La Piste des Sioux est le neuvième album de la série de bande dessinée Blueberry de Jean-Michel Charlier (scénario) et Jean Giraud (dessin). Il a d'abord été prépublié dans Pilote avant d’être publié en album en 1971. C'est le troisième du cycle du cheval de fer (quatre tomes)Le nom du cycle est listé dans Blueberry // Le site officiel : Aller à http://www.dargaud.com/blog/blueberry/blueberry.htm ; Cliquer sur « Dans la même fenêtre » ; Cliquer sur « Passer l'intro » ; En haut à la droite, cliquer sur « Simple visite » ; Sous la carte en vis-à-vis des , cliquer sur « Blueberry » ; Déplacer le pointeur de la souris au-dessus de « 9 » ; Le titre du cycle apparaît dans le bandeau en dessous. (Le personnel de rédaction de Dargaud a décidé de regrouper les séries Blueberry, La Jeunesse de Blueberry, etc., dans des cycles. Les albums appartiennent à des .).
Résumés
Court Malgré les dénégations de MacClure et de , un officier de l’Union Pacific (UP) affirme que Blueberry a volé l'argent destiné aux travailleurs de l'UP. Par la suite, les deux forgent un plan pour faire lever le siège du camp de tête de l'UP : faire croire qu'un régiment se dirige vers la région pour combattre les indiens. De son côté, capturé par des indiens menés par un bandit, Blueberry décide de révéler l'endroit où se trouve l'argent. Plus tard, le bandit se rend compte que Blueberry l'a trompé. Ne voulant pas acheter d'armes pour le compte des indiens, il s'enfuit avec sa bande. Blueberry, profitant de la situation, exige que les indiens cessent leurs attaques. Le camp de tête est sauvé, mais le bandit est toujours dans la région.
Détaillé En première page de l'album, les auteurs résument les précédents albums du cycleLa Piste des Sioux, p. 3.
Au bureau de l'Union Pacific (UP) à Julesberg, MacClure et rendent compte de l'échec de la mission de ravitaillement. L'un des officiers de l'UP, Sharp, doute de l'honnetêté de Blueberry : MacClure et , enragés par les propos de Sharp, frappent les hommes présents, MacClure promettant pire de la part de BlueberryLa Piste des Sioux, p. 4. thumb|Des fusils à répétition de marque Winchester, la Henry Rifle et une Winchester Mod 1866 Musket. De son côté, Blueberry se dirige vers le camp de tête de l'UP, mais il est précédé et capturé par des indiens menés par SteelfingersLa Piste des Sioux, p. 5-6. Sous la menace de la torture, il promet de guider Steelfingers à la sacoche qu'il a enterrée près d'un cours d'eau à trois jours de leur positionLa Piste des Sioux, p. 7. Le lendemain, Blueberry apprend que les indiens attendent de recevoir des fusils avant de se lancer dans une confrontation plus violente. Il affirme que les indiens ne recevront aucun fusil de la part de Steelfingers, et rajoute que . Furieux, Steelfingers lui donne un coup de sa main artificielle pour le faire taire. L'un des chefs indiens intime à Steelfingers de ne plus frapper Blueberry sans sa permissionLa Piste des Sioux, p. 8.
À Julesberg, MacClure s'apitoie sur le sort de Blueberry, alors que lui demande de se taire et de l'aider à trouver un moyen pour empêcher les indiens d'attaquer le camp de tête de l'UP. Involontairement, MacClure offre une solution : Quelques instants plus tard, profitant de la nuit, les deux s'éloignent à cheval en direction de l'est en suivant le chemin de fer. Après quelques heures de chevauchée, ils s'arrêtent près d'un poteau télégraphique. coupe l'un des fils à l'aide d'une balle bien ajustée. Il enroule l'un des fils sur son revolver et l'autre sur son fusil : il a ainsi formé un manipulateur de télégraphe élémentaire. Il forge un message à l'intention du bureau du télégraphe à Julesberg, message qui annonce l'arrivée imminente de soldatsLa Piste des Sioux, p. 8-10.
