Hassen Chalghoumi (en , ), né à Tunis le , est un responsable associatif et religieux franco-tunisien.
Il est président de l'association culturelle des musulmans de Drancy, qui gère la mosquée Al-Nour.
Il se présente comme partisan d'un dialogue interreligieux, notamment entre islam et judaïsme, ce qui lui vaut d'être surnommé par certains de ses détracteurs.
Après un début de notoriété en , il est, dans les années suivantes, de plus en plus présent dans les médias français en tant que représentant d'un . La classe politique française en fait l'un de ses interlocuteurs dans les milieux musulmans..
Sa représentativité, ses qualifications en tant qu'imam et sa médiatisation font cependant l'objet de controverses.
Biographie Fils d'un vétérinaire originaire d'Algérie et d'une femme au foyer originaire de Menzel Bourguiba en Tunisie, Hassen Chalghoumi grandit dans la ville tunisienne du Bardo dans une famille qu'il décrit comme .. Le Monde ajoute que ses parents seraient algériens. tandis que affirme que son père est algérien et sa mère tunisienne. Il est le seul des quatre enfants à choisir de fréquenter une école coranique. Il aurait quitté la Tunisie en , , selon son ancienne plume Farid Hannache.
Le futur L'Express, 18 mars 2010., se rend alors brièvement en Syrie puis en Turquie avant de rejoindre Lahore au Pakistan, où il restera trois ans et demi dans une madrassa, école coranique fondamentaliste dépendant du mouvement Tabligh : , explique Chalghoumi.
Depuis lors, il déclare cependant : . Cette période de sa vie est présentée par Hassen Chalghoumi de façon très différente : après le bac et jusqu'en , il aurait été à la recherche de ce qu'il appelle un , et visite les pays mentionnés ci-dessus : Syrie, Algérie, Turquie, Inde, et Pakistan donc. Selon ses dires, il aurait été séduit par l'esprit de Gandhi en Inde et par la Turquie, où selon lui, et . Toujours selon ses dires, les écoles qu'il aurait fréquentées seraient des écoles soufies..
Une fois formé au Pakistan, Hassen Chalghoumi rejoint la France, en , s'installant chez son frère aîné, en Seine-Saint-Denis. L'année suivante, il commence à prêcher dans les foyers immigrés, notamment au foyer Sonacotra de la rue Hector-Berlioz à Bobigny. En parallèle, rapidement devenu l'un des chefs de la mouvance tabligh en Île-de-France, (Farid Hannache), il se fait embaucher à l'Association pour une meilleure citoyenneté des jeunes (APMCJ), officiant, entre et , comme « grand frère » (médiateur) à la RATP. Il est également gérant d'une pizzeria qui fait faillite..
En , il est naturalisé français.
Le , alors qu'il est manutentionnaire sur la plate-forme de Roissy, son badge d'accès lui est retiré pour , dans le cadre d'une enquête portant sur l'un de ses frères..
Une note de la Direction générale de la Police nationale rapporte qu'en , lors d'un prêche dans un foyer Sonacotra de Bobigny, il aurait été remarqué pour ses positions extrémistes, et de ses appels en faveur du Djihad. Il y affirme . De plus, selon plusieurs sources au ministère de l'Intérieur, Hassen Chalghoumi serait répertorié par les services de renseignement pour son appartenance au mouvement fondamentaliste du Tabligh jusqu'en , dont il aurait été encore proche en .. Selon son ex-conseiller Farid Hannache, en , le ministère de l'Intérieur a lancé une procédure d'expulsion à son encontre, en raison de son intégrisme. Cette procédure sera annulée à la suite de l'intervention de l'UOIF - l'Union des organisations islamiques de France. Hassen Chalghoumi nie pour sa part avoir jamais été , tandis que Jean-Christophe Lagarde, maire centriste de Drancy et proche de l'imam, affirme que la fiche accusant ce dernier d'extrémisme vient d'une : selon lui,
vignette|redresse|L'imam Hassen Chalghoumi, le à Paris. Il participe aux cérémonies de commémoration au camp de Drancy, durant laquelle, il reconnait la , nouant à cette occasion des liens avec la communauté juive. C'est également à cette époque qu'il est remarqué par Jean-Christophe Lagarde, qui en fait l'un de ses contacts privilégiés dans les milieux musulmans de sa ville..
