vignette|Le centre de Montigny-le-Tilleul. Montigny-le-Tilleul (en wallon Montgneye-Tiyoû, localement Mont’gnî.) est une commune francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Hainaut, ainsi qu’une localité du même nom ; parfois écrit de cette manière, « Montignies-le-Tilleul » ; où siège son administration.
Elle est née le de la fusion de Montignies-le-Tilleul et Landelies.
Toponymie 868 : Montiniacum : endroit montueux. 1277 : Montegni-le-Tigneux : Montigny-le-galeux, le-pouilleux ou du-teigneux (en wallon : tîgneu). Sous l'administration française au début du , Montigny-le-Tigneux laisse la place à Montigny-le-Tilleul dans les actes d'état-civil. Après l'indépendance de la Belgique en 1830, l'on retrouve alternativement les deux orthographes, Montignies-le-Tilleul et Montigny-le-Tilleul dans les actes officiels. 1976 : lors de la fusion des communes, l'orthographe Montigny-le-Tilleul est définitivement retenueArrêté royal du portant fusion de communes et modification de leurs limites, art. 317 (corrigé par l'erratum au Moniteur belge du 28 octobre 1975) : « Les communes de Montignies-le-Tilleul et Landelies sont fusionnées en une nouvelle commune qui portera le nom de Montigny-le-Tilleul. ».
Géographie
Situation Montigny-le-Tilleul est situé dans la province de Hainaut en Wallonie, la commune est située dans le Pays de Charleroi et au nord-est de la Thudinie et elle fait partie de l'arrondissement de Charleroi.
Communes limitrophes
Localités limitrophes L'ancienne commune de Montignies-le-Tilleul est entourée par les localités de : Marchienne-au-Pont, au nord-est ; Mont-sur-Marchienne, à l'est ; Jamioulx et Marbaix-la-Tour, au sud-est ; Gozée au sud ; Landelies à l'ouest et Leernes au nord-ouest.
Sections de commune # Nom Superf.(km²). Habitants(2025) Habitantspar km² Code INS 1 Montignies-le-Tilleul 11,33 9.005 795 52048A 2 Landelies 3,90 1.165 299 52048B
Géographie physique La commune est traversée par la Sambre et bordée à l'est par son affluent l'Eau d'Heure. Son altitude varie de au niveau de la Sambre à dans le quartier Vésale. Le relief est parfois accidenté avec des affleurements de rochers surtout en bord de Sambre qui a creusé une profonde vallée entre les terrains gréseux et calcaires.
Sur le plan géologique, Montigny-le-Tilleul est traversé par la Faille du Midi séparant le synclinal de Namur au nord et le synclinal de Dinant au sud qui s'incurve vers le sud formant l'anse de Jamioulx. Pour cette raison, son sous-sol est constitué d'une variété de composants tels des gisements de fer et de houille, du grès du Famennien supérieur, du schiste et des calcaires de la deuxième moitié de l’ère primaire (il y a +/- d’années). En bord d'Eau d'Heure et le long de la Sambre à Landelies, le plissement hercynien a dressé les couches de roches calcaires, déposées au fond de la mer tropicale du Carbonifère qui occupait le territoire à cette époque..
