Le pont Confluences est un pont en arc à tablier intermédiaire franchissant la Maine à Angers, dans le département de Maine-et-Loire et la région des Pays de la Loire en France. Il s'agit du huitième pont de cette ville, situé entre le pont Jean Moulin et le pont de la Haute-Chaîne. Ce franchissement est réservé à la première ligne de tramway ainsi qu'aux modes de transports doux, à savoir vélos et piétons, et en cas de nécessité, aux véhicules d’urgences..

Le pont Confluences est situé entre le centre hospitalier universitaire d'Angers, au sein du quartier de La Doutre, et le quartier Saint-Serge, aux abords du cinéma Pathé Angers Multiplexe et du siège d'Edf-Gdf Services Anjou.

D’une longueur totale de , le pont Confluences présente une travée principale de , présentant la particularité d’être suspendue à un arc métallique axial par le biais de suspentes rayonnantes106. L’arc traverse le tablier sans être liaisonné à celui-ci.

Commencé en 2008, il est inauguré le soir du Article sur www.angersmag.info du 16 octobre 2010 .

Histoire Le tramway d'Angers

La mise en place du tramway dans la ville d'Angers n'est pas une première, elle disposait déjà d'un réseau desservant certaines villes de l'agglomération comme les Ponts-de-Cé et dont l'inauguration date de 1896. Mais après la Seconde Guerre mondiale, il fut délaissé au profit d'une technologie jugée révolutionnaire à l'époque : l'autobus. Peu à peu, le nouveau mode de transport en commun remplace les tramways sur les différentes grandes lignes urbaines et c'est le que ce dernier fit son ultime parcours dans la ville, les installations ferroviaires furent ensuite déposées..

Cependant, la ville est confrontée dans les années 1990 à une baisse de fréquentation des transports en commun, et une augmentation du trafic automobile. Des études de faisabilité d’une nouvelle ligne de tramway sont lancées en 2000. Le tracé de la première ligne et le lancement de sa réalisation, ainsi que la mise à l’étude de la seconde sont approuvées par le conseil d’Angers agglomération et le syndicat des transports angevins en 2003 parallèlement à l’adoption du plan de déplacements urbains de la ville d'Angers. La communauté d’agglomération Angers Loire métropole (alM) et le groupement TSP, mandataire du maître d’ouvrage, retiennent, en , à l’issue d’un concours de maîtrise d’œuvre, le projet présenté par le groupement associant Egis JMI (mandataire), le cabinet d’architecture AOA (Lavigne-Ehéron), le paysagiste Avena et le cabinet Ece environnement.

La déclaration d'utilité publique est signée le Article sur www.angers.maville.com du 16 janvier 2007, et les travaux commencent la même année.. La première ligne desservira la ville d'Avrillé et le quartier de la Roseraie, en passant par l'hyper-centre d'Angers et le centre hospitalier universitaire (plus gros employeur de l'agglomération. avec ), elle sera longue de et sur lesquels s'échelonneront 25 stations. C'est la société Alstom avec son modèle Citadis qui est chargée de la construction des rames., le réseau sera exploité par la Cotra (Keolis).

Le tramway et la voie sur berges thumb|left|La Maine et la voie sur berges vignette|Le tramway d'Angers franchit le Pont Confluences Le franchissement du tramway sur la Maine et sa position relative face à la quatre voies sur berge furent sources de discordes entre le conseil général, l'agglomération et la population angevine. Le problème le plus délicat concernait le projet de reconquête urbaine de ces berges de Maine qui n'établissait pas encore le sort définitif de la quatre voie en 2005, il fallait trouver des solutions fiables et concordantes pour ces deux projets sur le long terme. Lors de ce choix crucial, le contournement nord d'Angers n'était pas réalisé et il était alors inconcevable de réduire, voire couper le trafic routier à Angers sur l'axe Paris - Nantes par l'A11, cela réduisait encore le champ d'action des concepteurs. Enfin, la politique de désengorgement des voitures des centres-villes à des fins environnementales incitait les plus soucieux de l'écologie à contraindre explicitement les automobilistes sur des axes aussi fréquentés que la voie sur berges..

