thumb|Réacteur AVR. Le Centre de recherche de Juliers (en allemand : Forschungszentrum Jülich GmbH) est un des membres de la Helmholtz-Gemeinschaft (Association des centres nationaux de recherche Hermann von Helmholtz) et un des plus grands centres de recherche interdisciplinaires d'Europe. Il a été fondé le par l'État fédéral de Rhénanie-du-Nord-Westphalie et enregistré comme association, avant de devenir en 1967 le « Centre de recherche nucléaire de Juliers » (Kernforschungsanlage Jülich GmbH). En 1990, le nom de l'association a été changé pour celui de Forschungszentrum Jülich GmbH.

Le centre a connu un accident, avec contamination radioactive en 1978. Le site d’Ahaus d'accueil de déchets radioactifs , 152 conteneurs Castor entreposés dans le centre de recherche de Juliers qui doit être décontaminé à la suite de cet accidentAssemblée nationale & Sénat, OPECST, Rapport sur l'évaluation du Plan national de gestion des matières et des déchets radioactifs 2010-2012 (19 janvier 2011), rapporteurs : Christian Bataille et Claude Birraux, PDF, 347 pages ; Voir chap. Les sites actuels d’entreposage et de stockage, voir page 108 sur 347 de la version PDF du rapport.

Implantation thumb|Localisation du Centre de recherche de Juliers en Allemagne

Le Centre est situé au milieu de la forêt de Stetternich à Juliers (arrondissement de Düren, Rheinland). Il couvre une superficie de (voir la carte).

Financement Le budget annuel du Centre est approximativement de 360 millions d'euros. Ces dotations publiques se répartissent entre le gouvernement fédéral (90 %) et l'État fédéral de Rhénanie-du-Nord-Westphalie (10 %).

Personnel/effectif Le Centre emploie (en 2006) plus de dans les disciplines suivantes : physique, chimie, biologie, médecine et ingénierie. Elles travaillent sur les principes de base et les applications des domaines de la santé, de l'information, de l'environnement, et de l'énergie. Le personnel comprend environ , dont 400 doctorants, et 150 étudiants. Près de 800 personnes s'occupent de l'administration et des services, 350 des agences de direction de projet, et l'équipe technique comprend environ , alors qu'environ 350 stagiaires sont formés dans une vingtaine de disciplines différentes.

Chaque année, près de 700 scientifiques de plus de 50 pays différents visitent le Centre.

Enseignement et formations En 2003, le Centre a dispensé à 367 personnes des formations dans 20 professions différentes. La proportion des formations a atteint 9 %, soit plus du double de la moyenne nationale allemande (pour les sociétés de plus de 500 employés). En coopération avec la RWTH Aachen et l'Aachen University of Applied Sciences, le Centre propose également des cours académiques et pratiques combinés. Après avoir réussi aux examens, les diplômés se voient offrir un emploi de six mois dans la profession qu'ils ont choisie. Entre 1959 et 2007, environ 3800 stagiaires ont effectué une formation dans plus de 25 professions.

Le Centre lui-même ne donne pas de conférence, mais conformément au modèle dit « de Jülich », les directeurs des instituts sont des professeurs appointés par les universités proches, dans une procédure conjointe avec l'état fédéral de Rhénanie-du-Nord-Westphalie (habituellement Aix-la-Chapelle, Bonn, Cologne, Düsseldorf, mais aussi des universités plus lointaines telles que Duisbourg-Essen ou Münster). En y donnant des conférences, ils peuvent remplir leurs obligations d'enseignement. De nombreux autres scientifiques du Centre qui ont obtenu leur habilitation ont aussi entrepris de donner des conférences dans les universités voisines. En coopération avec les universités, ce qui est connu sous le nom d'« écoles de recherches » (par exemple « École de Recherche Allemande en Sciences de la Simulation » avec l'université RWTH Aachen ou l'« École de Recherche Internationale Helmholtz de Biophysique et Matière molle » avec les universités de Cologne et de Düsseldorf) ont été fondées pour renforcer le support à la formation scientifique des étudiants.

