Le groupe de reconnaissance de division d'infanterie est une unité militaire française de la seconde Guerre mondiale. Il est rattaché à la d'infanterie motorisée.

Missions Les groupes de reconnaissance des divisions d’infanterie (GRDI) formés par des escadrons mixtes de cavalerie (motorisée et hippomobile) sont créés par note de l’état major de l’armée le , pour assurer la recherche de renseignement, la prise de contact avec l'ennemi et des actions de retardement au profit des divisions d'infanterie françaises.

Origine du GRDI À partir du , le de reconnaissance de division d'infanterie est créé à partir des effectifs du de chasseurs à cheval d'Évreux et du mobilisateur de cavalerie également basé à ÉvreuxMémorial des groupes de reconnaissance 1939-1940. Il est rattaché à la d'infanterie motorisée. La DIM est alors constituée du d’infanterie motorisé de Cherbourg, du d'infanterie motorisé de Rouen, du d'infanterie motorisé du Havre, du d'artillerie divisionnaire de Vernon et du d'artillerie lourde divisionnaire..

Historique

Avant l'invasion allemande Les deux échelons GRDI (échelon A d'active et échelon B de réserve) se regroupent entre le et le à Allennes-les-Marais, dans le Nord. Pendant la drôle de guerre, la reste d'abord en arrière du front. Mi-septembre le GRDI rejoint la Meuse autour de Saint-Benoît-en-Woëvre puis en octobre il stationne dans la région de Dommartin-Lettrée (Marne). Début janvier, le GRDI rejoint avec sa division la Moselle (région de Morhange), prenant la rélève du . Pendant l'hiver, quasiment tous les véhicules de l'unité issus de la réquisition sont remplacés par des matériels neufs.

Le , le GRDI est envoyé à Sains-Richaumont, dans l'Aisne. Du au , le est mis en alerte et mis à disposition à la légère de cavalerie à Fourmies dans le Nord. Le , le GRDI change encore de cantonnement et part pour Hirson.

Combats en Belgique et bataille de France Le , le GRDI est renforcé par le Groupe de reconnaissance des corps d'armées (GRCA), formant un nouvel ensemble sous le nom de « Groupement de reconnaissance de division d'infanterie ». Du 10 au , le GRDI part d'Hirson, entre en Belgique, se positionne sur l'Ourthe, puis entre l'Ourthe et la Meuse avant de se replier à l'ouest de la Meuse.

Du 13 au , il agit en action retardatrice, devant la brèche effectuée par la du général Erwin Rommel sur l'axe Haut le Wastia-Mettet-Beaumont-Avesnes en défendant Mettet et Acoz avant de se regrouper près de Cambrai. Des combats ont lieu à Haut-le-Wastia, Bioul, Mettet et Nalinnes.

Du 18 au , le groupement du colonel PréaudCorrespondant principalement aux troupes de l'état-major, du peloton de commandement et de quelques éléments supplémentaires. couvre le flanc droit de la Armée sur la Sensée (d'Arleux à Bouchain) et sur le canal d'Aire puis couvre le repli de la division d'infanterie motorisée en direction d'Ypres.

Le Groupe d'escadrons de découverte (GED)Le groupement le plus nombreux. combat au Catelet, puis est dirigé sur Beauvais et Montlhéry. Des combats ont également lieu à Arleux et Aire-sur-la-Lys.

Dans le camp retranché de Dunkerque, les restes du GRDI se reforment, atteignant la valeur d'un escadron renforcé d'automitrailleuses. Cet escadron est incorporé aux débris des GRDI et GRCA. Ce nouveau groupement reçoit, les 25 et , l'ordre d'embarquement à Dunkerque, mais faute de moyens navals, une partie seulement embarque. L'autre partie se dirige alors sur Coudekerque-Branche, sous les ordres du colonel Mariot commandant le GRDI.

Disloqué, le GRDI est dissout le , les éléments hors la Poche de Dunkerque sont affectés dans plusieurs autres unités militaires : Groupe Franc motorisé de cavalerie (capitaine Huet) Groupe Franc motorisé de cavalerie (capitaine Ricaud) GRDI brigade légère de chars ( BLC) de la division légère mécanique ( DLM). Du au , l'escadron restant participe à la protection de l'embarquement des troupes et à la défense des faubourgs sud de Dunkerque. Des combats ont lieu dans les environs de Coudekerque. Le , les escadrons sont capturés faute de moyens d’embarquement.

Durant la première quinzaine du mois de , un escadron reformé à Évreux participe aux combats sous l'écusson du GRDI. Du 17 au , cet escadron participe, avec les Cadets, aux combats de Saumur malgré l'ordre du maréchal Pétain ordonnant de cesser les combats, la demande d'armistice étant faite. Ordre est donné à une formation motorisée de se replier et de se diriger sur Poitiers via Loudun.

Ordre de bataille L’état major et le peloton de commandement étaient dirigés par les colonels Brenet puis Préaud, et leurs adjoints les capitaines Roger puis François Huet.

L’escadron hors rang (EHR) était à la charge du capitaine Georges Duluat.

Le groupe d'escadrons de découverte sous les ordres du capitaine de Rochebouet se composait de :

L'escadron d'automitrailleuses de découverte du capitaine Ricaud ; moto du lieutenant Poirier.

Le groupe d'escadrons de reconnaissance sous les ordres des chefs d'escadron Augrain puis Roger se composait de : L'escadron d'automitrailleuses de reconnaissance du lieutenant Lemaire puis du capitaine Tardier ; moto du capitaine Gobbe ; L'escadron mitrailleuses et canons de 25 du capitaine Loutrel ; Citations Citation collective à l’Ordre de l’Armée avec attribution de la Croix de Guerre avec palme

Notes et références

Articles connexes Groupe de reconnaissance Groupe de reconnaissance de corps d'armée Liste des Groupes de reconnaissance de corps d'armée Groupe de reconnaissance de division d'infanterie Liste des Groupes de reconnaissance de division d'infanterie

001 Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1939 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1940