La d'infanterie nord-africaine ( DINA) est une division d'infanterie de l'armée de terre française créée pendant l'entre-deux-guerres et qui a participé à la Seconde Guerre mondiale. Elle regroupait des troupes indigènes recrutées en Afrique française du Nord : tirailleurs marocains, algériens et tunisiens.
Elle disparait pendant la bataille de France : détruite une première fois fin dans le Nord de la France, elle est brièvement reconstituée comme légère d'infanterie nord-africaine () en juin.
Les chefs de la DINA
1932 - 1936 : général Giraud 1936 - 1937 : 1937 - 1940 : 1940 :
Historique
Entre-deux-guerres vignette|Manœuvres de Haute-Maurienne en septembre 1930, mulets et tirailleurs du . Les deux premières divisions d'infanterie nord-africaine sont créées en 1928 pour regrouper les unités nord-africaines affectées aux forces mobiles, aptes selon la loi du 28 mars 1928 relative à la constitution des cadres et effectifs de l'armée à répondre immédiatement à une attaque contre le territoire français. La est créée à Toul tandis que la remplace la d'infanterie dans le Sud-Est, le long du Rhône.
Les tirailleurs de la sont aptes à intervenir en tout point de la frontière alpine. S'entraînant au combat en montagne, les nord-africains sont également affectés à la construction d'ouvrages pour la Ligne Maginot dans les Alpes. Ils forment des sections d'éclaireurs-skieurs, une bataillon, de la même manière que les chasseurs alpins français.
De la mobilisation au Nord, septembre 1939 à mai 1940 À la mobilisation de 1939, la division s'installe dès le en Haute-Savoie ( à Chamonix, à Rumilly et autour de Cusy). La division part pour l'Argonne le . La division y est employée aux travaux de préparation du front, installant son PC à Triaucourt-en-Argonne (), Verdun (), Spincourt (), Jarny () puis Burange ().
La division passe en réserve du Grand Quartier général français fin décembre, s'installant autour de La Ferté-Milon. La division est bien équipée mais ses équipements de transport sont anciens et en nombre insuffisant.
Le , la division embarque par voie ferrée vers Valenciennes. À cause de retards dans son mouvement, la division est désorganisée lorsque ses premiers éléments arrivent le 15 pour être engagés dans la bataille de la Sambre. Le lendemain, la division a été coupée en quatre : trois bataillons de tirailleurs à Valenciennes, l'artillerie en forêt de Mormal, l'état-major et les services au Nord de la division, le reste de l'infanterie autour de Trélon. Le du défend Jolimetz avec quelques chars et cavaliers motorisés de la le 18. Un bataillon et demi du (dont les rescapés de Jolimetz), un autre du et un du défendent Le Quesnoy du à leur reddition le 21. Deux bataillons du et un du combattent dans le bois d'Antigny. Le groupe du et le du défendent Béthune.
Le 22, les restes de la division sont regroupés avec le , deux companies du , deux bataillons du régional et deux bataillons du de pionniers. Le groupement défend au niveau de Béthune le canal Dunkerque-Escaut. Il se replie derrière le canal le 23, puis vers Estaires le 27 et la Lys le lendemain. Entre le et le , une partie des rescapés est évacuée depuis Dunkerque.
Le , trente deux soldats marocains appartenant au régiment d'artillerie de la d'infanterie nord-africaine qui avaient été faits prisonniers le entre Valenciennes et Béthune, sont fusillés par les Allemands dans la petite commune de Febvin-Palfart..