Le projet initial comprenait un rond-point à l'intersection du pont et de la RD323, permettant une traversée à niveau du tramway et des automobilistes. Toutefois, il n'apportait pas de réponse concluante aux problèmes cités précédemment et la traversée des piétons ainsi que des cyclistes n'offrait pas de garanties de sécurité satisfaisantes. Une concertation entre les élus angevins et leurs concitoyens le abordait la solution d'une trémie urbaine, au même titre que la trémie du pont de la Basse-Chaîne, ou celle de l'esplanade du Quai Ligny, qui avait l'avantage d'être une solution plus réversible face au projet des rives de la Maine. Mais cette proposition fut réfutée par les élus, prétextant un surcoût de 6 millions d'euros..

Choix de la dénomination Le nom de « Confluences » fut finalement choisi par un jury d'élus, d'habitants et de représentants d'associations après l'analyse des quelque trois mille propositions envoyées par 1523 Angevins...

Le maire d'Angers, Jean-Claude Antonini a déclaré : . Cela évoque implicitement l'union des rivières Sarthe, Mayenne et du Loir qui forment la Maine, au Nord d'Angers..

Conception thumb|right|La tour des Anglais, sur la rive gauche Choix de l'ouvrage Une des principales contraintes émise par le maître d'ouvrage visait à limiter l’impact hydraulique. La Maine, rivière longue d’une douzaine de kilomètres, prend en effet naissance à l’amont d’Angers, à la confluence de la Mayenne, de la Sarthe et du Loir, et se jette dans la Loire et son niveau dans la traversée d’Angers est fortement lié à celui de ses affluents et, par reflux, à celui de la Loire108. Un appui en Maine aurait contribuer à aggraver une situation hydraulique déjà très vulnérable. Du fait de cette contrainte, le champ des possibilités envisageables au niveau technique était d’emblée limité car la largeur de la rivière à ce niveau atteint .

En outre, le projet se trouve à proximité de la Tour de la Haute-Chaîne ou Tour des Anglais, inscrite à l'inventaire des monuments historiques, et de la chapelle de l'hospice Sainte-Marie, inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel, ce qui a valu de la part des architectes des bâtiments de France (ABF) la recommandation de ne pas implanter de pylône de grande hauteur sur la rive gauche, afin de ne pas faire "concurrence" à ces bâtiments existants.

En liant ces contraintes avec le fait que les quatre ponts au sud du projet présentent des hauteurs variables (le pont de la Haute-Chaîne, le pont de Verdun, le pont de la Basse-Chaîne, et le pont de l'Atlantique), les concepteurs ont opté pour un ouvrage en arc sans appui dans le lit mineur .

L’ouvrage présente une longueur totale de entre axes d’appuis des culées, se décomposant en une travée principale de et des travées d’accès de longueurs respectives 32, 40, 35 et . Il est prolongé en rive gauche par une rampe d’accès de , à l’extrémité de laquelle sera implantée la station de tramway Berges-de-Maine.

Dimensionnement La hauteur du tablier par rapport au sol fut essentiellement déterminée par le gabarit routier de nécessaire pour la RD323, cette dernière fut par ailleurs décaissée sur afin de pouvoir respecter ce gabarit ainsi que les 4 % de pente maximale admissible du tablier.. En largeur, le tablier devait comprendre deux voies tramway de chacune (de bordure à bordure), un terre-plein central afin de permettre le passage de l'arche, ainsi qu'une voie pour piétons et une pour bicyclettes de chacune. La longueur utile du tablier est alors de et la longueur totale en incluant les corniches est de .

