vignette|« La Grande Guerre » (série d'images dans paquets de cigarettes, publiée par Cigarretten Bilddienstes Dresden) - Soldats ennemis : Belges. L’armée belge au début du est très modeste en comparaison de la puissance militaire de ses voisins allemand et français. Par rapport à ceux-ci, les troupes belges comportent quelques originalités de terminologie et d'organisation.

La Première Guerre mondiale commence pour le royaume de Belgique le ; son territoire est ensuite presque totalement envahi par les forces armées allemandes (Deutsches Heer), qui instaurent avant l'hiver l'occupation allemande de la Belgique.

Armée de temps de paix Dernières réformes À la suite d'une réorganisation majeure de l'armée autorisée par le gouvernement de Broqueville en 1912, l'armée du royaume se composait de ( dans l'active, dans les garnisons de forteresse et et auxiliaires). Cependant, cette réorganisation n'était pas encore complète car son achèvement était prévu pour 1926 et seulement étaient mobilisables en 1914. À ces effectifs s'ajoutent ceux de la Garde civique, qui s'élevaient à environ .

Le commandant en chef de l'armée était le roi Albert . En 1914, son chef d'état-major était le lieutenant-général chevalier de Selliers de Moranville.

Organisation militaire, à Gand : (en garnison à Gand), (Ostende) et (Bruges) régiments de ligne ; (Bruges) et (Gand) régiments de lanciers ; d’artillerie (Gand).

militaire, à Anvers : , , et de ligne (Anvers) ; de lanciers (Malines) ; d’artillerie (Lierre).

militaire, à Liège : (Hasselt), et (Liège) régiments de ligne ; de lanciers (Liège) ; d’artillerie (Liège).

militaire, à Namur : (Arlon) et de ligne (Namur) ; de chasseurs à pied (Charleroi) et de lanciers (Namur) ; d’artillerie (Namur).

militaire, à Mons : de ligne (Ath), (Mons) et (Tournai) régiments de chasseurs à pied ; de chasseurs à cheval (Mons).

militaire, à Bruxelles : régiment de grenadiers, et de carabiniers et de ligne (Bruxelles) ; (Tournai) et (Louvain) régiments de chasseurs à cheval, et de guides (Bruxelles) et bataillon de carabiniers cyclistes (Bruxelles) ; (Louvain) et (Bruxelles) régiments d’artillerie.

Fortifications

Effets de la mobilisation Doublement des unités L'application en 1914 du plan de mobilisation double les effectifs de l'armée belge : chaque régiment reçoit assez de réservistes pour dédoubler la majorité des unités.

Dans l'infanterie de ligne, chaque régiment passe de trois bataillons de temps de paix (, et d'« active ») à six, les trois nouveaux bataillons (, et bis) formant un nouveau régiment. Ces deux régiments sur le pied de guerre forment ensemble une « brigade mixte », mixte car comprenant aussi deux batteries d'artillerie (chacune à quatre canons). Chaque brigade comprend la compagnie de mitrailleurs du régiment d'active, possédant six mitrailleuses.

Composition d'une division L'armée belge est subdivisée en six « divisions d'armée » (l'équivalent des divisions d'infanterie dans les autres armées), complétées par une division de cavalerie. Chaque division se composait de trois brigades mixtes, un régiment de cavalerie, un régiment d'artillerie et diverses unités de transport.

La force nominale d'une division variait de à tous grades confondus, avec un effectif total de dix-huit bataillons d'infanterie, un régiment de cavalerie, dix-huit mitrailleuses et quarante-huit canons. Deux divisions (la et la ) ont chacune eu un détachement additionnel d'artillerie, pour un total de soixante canons.

La division de cavalerie avait deux brigades de deux régiments chacune, trois batteries à cheval, un bataillon de cyclistes, une compagnie de pionniers-pontonniers cyclistes et des unités de support. Son effectif total se montait à , 450 cyclistes et douze canons.

Ordre de bataille Commandant en chef : Albert , roi des Belges

La , commandée par le lieutenant-général Baix, est mobilisée en Flandre dans les provinces de Flandre-Orientale et de Flandre-Occidentale, avec son état-major à Gand : brigade mixte (à Gand), composée des et régiments de ligne ainsi que de deux batteries d'artillerie montées ; mixte (à Ostende), et de ligne, deux batteries montées ; mixte (à Bruges), et de ligne, deux batteries montées ; de lanciers (Bruges) ; d'artillerie (Gand), deux batteries montées et deux autres de réserve ; bataillon de génie divisionnaire (composé de deux compagnies de pionniers et de pontonniers).

