La famille Tassin est une famille française originaire de la ville d'Orléans.
La branche issue de Prosper Augustin (1728-1814) figure parmi la noblesse française subsistanteDictionnaire de la vraie noblesse, Tallandier, 2008, .
Celle de André-Louis-Marie (1775-1834) fut titrée sous la Restauration.
Les autres branches sont demeurées ni nobles ni titrées.
Histoire Origines Entre le siècle et le , cette famille de la bourgeoisie d'Orléans a fourni à la ville des maires, des échevins, des négociants dans le sucre et la laine d'Espagne, des ecclésiastiques, un propriétaire de la fameuse hostellerie de la Herse d'or au début du et des banquiers à Paris.
Une fortune portée par le sucre des colonies La raffinerie de sucre orléanaise Tassin profitait de l'acheminement de la canne à sucre en provenance des colonies, débarquée à Nantes puis transportée sur la Loire jusqu'à Paris, une route privilégiée car, avant la Révolution industrielle du et la démocratisation de la vapeur, la Seine restait une voie commerciale longue, risquée et coûteuse. alt=Carte montrant la connexion fluviale entre Paris et la Loire via le canal d'Orléans et le canal du Loing.|vignette|À gauche, la connexion fluviale entre Paris et la Loire via le canal d'Orléans et le canal du Loing. La moscouade, extrait de la canne à sucre, était transformée grâce à la technique importée à Orléans par le hollandais Vandebergue, cousin par mariage des Tassin. Orléans, dont le port est devenu port annexe de Paris depuis qu'un canal fut creusé sur ordre de Henri IV permettant de rejoindre le canal du Loing à Montargis et le canal de Bourgogne à Briare, et donc de diffuser ses denrées dans tout le royaume, vit son commerce exploser avec le commerce des colonies grâce à l'investissement de quelques familles orléanaises : les Colas des Francs dans le tabac, les Jacque de Mainville avec les indiennes et le coton, les Miron et les épices, les Baguenault de Puchesse avec la laine, les Le Grand de Boislandry avec Charles Robert de Boislandry pour les étoffes. Quant à l'industrie sucrière, les Tassin de Charsonville sont localement en concurrence avec les Compaing de Barberonville et les Vandebergue de Villebouré.
C'est surtout sous le règne de Louis XVI, que le sucre d'Orléans acquit alors une grande réputation dans le royaume. Il fut traité en si grande quantité que les sous-produits de la fabrication, dont la mélasse, le gros sirop et le tafia, suffirent à constituer des branches nouvelles pour le commerce orléanais. La prospérité de la ville a donc été très liée au raffinage du sucre des Antilles dont la production était distribuée dans tout le royaume, mais principalement dans la moitié nord de la France et la Bourgogne grâce au canal d'Orléans.
Les Tassin donnèrent de nombreuses branches issues des différents domaines familiaux dans l'Orléanais, le Blésois ou le pays chartrain, obtenus par mariage ou par achat : les Tassin de Charsonville (la branche aînée), les Tassin de Montaigu, les Tassin de Villepion, les Tassin de Saint-Péreuse, les Tassin de Nonneville, les Tassin de Moncourt, les Tassin de Villiers, les Tassin de Beaumont, les Tassin du Chesne, les Tassin des Hauts-Champs, les Tassin du Bois Saint-Martin ou les Tassin de Maupas.
Alfred Tassin de Nonneville compagnon de la Libération, Pierre Tassin de Saint-Péreuse.
Siècle des Lumières et apogée des Tassin Au , la fortune financière et commerciale de la famille permit à ses différents membres d'acquérir d'importants fiefs en Beauce et d'atteindre l'anoblissement (uniquement pour la branche de Prosper Augustin, les autres branches étant demeurées non-nobles ou fut titrée sans anoblissement) par des offices et des fonctions dans l'administration royale. La première acquisition fut la châtellenie de Charsonville avec son château très diminué par les Guerres de religion au ainsi que le château de Lorges. Ces deux fiefs appartenaient à la maison de Durfort qui vendit leurs terres de Beauce, acquises au par les Tassin d'Orléans. Ils furent également propriétaires des châteaux de Villepion en Eure-et-Loir, de la Renardière à Baccon, du Bailly à Mézières-lez-Cléry, des Chalets à Saint-Jean-le-Blanc et de Montambert à Vannes-sur-Cosson.