L'ouvrage a été étudié suivant les deux configurations de service qu'il sera susceptible de connaître, soit pour une configuration tramway ou sous circulation routière, à cela s'ajoutent des charges de sur les trottoirs qui correspondent aux effets de foule devant être prises en compte, comme cela est prévu aux Eurocodes. Les béquilles de l'arche ont été calculées afin de résister à d'éventuels chocs de convois fluviaux qui peuvent causer l'effondrement de l'ouvrage comme ce fut malheureusement le cas pour le pont de Tjörn en Suède où huit personnes périrent en chutant dans la mer avec leurs véhicules. Les intensités des chocs imposées par le cahier des charges pour les béquilles du pont Confluences sont de en choc frontal et de pour un choc latéral. Le nouveau zonage sismique classe la ville d'Angers comme zone d'aléa faible., les dispositions constructives minimales ont alors été appliquées.

Les acteurs Le concours d'architecte a été remporté par le cabinet Architecture et Ouvrages d’Art, fondé par Charles Lavigne et actuellement dirigé par son fils Thomas Lavigne et Christophe Cheron. Ce cabinet n'opère pas en terrain inconnu puisqu'il a conçu, 20 ans auparavant, le pont Jean Moulin, tout juste en amont du pont Confluence. Ils ont su se faire remarquer dans le domaine des ouvrages d'art en participant notamment au pont de Normandie, au pont de l'île de Ré, ainsi qu'au pont Vasco de Gama (Portugal), des ouvrages remarquables de renommée internationale..

Vingt-et-une équipes d'architectes au total se sont penchées sur ce projet du franchissement de la Maine par le tramway, une première sélection a retenu Marc Mimram, Dietmar Feichtinger, Stéphane Mikaelian et donc le lauréat, la SARL Architecture et Ouvrages d'art.

Les missions confiées au groupement de concepteurs comprenaient la maîtrise d’œuvre complète de la réalisation de l’ouvrage de franchissement et de sa rampe d’accès en rive gauche, de l’abaissement de la voie sur berge au droit du pont, et de l’aménagement du quai Félix-Faure, ainsi qu’une mission de maîtrise d’œuvre limitée aux seules études préliminaires pour ce qui concerne le réaménagement des berges de la Maine107.

Ces missions sont menées en partenariat avec les équipes pluridisciplinaires d’Egis eau, Egis aménagement, et des cabinets JPlL conseil et Boplan.

Le marché de travaux principal (ouvrage d’art), organisé en deux lots techniques (génie civil et équipements, charpente métallique) a été attribué en au groupement d’entreprises ETPO-Baudin-Châteauneuf. L'entreprise mandataire du chantier est la société ETPO, basée à Nantes, pour la partie génie civil, en cotraitance avec la société Baudin-Châteauneuf de Châteauneuf-sur-Loire (Loiret), qui traite, quant à elle la partie métallique. Ces entreprises travaillent régulièrement sur des ouvrages d'art exceptionnels et ont notamment construit de nombreux ponts sur la Loire... Nous pouvons citer comme référence le pont de Tancarville pour Baudin-Châteauneuf. et le Viaduc de Redon, en Ille-et-Vilaine, pour ETPO.

Les différents intervenants de l'opération sont indiqués ci-dessous : Maîtrise d'ouvragePrincipaleCommunauté d'agglomération d'Angers Loire MétropoleDéléguéeTSP (Transport en Site Propre)Conception et Maîtrise d'œuvreConceptionArchitecture et Ouvrages d’Art, associés Thomas Lavigne & Christophe CheronMaître d'œuvreEGIS JMI (EGIS et Jean Muller International) ECE EnvironnementOPCCeroc Loire BretagneContrôle techniqueApave SocotecCoordonnateur SPSNoriskoRéalisationGénie civilTitulaireETPO (Entreprise de Travaux Publics de l'Ouest)TerrassementsGuintoliFondationsSemen TPPieux forésInfracoArmaturesWelbondGéotechniqueFugroConstruction métalliqueTitulaireBaudin-ChâteauneufLevageLorlevÉtanchéitéM.I.E.DiversÉquipements ferroviairesColas RailAménagements paysagersS.A.R.L Pierre Goujeon

Description de l'ouvrage Caractéristiques