Quartiers et lieux-dits
Montigny-le-Tilleul Plagne. La forme ancienne Alle Plaigne (1315), puis Plagne (1739), Plane (1777), La Plane (1787), La Planne (1791) désigne une haute colline jadis utilisée comme champ banal pour les troupeaux. Le toponyme apparaît aussi sous les formes La Plagne et La Plaigne dans les contributions de l’an V. En wallon : Plagne. Selon les analyses toponymiques, le nom dériverait soit de la plaine (aspect du site), soit du wallon plane, désignant le platane ou l’érable plane, arbre pionnier colonisant les sols pauvres. La colline, autrefois appelée le mont, est aujourd’hui largement entamée au levant et au nord‑est par des carrières de castine, qui lui donnent un relief abrupt et presque sauvage. La végétation y reste maigre : serpolet, lotier, arrête‑bœuf, prunelliers. Des toponymes voisins présentent des formes similaires : les Planeresses (Bernister, Malmedy) et la Pagne (hauteurs de Leernes). Pont-à-Nôle. Le Pont‑à‑Nole est un pont franchissant l’Eau d’Heure et reliant Montigny‑le‑Tilleul à Mont‑sur‑Marchienne. Les formes anciennes du toponyme pontanoulle (1650‑1773) et pont anoulle (1646‑an V) dérivent de l’ancien verbe anouller, « jeter, faire plonger ». Selon la tradition locale, le nom ferait allusion au geste des enfants du village lançant des pierres depuis l’ancienne passerelle pour les voir plonger dans l’eau. Bomerée. Bomerée dérive d’un anthroponyme germanique (Bomar / Bodmar) suivi du suffixe latin -iacus, devenu -ée après les évolutions phonétiques du haut Moyen Âge. Le nom apparaît sous les formes Bormerée (1315), Bormerées / Bourmerées (1381) puis Bommerée (1553). En wallon : Bonm'réye. Bermar → Bermariacas → Bermereis → Biesmerée, Rothmar → Rothmariacas → Romereias → Romerée, Bodmar → Bodmariacas → Bodmereias → Bomerée autres noms voisins : Gozée (Gozo), Berzée (Berico). Le village conserve un noyau ancien (Vert-Bois, Eau d’Heure) et un château mentionné dans Les délices du Pays de Liège de Saumery. Warichais. Le Warichais est un lieu‑dit situé à proximité immédiate de l’église du village, le long de la route menant à Bomerée. Le toponyme est attesté dès les premières mentions conservées dans la charte médiévale relative au territoire. Le terme Warichais dérive du mot wallon warichâ / warichais, lui‑même issu de wari ou warî, signifiant trieu, c’est‑à‑dire un terrain communal ou espace banal situé à la jonction de plusieurs chemins. Ce type de lieu servait traditionnellement de carrefour, de pâture collective ou de point de rassemblement pour les communautés rurales. Dans la toponymie wallonne, le terme est largement répandu, témoignant de l’importance historique des espaces communaux dans l’organisation des villages et des réseaux de circulation anciens. Genly. Le toponyme Genly, situé près de la Jambe‑de‑Bois sur la Sambre, a été rapproché du village hennuyer portant le même nom. Selon Chotin, aujourd’hui dépassé, le nom dériverait de genêt, le préfixe gen- résultant d’une élision phonétique. Le lieu signifierait ainsi « terrain à genêts » ou « lande » (genêt‑li). Une autre hypothèse, proposée par Carnoy, rattache Gentlinium au domaine d’un propriétaire gallo‑romain nommé Gentilius. L’aspect sauvage du site semble toutefois mieux correspondre à l’interprétation botanique. Le nom n’apparaît dans les archives qu’à la fin du . La Jambe‑de‑Bois et Genly désignent localement un ensemble de points remarquables : cascade de la Sambre, ponts, carrières, écluse et les ponts ferroviaires et 14. Ce secteur, autrefois animé par un chantier naval, offrait un paysage surnommé « petite Suisse », où la Sambre prend l’ampleur d’un fleuve. Flanolle. Le toponyme Flanolle apparaît sous diverses formes anciennes : Flanolle en 1690, Flanoulle en 1748 et Flannolle en 1754. On désignait autrefois sous le nom de « petite Flanolle » ou « petite Flanoulle » l’endroit correspondant aujourd’hui au lieu-dit al Flannôle. Une mention de 1748 signale « une terre tenant au levant au Tronquois, et au midi à la petite Flanoulle », ce qui indique que le lieu-dit s’étendait plus loin vers Bomerée, à l’ouest du chemin, pour former ce que l’on appelait la grande Flanolle. L’endroit se caractérise par un paysage pastoral harmonieux, encadré de prés et de métairies. L’étymologie du nom demeure inconnue, bien qu’un rapprochement soit parfois proposé avec Flanière, dépendance de Ransart, qui pourrait partager le même radical. Sart-Madame. Le Sart‑Madame est une petite exploitation agricole située sur le