Une fois son message envoyé, il coupe tous les fils. De cette façon, les gens à Julesbeg ne pourront obtenir une confirmation de la teneur du message. Les deux hommes retournent rapidement à Julesberg pour cacher leur sortie. Au bureau du responsable militaire, les gradés apprennent que , lequel exige que des patrouilles de reconnaissance soient envoyées en direction du camp de tête de DodgeLa Piste des Sioux, p. 11.
Au saloon de Julesberg, des clients discutent avec animation de l'arrivée des soldats. L'un de ceux-ci, ressemblant à Oncle SamLa Piste des Sioux, p. 12, case 1, affirme que L'un des employés, un métis, part prévenir les indiens du danger qui les guetteLa Piste des Sioux, p. 12.
Blueberry a guidé Steelfingers et des indiens vers la prétendue cachette. Lorsque Steelfingers lui demande plus de précision, Blueberry lui affirme qu'il a enterré la sacoche de nuit près d'un pin. Pendant qu'ils creusent, des indiens décodent des signaux de fumée qui annoncent . Steelfingers affirme que c'est impossible. Une heure après, le métis confirme l'arrivée des soldats. Après quelques discussions animées, les indiens sont convaincus que des soldats sont en route pour les combattreLa Piste des Sioux, p. 13-14.
Steelfingers, inquiet, demande à Chris où en sont les recherches pour retrouver la sacoche : Furieux, il menace Blueberry de son couteau, qui lui réplique que . Voulant se venger, Steelfingers s'apprête à le tuer d'un coup de couteau, mais l'un des chefs indiens s'interpose. Il exige que Steelfingers fournisse les armes promises. Steelfingers lui réplique que . Red Cloud exige à nouveau que Steelfingers leur ramène des fusils, ce que Steelfingers promet. Blueberry affirme avec force que Steelfingers ment. Après avoir empêché Steelfingers de donner un coup à Blueberry, Red Cloud exige que ses hommes lui ramènent des fusils, sinon il sera attaché au poteau de torture d'ici quelques jours. Steelfingers rédige un message à l'intention de ses hommesLa Piste des Sioux, p. 14-15.
thumb|Ponies dans les Shetland. Photographie prise vers 1900.
Le message ordonne à Chris d'abattre les deux indiens qui gardent les ponies et de s'enfuir, les deux sur le même cheval, à toute vitesse. , les deux bandits exécutent le plan. Les hommes de la bande tuent à bout portant tout indien qui veut s'interposerLa Piste des Sioux, p. 16.
Les chefs indiens comprennent qu'ils ont été trompés. Ils sont prêts à , mais Blueberry les détrompe en leur affirmant que les chefs blancs préfèrent une à la . Il est prêt à parler au nom des indiens, mais exige que ceux-ci se retirent dans les Black Hills, là où ils pourront se protéger des blancs tout en montrant un signe de bonne volonté. Les chefs acceptentLa Piste des Sioux, p. 17-18.
Blueberry demande aux chefs indiens ce qu'ils sont prêts à donner en échange d'une paix durable. Ils promettent de cesser de s'opposer à la construction du chemin de fer. Le lendemain, un défenseur du camp de tête de l'UP découvre que les indiens ont levé le camp : ils ont tous reçu l'ordre de se rendre dans les Black HillsLa Piste des Sioux, p. 18.
Blueberry, dès qu'il s'est éloigné du campement indien, se rend à l'endroit où il a caché la sacoche. Cependant, Chris le repère à l'aide de jumelles et en informe les membres de sa bande. À Julesberg, Sharp somme MacClure et de l'amener à la cachette de la sacoche. Après avoir déterré la sacoche, Blueberry est surpris, et désarmé, par la bande de Steelfingers. Les bandits veulent immédiatement leur part, mais Steelfingers freine leur ardeur, leur rappelant qu'ils sont poursuivis et suggère d'attendre plus tard pour le partageLa Piste des Sioux, p. 19-21.
thumb|left|Recto du premier billet officiel de 1 dollar américain, billet émis en 1862.
Alors que les bandits s'apprêtent à torturer Blueberry, celui-ci se défend avec vigueur, donnant au passage un coup de pied à la tête de Steelfingers. Blueberry est aussitôt assommé. L'un des hommes de la bande alerte ses compagnons que des hommes à cheval s'approchent. Steelfingers suggère de laisser dans une poche de Blueberry : il sera ainsi sommairement jugé coupable du vol de la sacocheLa Piste des Sioux, p. 22.
