La légère de cavalerie ( DLC) est une division de cavalerie de l'armée de terre française qui a participé à la Seconde Guerre mondiale.

Elle est créée en pour participer à la manœuvre de retardement en Ardenne. Celle-ci se déroule du 10 au sans ralentir suffisamment les Allemands. La division s'oppose ensuite à la percée de Sedan. Le , bien que fortement diminuée, elle gagne la Picardie pour être engagée dans l'offensive contre la tête de pont d'Abbeville. Après celle-ci, elle participe à la défense sur la Somme et se retrouve piégée et détruite dans la poche de Saint-Valery-en-Caux.

Création et différentes dénominations : création à Montmédy de la légère de cavalerie à partir de la de cavalerie

Commandants 1940 : général Berniquet

Seconde Guerre mondiale

Drôle de guerre

Création

En , le commandement français, suivant ce qu'il a décidé en , procède à la transformation des trois divisions de cavalerie (DC) en cinq divisions légères de cavalerie (DLC) pour réaliser une action de retardement en Ardenne... Ce changement n'apporte pas plus de puissance à l'ensemble mais plus de souplesse. Ces nouvelles divisions comportent une brigade de cavalerie (BC) avec deux régiments hippomobiles ( et Cuirassiers, , , et Dragons, , et Chasseurs à cheval, et Hussards) totalisant et antichars, une brigade légère motorisée (BLM) réunissant un régiment d'automitrailleuses (, , , et RAM) et un régiment de dragons portés (, , , et RDP), et un régiment d'artillerie tractée constituant l'artillerie divisionnaire (, , , et RADC). Ce régiment d'artillerie doit recevoir un groupe de 75 modèle 97 tracté tous terrains et un de (12 pièces par groupe). Le régiment d'automitrailleuses est constitué d'un escadron d'automitrailleuses de découverte (douze AMD 178), d'un escadron d'automitrailleuses de combat (douze H35) et de deux escadrons motocyclistes. Le régiment de dragons portés comporte deux escadrons mixtes, chacun ayant deux pelotons d'automitrailleuses de reconnaissance et deux pelotons motocyclistes. Ces divisions légères de cavalerie doivent être engagées en Ardenne avec des groupes de reconnaissances de division d'infanterie (GRDI) et de corps d'armée (GRCA) pour retarder l'avance allemande dans cette région.

La est ainsi créée sous le commandement du général Berniquet à partir de la . La dépend directement de la .

Mission sur la Meuse et en Ardenne En mars, alors que les DLC se constituent, la mission qu'elles doivent accomplir est précisée par le haut commandement. Les premières instructions distinguent deux cas : soit l'attaque allemande contre la est d'envergure et alors la cavalerie se porte sur la Semois, effectue des destructions et mène en retraite vers la Meuse (au sud) une action retardatrice, soit l'offensive est secondaire et alors la cavalerie pousse au-delà de la rivière pour y étendre son combat retardateur. La première manœuvre n'est rapidement plus envisagée au profit de la seconde.

La déployée dans la tête de pont de Montmédy (secteur fortifié de Montmédy) ; pour réaliser sa manœuvre elle est renforcée par le (du corps d'armée) et des et (des d'infanterie et d'infanterie coloniale). L'ensemble est organisée en deux groupements (ouest et est). Ceux-ci ont chacun un itinéraire attribué pour progresser en Ardenne, l'axe général de la division étant Virton – Arlon. À gauche de la division évolue d'abord la jusqu'à la Vierre puis la ; et sur la droite la cavalerie de la , dont le (de la d'infanterie) qui assure la liaison.

Pour les combats retardateurs, la a prévu trois lignes de défense : Arlon – zone frontière belgo-luxembourgeoise Jamoigne – Rulles – Ethe Williers – Limes – Sommethonne – Dampicourt – Harnoncourt (dans le prolongement de la ligne des maisons fortes)

Bataille de France

Composition Au . : de cavalerie de chasseurs à cheval de cuirassiers légère motorisée régiment d'automitrailleuses de dragons portés Artillerie régiment d'artillerie Génie compagnie de sapeurs mineurs 48/1 Transmissions compagnie mixte de transmissions 48/84 Train compagnie hippomobile 48/20 compagnie automobile 148/20 Intendance groupe d'exploitation divisionnaire 48 Forces aériennes groupe aérien d'observation 2/520

Notes et références

Bibliographie .

Catégorie:Division blindée ou de cavalerie de l'Armée de terre française