La légère d'infanterie nord-africaine en juin 1940
En , les restes des , , et DINA et de la division marocaine sont utilisés pour former la légère d'infanterie nord-africaine. Ils sont regroupés à partir du près de Bernay dans l'Eure. Le 14, la division est parvenue à mettre sur pied trois bataillons d'infanterie mais est dépourvue d'artillerie. Son groupe de reconnaissance, son génie et les transmissions disposent des effectifs nécessaires mais pas de l'équipement requis. Cet effectif est ensuite porté à quatre bataillons et deux escadrons à pied au groupe de reconnaissance, et deux groupes de 75 qui rejoignent depuis l'Oise. La division tente le d'arrêter les Allemands sur la Dives à Jort et Coulibœuf puis le lendemain sur l'Orne entre Écouché et La Lande-de-Lougé. La division est capturée le 18 à Ambrières-les-Vallées, bien qu'un élément, incluant le général Tarrit, parvient à embarquer à Quiberon le .
Composition et garnisons vignette|La rue du à Belley, nommée en mémoire de la présence d'un bataillon du régiment dans la ville. À sa création, la division est constituée des unités suivantes :
nord-africaine (état-major à Lyon) : de tirailleurs marocains (, renuméroté en ) : état-major et et bataillons à Bourg-en-Bresse, à Belley (devient le du , sans changer de garnison, en ), (, ex-, à Bourg-Saint-Maurice d' à ). de tirailleurs tunisiens : état-major et et bataillons à Sathonay (puis à Chambéry à partir de ), à Lyon (puis Sathonay à partir de ), bataillon à Bonifacio. nord-africaine (état-major à Avignon) : de tirailleurs marocains (, renuméroté en ) : état-major et bataillon à Romans-sur-Isère (Montélimar à partir de ), bataillon à Valence (devient le du , sans changer de garnison, en ), à Privas, (, ex-, à Embrun à partir d' à ). de tirailleurs algériens (, renuméroté en ) : état-major et bataillon à Avignon, bataillon à Arles, à Tarascon. Artillerie divisionnaire (AD/) : d'artillerie divisionnaire à Lyon.
En , les deux brigades sont dissoutes et le quitte la division pour rejoindre la à Verdun. L'organisation est alors la suivante :
Infanterie divisionnaire (ID/) : de tirailleurs marocains : état-major et et bataillons à Bourg-en-Bresse, à Valence. de tirailleurs tunisiens : état-major à Sathonay (puis Valence à partir d'), à Chambéry (puis Privas à partir d'), à Sathonay (puis Valence à partir de ), à Sathonay (puis Montélimar à partir d'), bataillon à Bonifacio. de tirailleurs algériens : état-major et bataillon à Avignon, bataillon à Arles, à Tarascon. Artillerie divisionnaire (AD/) : d'artillerie divisionnaire à Lyon.
De à , la composition est la suivante :
Infanterie : de tirailleurs algériens (trois bataillons et antichar), de tirailleurs tunisiens (trois bataillons), de tirailleurs marocains (trois bataillons et de pionniers), Artillerie : d'artillerie divisionnaire nord-africaine (trois groupes de 75 et batterie divisionnaire antichar de 47), d'artillerie lourde divisionnaire nord-africaine (un groupe de 105 C et un groupe de 155 C), d'artillerie, de munitions hippomobile, de munitions automobile, Cavalerie : de reconnaissance de division d'infanterie (deux groupes d'escadrons), Génie et transmissions : de sapeurs-mineurs (dissous en , forme les compagnies de sapeurs-mineurs 91/1 et 92/2), compagnie télégraphique 91/81, compagnie radio 91/82, Train : compagnie hippomobile du train 91/14, compagnie automobile du train 191/14, Intendance et santé : groupe sanitaire divisionnaire 91, groupe d'exploitation divisionnaire 91/14.
La légère d'infanterie nord-africaine est reconstituée en avec les unités suivantes :
de tirailleurs algériens (deux bataillons), de tirailleurs marocains (deux bataillons), d'artillerie nord-africaine (deux groupes de 75), de reconnaissance de division d'infanterie (deux escadrons à pied), Génie et transmissions : personnels disponibles mais sans équipement.
Notes et références
Annexe
Bibliographie
.
Articles connexes Armée française en 1940 Protectorat français au Maroc Protectorat français de Tunisie Algérie française
Catégorie:Division d'infanterie de l'Armée de terre française