André Mary ( à Châtillon-sur-Seine - à Paris .) est un poète français.
Biographie Il débute en poésie comme disciple de Jean Moréas et de l'école "romane" dont le théoricien fut Charles Maurras. André Mary, voulant élargir les bases de cette école, fonde l'école « gallicane » dont le nom lui semblait plus spécifiquement national et sonnait encore plus « archaïque » que l'autre. Elle se distingue de la première par le recours aux « trésors inépuisables des parlers de province » Thérive, André, "André Mary, Poète gallican" in Revue des 2 Mondes, 1983. https://www.revuedesdeuxmondes.fr/wp-content/uploads/2016/11/6c13bbcecf2c296be6938674f56313ae.pdf.
Fidèle à sa Bourgogne natale, il chercha à rendre vie à des formes poétiques médiévales et à des expressions disparues.
Il contribua à de nombreuses revues littéraires, parmi lesquelles Les Marges, Le Divan, la Revue critique des idées et des livres, la NRF.
Sous le pseudonyme de Vorle Monniot (Saint Vorle est le saint-patron de Châtillon-sur-Seine, où naquit André Mary), il a signé une traduction des Oraisons de Gaston Phébus.
Spécialiste de la littérature française du Moyen âge, auteur d'anthologies et d'adaptations en français moderne, André Mary a réhabilité dans son anthologie, Fleur de la poésie française jusqu'à la fin du siècle, nombre de poètes décriés du siècle comme Meschinot, Guillaume Crétin, Molinet, Gilles des Ormes, Alain Chartier ou encore G. Chastellain.
André Mary a également préfacé et modernisé Le Roman de la Rose publié en 1983 chez Gallimard.
Œuvres Symphonies pastorales (1903) Les Sentiers du Paradis (1906) Les Profondeurs de la Forêt (1907) Le Cantique de la Seine (1911) Le Doctrinal des Preux (1919) (1921) Le livre des idylles et passe-temps (1922) Rondeaux (1924) Paroles authentiques de Jeanne d'Arc, tirées du Procès de 1431 et des chroniques contemporaines (éditions Fernand Roches, 1931) Yvain ou le chevalier au lion (Editions Vialetay, 1957) Tristan et Iseut (1941)
Citations Lorsque la chair est consommée, L'esprit règne aux champs d'Idumée : Sous la cendre couve le feu, Sous l'homme était caché le dieu, Dont sera la fête chômée Un jour. (Poèmes et Rondeaux, 1924)
Plus vieux que l'an dernier de douze mois, Toujours plus seul, plus accablé du poids Des jours perdus dans mon âme marrie, Manteau couleur de la feuille flétrie, Dans la forêt j'erre comme autrefois, Quand vient novembre. (Poèmes et Rondeaux, 1924)
Bel ami prenez, je le veux Cette boucle de mes cheveux Qui vous dira ma peine, Quand je serai lointaine. (Le Livre nocturne, 1943)
Distinctions De l'Académie française 1929 : prix Montyon pour Le roman de la rose 1936 : prix Jules Davaine 1939 : prix Caroline Jouffroy-Renault 1955 : prix Auguste Capdeville pour l'ensemble de son œuvre poétique 1959 : prix d’Académie pour l'ensemble de son œuvre poétique
Pour approfondir Bibliographie
Jean Paulhan, Poètes d'aujourd'hui, Paris / Lausanne, Éditions de Clairefontaine, 1947, .
Liens externes
Notes et références
Catégorie:Écrivain français du XXe siècle Catégorie:Poète français du XXe siècle Catégorie:Naissance en novembre 1879 Catégorie:Naissance en Bourgogne-Franche-Comté Catégorie:Décès en janvier 1962 Catégorie:Décès dans le 14e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 82 ans