Lorsque Lagarde rencontre les associations musulmanes qui souhaitent édifier un lieu de culte, Chalghoumi est l'imam pressenti. Il devient président de l'Association des musulmans de Drancy.. La mosquée est inaugurée le .. Très vite, elle rassemble des milliers de personnes chaque semaine.
En , lors du débat sur le port de la burqa, il se déclare favorable à son interdiction. Il soutient alors la loi française sur l'interdiction de la burqa...
Peu après, en , il affirme avoir été agressé dans la mosquée de Drancy par un ... Cependant, sa version des faits est démentie par les fidèles présents, et, par la suite, Chalghoumi reconnaît ne pas avoir été présent au moment de la prétendue agression..
En , il coécrit avec son ex-conseiller Farid Hannache, journaliste, Pour l'Islam de France.. Ce dernier, s'est depuis, totalement désolidarisé de Chalghoumi. Il le qualifie de caricature et de faux imam. Il dénonce notamment son passé d'extrémiste, ses dérives politiciennes, ainsi que son illégitimité à parler au nom des musulmans...
Positionnement religieux Sur l'islam en France Hassen Chalghoumi se dit être un représentant d'un islam modéré et républicain, bien qu'en même temps, il demeure proche du mouvement fondamentaliste Tabligh. En , il tente de lancer la Conférence des imams de France, avec pour objectif de créer une instance théologique capable de créer des « fatāwā ». Le président du CRIF, le grand-rabbin de Paris, des élus et des diplomates des pays arabes sont présents à l'évènement. Les représentants des communautés musulmanes ainsi que ceux de l'Église catholique n'y assistent pas.. La Conférence reste une ..
Face à la d'un islam radical et de certaines , il plaide pour la formation d'imams , qui vont , comme celle de la place à part entière des femmes.
Il dénonce l'influence de la confrérie des Frères musulmans sur l'islam, qu'il qualifie de «plaie pour l'Islam».
Son livre, Pour l'Islam de France, est un plaidoyer pour , où il regrette que l'islam en France soit .
Après l'assassinat de Samuel Paty, il dénonce l'islamisme à Conflans-Sainte-Honorine, en compagnie d'une dizaine d'imams : ..
Positionnement théologique Concernant le voile intégral Lorsqu'il était prédicateur à Bobigny, il défendait le port du niqab lors de ses prêches..
En , il dit :
Positionnement politique
À propos de la Shoah Il intervient, en , lors d'une cérémonie commémorative au camp de Drancy et déclare qu' et .. Quelques jours après, sa maison est vandalisée..
En , il organise avec Marek Halter une cérémonie d'hommage aux Juifs déportés au mémorial du camp de Drancy qui rassemble avec des rabbins, pour montrer que Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, assiste au dîner qui suit cette cérémonie.
Dialogue intercommunautaire En , Chalghoumi a établi des dialogues entre les communautés juive, catholique et musulmane au sein de sa mosquée, et malgré l'antagonisme de certains de ses fidèles envers ces échanges il semblerait que son entreprise ait réussi non pas sans une certaine crispation de la part de ses opposants.
Il est convié au dîner du CRIF en .
En , son engagement lui vaut d'être récompensé par le prix Copernic, un prix d'un montant de remis par l'Union libérale israélite de France..
Cet engagement est contesté par certains de ses détracteurs qui lui donnent le surnom d'« imam des Juifs ».....
En , il a organisé à Paris un “Iftar de la Paix” réunissant plus de 400 personnes — religieux de différentes confessions, responsables politiques et familles affectées par le conflit au Moyen-Orient — pour promouvoir l’unité et la fraternité.
Prises de position depuis le 07 octobre 2023 Chalghoumi n’a pas seulement critiqué les actes terroristes du , il a aussi dénoncé l’utilisation de la religion pour justifier la violence. Lors de ses interventions, il a souligné l’importance d’une lecture pacifique de l’islam et de la responsabilité des musulmans modérés. Il parle de solidarité envers les familles touchées par les violences, tout en appelant à prier pour la paix et la libération des otages.