La formation des assistants en technique mathématique fait exception. En coopération avec l'université des sciences appliquées d'Aix-la-Chapelle (campus Juliers), de nombreuses conférences exigées pour la licence en « programmation scientifique » sont données dans l'Institut central de mathématiques appliquées (ZAM) par des professeurs d'université et des instructeurs du ZAM. Pour les mastères en sciences subséquents, le même modèle s'applique et les conférences sont données par le personnel du ZAM.

Chaque année, le Centre reçoit pendant deux semaines l'École de Printemps de l'IFF (Institut für Festkörperphysik) qui fait le point des connaissances sur la physique de la matière condensée.

Structure Organisation En 2007, le Centre de recherche est organisé en : 7 instituts, 4 divisions centrales, 2 groupes de programmes, 2 projets, et 2 organisations de gestion de projets Gestion de projets Juliers, et Organisation de gestion de projets « énergie, technologie, développement durable » (ETN).

Conseils de direction En 2006, les différents conseils participant à la direction du Centre sont : la réunion des partenaires, le comité de supervision, le comité de direction, composé de Prof. Achim Bachem (président) Ulrich Krafft (président délégué), et le conseil scientifique et technique.

Recherche La recherche à Juliers se divise en quatre domaines : santé, information, environnement et énergie. Les différents instituts et groupes de projets se classent dans cinq champs de recherche, avec chacun son propre directeur :

Santé : Directeur de recherche, Prof. Karl Zilles, Institut de neurosciences et biophysique, Biophysique cellulaire (INB-1), Biophysique moléculaire (INB-2), Médecine (INB-3), Chimie atomique (INB-4), Institut de biotechnologie (IBT), Information : directeur de recherche, Prof. H. Müller-Krumbhaar, Institut de bio- et nanosystèmes (IBN), Institut de recherche en physique des solides (IFF), Environnement : directeur de recherche, Prof. U. Schurr, Institut de chimie et dynamique de la géosphère (ICG), Stratosphère (ICG-1), Troposphère (ICG-2), Phytosphère (ICG-3), Agrosphère (ICG-4), Systèmes sédimentaires (ICG-5), Énergie : directeur de recherche, Detlev Stöver, Institut de recherche sur l'énergie (IEF), Synthèses et traitement de la matière (IEF-1), Microstructure et propriétés de la matière (IEF-2), Cellules de combustibles (IEF-3), Physique des plasmas (IEF-4), Énergie photovoltaïque (IEF-5), Recherche en sécurité et technologie des réacteurs (IEF-6), Analyse des systèmes et évaluation technologique (IEF-STE), Projet cellules de combustibles (IEF-PBZ), Projet fusion nucléaire (IEF-KFS), Compétences-clé : directeur de recherche, Prof. Hans Lüth, Informatique scientifique Institut de simulation avancée : Centre de superordinateur de Juliers (JSC), Institut d'informatique John von Neumann (NIC), Physique : Institut de recherche en physique des solides (IFF), Institut de physique nucléaire (IKP), Centre de science des neutrons de Juliers (JCNS), Centre de microscopie et spectroscopie électronique Ernst Ruska (ER-C).

En 2007, le prix Nobel de physique est décerné à Peter Grünberg et Albert Fert pour leur découverte indépendante de la magnétorésistance géante. Grünberg est maître de recherche au Centre de recherche de Juliers.

Grands instruments

Cooler Synchrotron COSY COSY (Cooler Synchrotron, en français Synchrotron à refroidisseur) est un accélérateur de particules et anneau de stockage (de de circonférence) permettant d'accélérer les protons et les atomes d'hydrogène lourd et exploité par l'Institut de Physique nucléaire (IKN) du centre de recherche.