Les hommes venus de Julesberg découvrent Blueberry inconscient et seul. Sharp, en voyant les billets de banque dans sa poche, l'accuse d'avoir volé l'argent. Blueberry se défend et accuse les hommes de la bande de Steelfingers du vol. De plus, il affirme qu'il a reçu pleins pouvoirs pour négocier au nom des indiens. MacClure et doutent de ses affirmations, car il se trouve loin de l'endroit où il devait être. Sharp convainc les soldats qui l'accompagnent de menotter Blueberry. À sa demande, MacClure et vont chercher le général Dodge pour l'innocenter. Sharp exige qu'ils soient également arrêtés, en vainLa Piste des Sioux, p. 23-26.
De leur côté, Steelfingers et Chris complotent pour partager les dollars de la sacoche : Steelfingers affirme posséder une bouteille d'alcool droguée, . Si Chris en propose, les autres membres de la bande se méfieront moins. En effet, ils désarment Steelfingers lorsqu'ils font une pause pour manger et boire. Juste avant le partage, Chris offre à boire : l'alcool contient un poison qui tuent tous ceux qui en ont bu. Voyant Steelfingers désarmé, Chris tente de l'abattre, mais l'autre dans la sacocheLa Piste des Sioux, p. 27-28.
À Julesberg, des clients du saloon accusent sommairement Blueberry d'avoir volé les destinés aux travailleurs de l'UP. Plusieurs « durs » décident de le pendre, car ils croient que l'armée , puis n'en parlera plus. Au bureau de l'officier militaire, les gens sur place apprennent que des hommes veulent lyncher Blueberry. Alors qu'il est emmené par quelques soldats et le shérif à la prison de Julesberg, des hommes les attaquentLa Piste des Sioux, p. 30-31. thumb|Sitting Bull en 1885. Steelfingers, chevauchant dans une forêt, est heureux de son sort, car Blueberry sera accusé à sa place et tous les membres de sa bande sont morts. Cependant, le coup de feu de son Derringer a suffi pour diriger Sitting Bull et ses chasseurs vers lui. Steelfingers est prêt à donner les dollars de la sacoche, mais Sitting Bull veut autre choseLa Piste des Sioux, p. 31-32.
Au saloon de Julesberg, des hommes exigent la mort de Blueberry. Stimulés par la haine et l'alcool, plusieurs se dirigent vers la prison. Le shérif et son aide ne parviennent pas à les calmer et des hommes forcent le passage vers l'intérieur de son bureau. Blueberry s'empare d'un revolver et menace les attaquants de leur tirer dessus. Voyant qu'ils ne parviendront pas à s'en emparer, des hommes vont chercher des barils de pétrole pour mettre le feu à la prison. Mais Blueberry crève les barils à coups de fusils alors qu'ils sont dans la rue et menace d'y mettre le feu si des hommes s'approchent de la prisonLa Piste des Sioux, p. 31-33.
Au matin, Blueberry ne peut se déterminer à tuer vingt hommes, . Il propose de se rendre, mais exige d'être jugé. Alors que le shérif lui promet un tribunal impartial, des « durs » décident de l'abattre au moment où il sortira de la prison. Au moment où ils s'apprêtent à tirer, un contingent de soldats, menés par le général Dodge, arrivent en ville, ce qui interrompt leur lancée. Dodge raconte rapidement à Blueberry les derniers développements, dont l'arrivée du général Allister qui , mais ordonne à Blueberry de se rendre au fort où il sera emprisonné tant que l'argent ou le voleur ne sera pas retrouvéLa Piste des Sioux, p. 34-35.
Après quelques jours, , envoyé pour obtenir une rencontre avec les chefs indiens, arrive au fort et annonce au général Dodge que les chefs sont prêts à parlementer si Blueberry se trouve parmi les hommes blancs. Sharp craint un guet-apens, car les indiens exigent que tous les blancs présents aux négociations soient désarmés. Dodge, indécis, demande l'avis de Blueberry. Celui-ci lui réplique qu'il faut saisir cette dernière chance, et que Dodge peut se fier . Pour empêcher Blueberry de s'enfuir, Sharp exige qu'il soit menottéLa Piste des Sioux, p. 36-37.