Liens de filiation entre les personnalités Branche Tassin de La Chaussée Charles Tassin de La Chaussée (1696-1765), maire d'Orléans de 1754 à 1757.
Branche Tassin de Charsonville Prosper Augustin Tassin de Charsonville (1728-1814), seigneur de Charsonville et de la Renardière à Baccon, capitaine des chasses de Sologne du duc d'Orléans, conseiller secrétaire du Roy à la cour des Aydes de Montauban, raffineur de sucre avec son beau-frère, Pierre Philippe Jean Miron, seigneur de Poisioux et du Coudray. Il épousa Madeleine Monique Seurrat de La Barre - fille d'Étienne Augustin Seurrat de La Barre, raffineur à Orléans en 1760, seigneur de La Grand-Cour, président de la juridiction consulaire d'Orléans - et cousine de Jacques-Isaac Seurrat de La Boulaye. Il eut, entre autres, un fils : Étienne Augustin Tassin de Charsonville, raffineur de sucre également, mais qui dut fermer les raffineries familiales en 1816 à la suite du blocus anglais contre qui eut pour effet de bloquer l'approvisionnement de canne à sucre. Mécène de Jean-Baptiste Perronneau, il fit portraiturer plusieurs membres de sa famille par ce pastelliste de renom et son portrait est au musée du Louvre, dans la salle des pastels , au côté de celui de la Marquise de Pompadour. Charles François Tassin de Charsonville (1723-1804), fils de Charles Tassin de La Chaussée, seigneur de Lorges en Beauce, grand-maître des Eaux et Forêts de la généralité d'Orléans, un des principaux raffineurs de sucre de la ville. Sa résidence orléanaise est « la Grande Babylone », située rue d'Escures à Orléans (aujourd'hui siège régional de la Caisse d'épargne), et il fait construire pour ses fils deux hôtels situés aux et rue de La Bretonnerie à Orléans (hôtel Tassin de Villiers et hôtel Tassin de Moncourt)
Les deux cousins Tassin de Charsonville constituèrent également une collection de tableaux, non seulement grâce au soutien de leur cousin peintre, Aignan-Thomas Desfriches, mais également parce qu'Orléans de par sa prospérité, devint une place intellectuelle et artistique importante dans le royaume. Nombre de ces œuvres ont été léguées par leurs descendants au musée des Beaux-Arts d'Orléans et ont contribué à la qualité du fonds de ce musée. André-Louis-Marie Tassin de Nonneville (1775-1835), adjoint au maire d'Orléans, maître des requêtes au Conseil d'État, préfet de la Loire de 1815 à 1823, d'Indre-et-Loire de 1823 à 1828, puis de Vaucluse. Commandeur de la Légion d'honneur.
Branche Tassin de Montaigu
Branche Tassin de Saint-Péreuse Pierre Tassin de Saint-Péreuse (1910-1995), officier de l'Armée de l'air, compagnon de la Libération. Renaud François Melchior Tassin de Saint-Péreuse (1915-2002), général français.
Armes La famille Tassin portait à l'origine un blason .
Au , la branche de Saint-Péreuse l'a ensuite réformé avec .
Enfin, au moment de la Restauration monarchique, le vicomte de Nonneville adopta .
L'écu est surmonté d'une couronne de comte et supporté par un lion assis et un lion couché.
Notes et références
Références
Voir aussi Bibliographie . . . .
. Portrait et pouvoir aux '' par les musées Région Centre DRAC Centre (monuments historiques) Dossiers techniques du service municipal archéologique de la ville d'Orléans
Articles connexes Liste des familles de la noblesse française d'Ancien Régime (L à Z) Liste des familles subsistantes de la noblesse française (L à Z) Armorial des familles de l'Orléanais Ancien château de Fontenailles Charsonville Baccon Château de Besne Château de Boury
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