COSY se distingue par ce que l'on appelle un refroidisseur de faisceau, qui réduit la déviation des particules sur leur parcours prédéterminé (qui se comprend également comme le mouvement thermique des particules) en utilisant le refroidissement électronique et stochastique. COSY comprend un certain nombre d'installations expérimentales permettant d'étudier la physique des hadrons. Figurent parmi celles-ci le spectromètre magnétique ANKE, le spectromètre de vol TOF et le détecteur universel WASA, qui a été transféré en 2005 de COSY vers l'anneau de stockage du Svedberg Labor (TSL) de l'université d'Uppsala, en Suède. C'est un des seuls accélérateurs de niveau énergétique intermédiaire disposant des deux types de refroidissements, électronique et stochastique.

Il est utilisé par les chercheurs allemands et ceux d'instituts de recherche étrangers à des stations cibles internes et externes. C'est l'une des installations de recherche utilisées pour des recherches en collaboration ayant reçu le support du ministère fédéral allemand de l'Éducation et de la Recherche.

Réacteur de recherche FRJ-2

right|thumb|Le réacteur de recherche FRJ-2

FRJ-2 était un réacteur de la classe DIDO (qui utilisent de l'uranium enrichi comme combustible métallique et de l'eau lourde aussi bien comme modérateur de neutrons que comme liquide de refroidissement primaire. Un réflecteur de neutrons en graphite encercle également le cœur). Il a servi pour des expériences sur la diffusion des neutrons. Il était exploité par la Division Centrale des Réacteurs de Recherche (ZFR). Classé comme la source de neutrons la plus puissante de l'Association Helmholtz, FRJ-2 était d'abord utilisé pour mener des expériences de dispersion et de spectroscopie des matières condensées.

FRJ-2 a été fermé le , après près de 44 années (ou ) d'exploitation. Les installations de FRJ-2 ont été démontées une pièce après l'autre et transférées au réacteur de recherche FRM-II de Munich.

Super-ordinateurs Les super-ordinateurs suivants ont tous été exploités à Juliers par l'Institut central de mathématiques appliquées (ZAM), dans le cadre de l'Institut d'informatique John von Neumann (NIC).

JUGENE - Système Petascale BlueGene/P fonctionne depuis l'automne 2007. C'est un ordinateur IBM de type Blue Gene/P. Il a démarré officiellement en . Ses ont atteint 220 TFlops. À son démarrage, c'était l'ordinateur le plus rapide d'Europe et le deuxième au mondeIBM Germany: Schnellster Rechner Europas kommt nach Jülich. Le , JUGENE récemment perfectionné fut dévoilé. Il intègre de processeurs, une mémoire de 144 téraoctets, et une mémoire de masse de 6 pétaoctets répartie dans 72 racks. Avec une performance en pointe de l'ordre de un pétaFLOPS, il est actuellement () le quatrième ordinateur le plus rapide au mondehttp://www.top500.org/list/2009/11/100 TOP500 List - November 2009, derrière (installé au NISC, université du Tennessee à Knoxville), IBM Roadrunner (Laboratoire national de Los Alamos, Nouveau-Mexique), et à l'Oak Ridge National Laboratory du Département de l'Énergie, également à Knoxville, tous les trois aux États-Unis).

JUROPA JuRoPA (Jülich Research on Petascale Architecture) est un super-ordinateur en clusters (en grappe) à base d'Intel Xeon X5570, avec une performance de pointe de 308 TFLOPS, et une mémoire de masse de 79 téraoctets. Au classement mondial des ordinateurs les plus rapides, il détient actuellement la , et vient au en Europe et au hors États-Unis.

JUBL JUBL (Jülich BlueGene/L) était un super-ordinateur massivement parallèle basé sur l'architecture Blue Gene/L d'IBM, avec processeurs, ( nodes chacun avec deux processeurs) et une mémoire morte de 4,1 téraoctets (512 mégaoctets par node). En pointe, ses performances pouvaient atteindre un niveau (Rppointe) de 45,87 TFLOPS. Le niveau de performance LINPACK (Rmax) est 37.33 TFLOPS. Au moment de sa mise en service officielle, JUBL était le le plus puissant au monde.

JUICE