Visites en Israël Interrogé au sujet du conflit israélo-palestinien en , Hassen Chalghoumi tient à cette époque un discours aux accents antisionistes : ..
Invité en Israël. à un colloque intitulé « religion et laïcité », il se rend à Tel Aviv le . Il est accompagné de plusieurs personnalités françaises dont le philosophe Alain Finkielkraut, l'essayiste Caroline Fourest, et la journaliste Élisabeth Lévy..
Le , Chalghoumi se rend en Israël accompagné d'une délégation de douze imams français. Cette démarche, à l'initiative de l'ambassade d'Israël en France, reçoit le soutien du ministère français des Affaires étrangères (le quai d'Orsay).. Ce voyage qui est intégralement financé par l'ambassade d'Israël. permet à la délégation de se recueillir au mémorial de Yad Vashem et sur les tombes des victimes de Mohammed Merah, assassinées le à l'école juive d'Ozar Hatorah à Toulouse et enterrées en Israël. et qu'il s'agit , a alors insisté Hassen Chalghoumi.
En , après une nouvelle visite en Israël, où il a dénoncé le boycott anti-Israël, et une rencontre avec le président, Reuven Rivlin, il est l'objet de menaces de mort à son retour en France..
Le , le colonel-major et ancien porte-parole du ministère de l'Intérieur tunisien, Khalifa Chibani, demande que Hassen Chalghoumi soit déchu de sa nationalité tunisienne en raison de ses prises de position répétées en faveur d'Israël...
Du au , Hassen Chalghoumi mène une délégation de 13 imams et prédicateurs en Palestine occupée, dans le cadre d’un voyage organisé par le lobby pro-israélien ELNET. Dans un communiqué publié le , cette
Relations avec le gouvernement français Entre et , il assiste à plusieurs meetings de l'UMP, ce qui sera interprété par ses détracteurs comme un soutien à la candidature de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle..
Tunisie Il a plusieurs fois défendu le régime de Ben Ali, affirmant notamment en :
S'exprimant sur les révolutions arabes, il a critiqué le résultat des premières élections démocratiques en Tunisie qui avaient donné gagnant le parti islamiste Ennahdha :
Expulsion des fichés S étrangers Au lendemain de l'attaque au couteau du lycée Gambetta d'Arras perpétrée le par un ressortissant russe fiché S, il appelle le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, à ..
Opposition à LFI Le , Hassen Chalghoumi et Chalom Lellouche, rabbin de Levallois-Perret, lancent un pour faire à La France insoumise (LFI) aux élections européennes du surlendemain..
Le , interrogé sur les propos de l'eurodéputée LFI Rima Hassan qualifiant l'action du Hamas de , il au micro de Radio J. L'intéressée lui répond sur le réseau social X : ..
Cible de menaces Entre et , la mosquée de Drancy, gérée par l'association al-Nour qu'il dirige, est le théâtre de vives tensions entre les partisans de Chalghoumi, les fidèles, et des partisans du collectif Cheikh Yacine de l'islamiste Abdelhakim Sefrioui. Les menaces dont il est l'objet lui valent alors la protection de la police...
À la suite de la décapitation de Samuel Paty, il a de nouveau fait l'objet de menaces de mort..
Le , Hassen Chalghoumi annonce, par le biais de son avocat Jonas Haddad (rejoint le lendemain par Henri de Beauregard), qu'il va porter plainte pour menace de mort et mise en danger de la vie d'autrui contre le collectif de rappeurs derrière le titre polémique , sorti la veille et dans lequel Alkpote dit : ... Rudy Reichstadt juge, lui, que ..
Actualités et faits divers À propos de Charlie Hebdo Le , après un incendie volontaire du siège de Charlie Hebdo, il déclare :
En , à la suite de la sortie sur internet du film L'Innocence des musulmans, Charlie Hebdo publie des caricatures de Mahomet. Hassen Chalghoumi dénonce ces caricatures et qualifie l'attitude du journal d'..