Le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie était une junte militaire présidée par le général de corps d'armée Salou Djibo, à la tête de la république du Niger du « Military coup ousts Niger president Mamadou Tandja », British Broadcasting Corporation, 19 février 2010 « Niger soldiers go on state TV to confirm coup », Associated Press, 18 février 2010 « Un Conseil militaire prend le pouvoir au Niger », Radio France internationale, 19 février 2010, jusqu'au .
Histoire du Conseil Écartant le président de la République Mamadou Tandja lors d'un coup d'État militaire le , le Conseil place ce dernier en détention, abroge la Constitution de la Sixième République et déclare aux médias que le Niger sera désormais gouverné de manière à en faire un modèle de démocratie et de bonne gouvernance. La crise intervient après que le président a modifié la Constitution en afin de pouvoir demeurer à la tête du pays au-delà de son mandat constitutionnel.
Pendant les deux journées suivant le coup d'État, des milliers de Nigériens ont manifesté pour exprimer leur soutien au gouvernement militaire, et à l'intention qu'il a exprimée d'instaurer la démocratie « Thousands rally in support of Niger coup », BBC, 20 février 2010.
Parmi les autres acteurs du coup d'Etat : le colonel Djibrilla Hima Hamidou, commandant de la zone de défense numéro 1 de Niamey, Tillabery Dosso, et président de la Fédération nigérienne de football ; il avait déjà participé au coup d'État de 1999 ; le colonel Adamou Harouna, commandant du blindé de Niamey. Il avait lui aussi pris part au coup d'État de 1999 ; le colonel Abdoulkarim Goukoye, chef du renseignement militaire, porte-parole de l'armée et du Conseil. Cherif Ould Abidine est nommé en conseiller spécial du président du Conseil.
En juillet, le gouvernement issu du Conseil annonça la tenue d'une élection présidentielle programmée pour le , devant être la concrétisation d'une restauration de la démocratie. Les militaires et les membres du gouvernement de transition n'y prendraient pas part « Niger: La date du scrutin présidentiel est fixée au 3 janvier 2011 », Reuters, 4 juillet 2010. Le premier tour se tient finalement le avec dix candidats et le second le ; l'élection voit la victoire de l'opposant historique Mahamadou Issoufou, qui est reconnue par son principal adversaire Seyni Oumarou. Le nouveau président est investi le « Le nouveau président Mahamadou Issoufou a été investi à Niamey », Radio France internationale, 7 avril 2011..
Références
Voir aussi
Bibliographie Seidik Abba, Niger : La junte militaire et ses dix affaires secrètes (2010-2011), L'Harmattan, Paris, 2013, 112 p.
Articles connexes Coup d'État au Niger en 2010 Conseil national pour la démocratie et le développement (junte guinéenne)
Liens externes Entretien avec Abdul Karim Goukoye, porte-parole du CSRD, France 24,
Catégorie:Politique au Niger Catégorie:Régime issu d'un coup d'État Catégorie:Dictature militaire Catégorie:Transition démocratique