James Salter, né James Arnold Horowitz le à Passaic dans le New Jersey James Salter, a ‘Writer’s Writer’ Short on Sales but Long on Acclaim, Dies at 90 par Helen Verongos dans The New York Times du 19 juin 2015. et mort le « La disparition de James Salter » par Pierre Maury dans Le Soir du 20 juin 2015.James Salter au septième ciel par Éric Neuhoff dans Le Figaro du 20 juin 2015. à Sag Harbor dans l'État de New York, est un écrivain américain.
Biographie James Salter est le nom de plume de James A. Horowitz, fils de George Horowitz, un agent immobilier et entrepreneur. Né dans le New Jersey, il grandit à Manhattan et fait une partie de sa scolarité à la Horace Mann School dans le Bronx.
Il entre à l'académie militaire de West Point en 1942 à l'instigation de son père, lui-même ancien élève. À cette époque, en raison de la guerre, le nombre d'élèves a doublé et le programme d'études a été ramené à trois ans, contre quatre en temps de paix. Il obtient son diplôme en 1945.
Pendant ses études, il est formé au pilotage, d'abord à Pine Bluff (Arkansas), puis à Stewart Field, New York. Au cours d'un vol d'entraînement en , à court de carburant, il s'égare, confond un pont de chemin de fer avec une piste et s'écrase avec son mono-moteur T-6 Texan sur une maison à Great Barrington (Massachusetts).
Probablement à cause de cet incident, il est ensuite orienté vers une formation sur bombardier bimoteurs B-25. Pour sa première affectation dans l'US Air Force, il est nommé à la escadrille de transport, successivement basée aux Philippines puis au Japon. Il est promu premier lieutenant en .
Après une affectation à Hawaï, il poursuit à partir d' ses études supérieures à l'université de Georgetown dont il sort diplômé en (master's degree). Il est affecté au quartier général du Tactical air command à Langley en . Après s'être porté volontaire pour combattre en Corée (Guerre de Corée, 1950-1953), il rejoint en , le escadrille de chasse et d'interception, une unité réputée de chasseurs de Migs, dotée de F86 Sabre. Du au , il participe à plus de cent missions. Une victoire contre un Mig-15, le , est officiellement portée à son crédit.
Stationné ensuite en Allemagne, puis en France, promu major et destiné au commandement d'une escadrille, mais tenté depuis longtemps par l'écriture, il publie en 1956 sous le pseudonyme de James Salter, son premier roman, The Hunters (Pour la gloire, en version française), tiré de son expérience en Corée. Le succès de ce livre, qui sera porté à l'écran en 1958 par Dick Powell, avec Robert Mitchum, lui permet de quitter l'US Air Force en 1957, après 12 années de service, dont 6 comme pilote de chasse, et de se consacrer entièrement à la littérature.
La version cinématographique de The Hunters (Flammes sur l'Asie en français), saluée par la critique, est cependant très différente du roman de Salter, qui traite de la lente auto-destruction d'un pilote de chasse de 31 ans, considéré comme un « as », mais qui n'a trouvé que de la frustration dans son premier combat, tandis que d'autres autour de lui parvenaient à la gloire grâce à des faits parfois inventés.
Son second roman, The Arms of Flesh (1961) reste inspiré par son expérience de pilote. Une version profondément remaniée sera publiée en 2000 sous le titre Cassada (Cassada, L'Olivier 2001). Salter prendra plus tard ses distances avec ses premiers "romans de l'Air Force", qu'il jugera peu satisfaisants.
Installé à New York avec sa famille, il commence une carrière de scénariste de documentaires et de films pour Hollywood, qu'il trouvera peu gratifiante. Il publie en 1967 A Sport and a Pastime (Un sport et un passe-temps, L'Olivier 1996), premier livre qu'il jugera plus tard conforme à ses ambitions littéraires. Un sport et un passe-temps se déroule en France dans les années 1960. Le roman évoque une passion très sensuelle entre un étudiant américain et une jeune Française, racontée au présent par un narrateur anonyme.
Après A sport and a Pastime, et à côté de nombreux essais et recueils de nouvelles, édités entre 1988 et 2017, Salter écrit 3 autres romans: Light years (1975; Un bonheur parfait, L'Olivier, 1997)), Solo Faces (1979; L'homme des hautes solitudes, L'Olivier, 2003)) et All that is (2013; Et rien d'autre, L'Olivier, 2014), ainsi que ses remarquables mémoires, Burning the Days (1997; Une vie à brûler, 1999)).
La prose de James Salter, considéré comme une des grands stylistes de la littérature américaine, a été comparée à celle d'Ernest Hemingway et d'Henry Miller, mais dans des entretiens avec son biographe, William DowieWilliam Dowie, James Salter, Twayne Publishers, 1998, , il indique qu'il a été surtout influencé par André Gide et Thomas Wolfe
James Salter avait une passion pour la France et sa culture, mais il n'a été traduit et apprécié en France que tardivement. À sa mort, de nombreux articles, très élogieux, lui ont été consacrés, tels celui du Monde (), sous la plume de Florence Noiville, qui évoque "ce très grand écrivain", "un dur à cuire mélancolique. Visant l'essentiel dans ses textes comme dans la conversation".
Salter divorce de sa première épouse, Ann, en 1975, avec laquelle il a eu quatre enfants. À partir de 1976, il partage sa vie avec la journaliste Kay Eldredge, qui lui donne un fils, et qu'il épouse en 1998 à Paris. Il publie avec elle en 2006 Life is Meals: a Food Lover's Book of Days.
James Salter est élu à l'Académie américaine des arts et des lettres en 2000.
Œuvres Littérature The Hunters (roman, 1957) The Arm of Flesh (roman, 1961, republié sous le titre Cassada en 2000) A Sport and a Pastime (roman, 1967) Light Years (roman, 1975) Solo Faces (roman, 1979) Dusk and Other Stories (roman, 1988) - PEN/Faulkner Award 1989 Still Such (poésie, 1988) Burning the Days (mémoires, 1997) Gods of Tin (compilation, 2004; sélection de The Hunters, Cassada, et Burning the Days) Last Night (nouvelles, 2005) There and Then: The Travel Writing of James Salter (essai, 2005) Life Is Meals: A Food Lover's Book of Days co-écrit avec Kay Salter, (2006) My Lord You and Palm Court. Deux courtes nouvelles éditées dans un même ouvrage par Picador en 2006 Memorable Days: The Selected Letters of James Salter and Robert Phelps (2010) All That Is (roman, 2013) Collected Stories (2013) Scénario 1969 : La Descente infernale (Downhill Racer) de Michael Ritchie 1969 : Le Rendez-vous (The appointment) de Sidney Lumet 1969 : Trois (Three) de James Salter 1981 : Threshold, de Richard Pearce Réalisation 1969 : Trois (Three)
Notes et références
Bibliographie William Dowie, James Salter, Twayne, New York, N. Y. ; Prentice Hall international, London, Mexico City, New Delhi [etc.], 1998, Alex Vernon, Soldiers once and still : Ernest Hemingway, James Salter & Tim O'Brien, University of Iowa Press, Iowa City, 2004,
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