territoire de l’ancienne seigneurie de Bomerée, dans l’actuelle région de Charleroi. L’ensemble occupe une position méridionale à la limite du plateau d’Argentine, zone géographique caractérisée par ses terres légèrement ondulées et traditionnellement vouées à l’agriculture. L’origine du toponyme Sart‑Madame est généralement attribuée à une douairière de Bomerée, qui aurait souhaité y établir une petite résidence rurale, parfois comparée de manière imagée à un « petit Trianon ». Cette interprétation s’inscrit dans la tradition locale liant certains lieux-dits à des propriétaires nobles ayant marqué l’histoire foncière de la région. Grand-Chemin. Le Grand-Chemin constitue l’extrémité du village située devant le site de l'ancien château d’Argentine, à proximité immédiate des bois de Terlon et du bois du Prince, sur la limite territoriale séparant Gozée de Marbaix-la-Tour. Ce hameau tire son appellation de l’ancien chemin de grande largeur, remarquable pour son époque, qui le traversait en direction du lieu-dit des Trois Tilleuls. Cette voie constituait alors l’un des axes de communication majeurs de la région. Jusqu’à l’aménagement de routes plus modernes, la seule voie praticable reliant Charleroi à Mons empruntait ce tracé. Elle était connue sous le nom de grande voye ou grand chemin, témoignant de son importance stratégique dans le réseau routier ancien. Jambe-de-Bois. Jean Colette, surnommé « La Jambe de Bois », était un habitant de Leernes et un ancien soldat des armées napoléoniennes. Originaire du village, il participa aux campagnes d’Espagne, au cours desquelles il perdit une jambe. À son retour, il s’établit dans une petite maison située en face de l’écluse locale. Il y vécut jusqu’à sa mort en 1850. Une tradition orale rapportait autrefois qu’il aurait exercé la fonction de passeur d’eau à proximité de son domicile. Cette affirmation relève toutefois davantage de la légende populaire que de faits historiquement attestés. Le Corby. Le Corby est un hameau rural situé au pied du plateau d’Argentine, dans le hameau de Bomerée. Il conserve un caractère traditionnel marqué, avec une implantation linéaire le long d’un chemin ancien qui serpente vers l’école de la section. À son extrémité, la voie se divise en deux branches : l’une se dirige vers l'école de Bomerée, tandis que l’autre s’oriente vers la Bauche et le ruisseau d’Argentine. Mentionné en 1692 sous la forme l’héritage du Corby (Registre de la cure, , f° 44), le lieu apparaît également en wallon sous la forme Côrby. L’étymologie semble liée au vieux français corbillon, signifiant « coin » ou « angle ». Cette origine s’accorde avec la configuration du site : le chemin du Corby forme en effet un angle marqué à son embranchement avec le chemin de la Carpette, point d’articulation du hameau. Les Argentines. Le Plateau d'Argentine est un relief localisé sur le site dit de Belle Vue, en bordure duquel s’élevait le château moderne d’Argentine. Il se présente comme une butte herbeuse et florale offrant un point de vue marqué sur les environs. Le nom français Argentine dérive de la potentille argentée, plante qui couvrait autrefois le plateau et lui donnait un aspect argenté lorsque la floraison était abondante. En wallon, le lieu est désigné Taye d'ârdjètène. Le plateau et ses aménagements sont attestés dès le début du . Un acte daté de 1612 mentionne la fontaine d’argetenne. Un château s'était implanté en bordure du plateau à une époque postérieure.
Les Aulniats, il est situé près du M de Bomerée, ce nom vient d'un endroit plantés d'aulnes. Faubourg-Faubourg Saint-Lazare. Beaucory. Nom formé de beau et de cory, désignant le coudrier ou noisetier. Coryletum signifie bois de coudriers. Cory vient du latin corylus, coudrier ou noisetier. Coryletum désigne un bois de coudriers. Saint-Martin. Le mont Saint-Martin (Mons Martini) est mentionné dès 868 comme limite septentrionale de l’Enclos de l’abbaye de Lobbes. En 973, l’empereur Othon II confirme ces frontières, précisant que l’enceinte monastique s’étend du ruisseau de Lodose aux confins d’Anderlues, du mont Saint‑Martin à la rivière d’Heure. L’Enclos englobait ainsi un vaste territoire comprenant Mont‑Sainte‑Aldegonde, le mont Saint‑Martin (alors dépendance de Montiniacus), Ansuelle à Anderlues, Hantes et Ossogne à Thuillies. La Chapelle, lieu-dit situé à la jonction avec la rue de Gozée et de Marchienne. Malfalise-Malfalim, situés au nord-ouest de la rue de Gozée. Vésale, où se situe l'hôpital du même nom.