La , commandée par le lieutenant-général Émile Dossin de Saint-Georges, est mobilisée dans la province d'Anvers, avec état-major à Anvers : mixte (Anvers), avec les et de ligne, ainsi que deux batteries montées ; mixte (Anvers), et de ligne, deux batteries montées ; mixte (Anvers), et de ligne, trois batteries montées ; de chasseurs à cheval (Louvain) ; d'artillerie (Lierre), quatre batteries montées et deux de réserve ; bataillon de génie divisionnaire.

La , commandée par le lieutenant-général Gérard Leman et mobilisée dans les provinces de Liège et du Limbourg, a son état-major à Liège : mixte (Bruxelles), composée des et de ligne, ainsi que de deux batteries montées ; mixte (Hasselt), et de ligne, deux batteries montées ; mixte (Liège), et de ligne, deux batteries montées ; mixte (Liège), et de ligne, deux batteries montées ; de lanciers (Liège) ; d'artillerie (Liège), deux batteries montées et deux de réserve ; bataillon de génie divisionnaire.

La , commandée par le lieutenant-général Augustin Édouard Michel du Faing d'Aigremont, est mobilisée dans la province de Namur, avec état-major à Namur : mixte (Laeken), composée des et de ligne, ainsi que de deux batteries montées ; mixte (Namur), et de ligne, deux batteries montées ; mixte (Namur), et de ligne, deux batteries montées ; mixte (Charleroi), et de chasseurs à pied, deux batteries montées ; de lanciers (Namur) ; d'artillerie (Tirlemont), deux batteries montées et deux de réserve ; bataillon de génie divisionnaire.

La , commandée par le lieutenant-général Adolphe Léon Jules Georges Ruwet, est mobilisée essentiellement dans la province de Hainaut, avec son état-major à Mons : mixte (Gand), avec les et de ligne, deux batteries montées ; mixte (Mons), et de chasseurs à pied, deux batteries montées ; mixte (Tournai), et de chasseurs à pied, deux batteries montées ; de chasseurs à cheval (Mons) ; d'artillerie (Louvain), deux batteries montées et deux de réserve ; bataillon de génie divisionnaire.

La , commandée par le lieutenant-général Albert Lantonnois van Rode, est mobilisée dans la province de Brabant, avec son état-major à Bruxelles : mixte (Bruxelles), composée du et de grenadiers, deux batteries montées ; mixte (Bruxelles), et de carabiniers, deux batteries montées ; mixte (Bruxelles), et de carabiniers, deux batteries montées ; de chasseurs à cheval (Tournai) ; d'artillerie (Bruxelles), deux batteries montées, deux à cheval et deux de réserve ; bataillon de génie divisionnaire.

La division de cavalerie, commandée par le lieutenant-général Léon de Witte de Haelen, a son état-major installé à Bruxelles : 1e brigade de cavalerie (Bruxelles), composée des régiment de guides et 2e régiment de guides ; de cavalerie (Gand), avec les et de lanciers, ainsi que le de chasseurs à cheval ; bataillon de carabiniers cyclistes (Bruxelles) ; groupe d'artillerie à cheval (trois batteries à cheval).

En outre, il y avait des garnisons dans les positions fortifiées d'Anvers, de Liège et de Namur, placées sous les ordres d'un commandant local, chaque régiment d'infanterie fournissant trois bataillons de forteresse : à Anvers, un régiment d'artillerie de côte à six batteries (quatre d'active et deux de réserve), un régiment d'artillerie de place à 25 batteries (organisé en cinq bataillons), le parc de siège et le régiment du génie (deux bataillons d'active à quatre compagnies, quatre bataillons de réserve, deux compagnies de sapeurs-mineurs, une compagnie de pontonniers et une de projecteurs ; à Liège, quatre bataillons d'artillerie, soit douze batteries d'active et trois batteries de réserve, ainsi qu'un bataillon de génie (à trois compagnies : de pontonniers, de sapeurs-mineurs et de télégraphistes) ; à Namur, trois bataillons d'artillerie, soit neuf batteries d'active et trois de réserve, ainsi qu'un bataillon de génie (trois compagnies)..

Bataille de Belgique

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Bibliographie . . « », dans J. E. Edmonds, , Macmillan & Co., Londres, 1922.

Articles connexes Ordre de bataille de l'armée allemande en 1914 Ordre de bataille de l'armée française en août 1914 Ordre de bataille de la Force expéditionnaire britannique en 1914 Mobilisation russe de 1914 Bataille des Frontières

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