, 1946) 50x50px Grand-maître de l'ordre de la Rose (maison d'Orléans et Bragance, 1946) 50x50px Chevalier de l'illustre ordre royal de Saint-Janvier (maison de Bourbon-Siciles, 1960) 50x50px Bailli grand-croix de justice avec collier de l'ordre sacré et militaire constantinien de Saint-Georges (maison de Bourbon-Siciles) 50x50px Grand-croix de l'ordre du Christ (maison de Bragance) 50x50px Chevalier de la Société royale d'équitation de Séville (royaume d'Espagne) 50x50px Grand-croix de l'ordre du Sauveur (royaume de Grèce) 50x50px Grand-croix d'honneur et de dévotion de l'ordre souverain de Malte (1966)

Annexes Bibliographie Isabelle d'Orléans, comtesse de Paris, Tout m'est bonheur (souvenirs), Éditions Robert Laffont, coll. « Vécu », Paris, 1978. 440 p.- p. de pl. ; . . Isabelle d'Orléans, comtesse de Paris, Les Chemins creux (souvenirs, suite de Tout m'est bonheur), Éditions Robert Laffont, coll. « Vécu », Paris, 1981. 274 p.- p. de pl. ; . . « Hommage : Dom Pedro, l’empereur est mort » dans Point de Vue , semaine du 2 au . « Dom Pedro d’Orléans-Bragance, l’adieu à un seigneur » dans Point de Vue , semaine du 23 au .

Articles connexes Maison d'Orléans-Bragance Isabelle de Bragance Pierre d'Orléans-Bragance

Liens externes

, sur le site de l'Instituto Brasileiro de Estudos Monárquicos do Rio Grande do Sul (IBEM-RS), . Elisabeth Dobrzensky Von Dobrzenicz, "Imperatriz do Brasil" par Victor Villon. Elisabeth Dobrzensky von Dobrzenicz “Empress of Brazil” par Victor Villon (traduction en anglais par Colin Foulkes). Paulo Napoleão Nogueira da Silva, « O Tio da Europa » (version du sur Archive.is), sur le site Brasil Realidade, . . Astrid Bodstein, « The Imperial Family of Brazil » (version du sur Archive.is), sur le site de The International Commission on Nobility and Royalty, .

Notes et références

Catégorie:Personnalité brésilienne du XXe siècle Pierre Gaston Catégorie:Prétendant au trône du Brésil (branche aînée) Catégorie:Naissance à Eu Catégorie:Naissance dans la Seine-Inférieure Catégorie:Naissance en février 1913 Catégorie:Décès en décembre 2007 Catégorie:Ordre de Saint-Janvier Catégorie:Décès dans la province de Séville Catégorie:Décès à 94 ans Catégorie:Chevalier de l'ordre souverain de Malte