Isidore Noël Cohard (connu sous le nom de Noël Cohard), est né dans une famille de maraîchers le à Gières en Isère, ville où il est mort le .. Il fut résistant, puis déporté, durant l'occupation de la France par les nazis.

Biographie Noël Cohard est né le à Gières Isère. Il épouse le Marcelle Mazet (morte en 2013). Ils ont deux enfants: Marie-Noëlle Cohard, ( épouse Glatre ) , (née le ) et Olivier Cohard (né le )Cohard Noël né(e) le 22/12/1920 à Gières (38) Matricule 6729. com/deporte..Avis de décès. Monsieur Noël COHARD. libramemoria.com...

Exploitant agricole dans l'entreprise familiale, il est membre du réseau RIF (Résistance Intérieure Française)...

Arrestation Il est arrêté par les troupes allemandes à Grenoble lors de la manifestation du célébrant le anniversaire de la victoire française de 1918 contre l'Allemagne, marche interdite par l'occupant rassemblant , au cours de laquelle 600 manifestants sont arrêtés dont 369 déportés.francetvinfo.fr du 11 novembre 2014, 1943 : l'autre 11 novembre..À la lecture du décret d'attribution de la Croix de la Libération à la ville de Grenoble (), il apparaît clairement que cette manifestation en a été un motif important : . Seules cinq communes ont reçu cette décoration.. Seuls 102 reviendront de leur captivitéLes dénombrements varient un peu selon les sources.. Cet épisode de la Seconde Guerre mondiale s'inscrit dans le cadre des évènements connus sous le nom de la Saint-Barthélemy grenobloise.

Marques du souvenir

Après la guerre, une artère de Grenoble est nommée Rue des déportés du 11 novembre 1943, en hommage à ces patriotes.

Le Parc Noel Cohard est inauguré à Gières, en sa mémoire.

Déportation Noël Cohard est déporté du camp de Compiègne le vers Buchenwald où il arrive le . Il reçoit le matricule 41350. Le il fait partie d’un convoi de 580 déportés qui sont transférés au Camp de concentration de Flossenbürg. où il reçoit le matricule 6729.. Il est muté dans les Kommandos de travail des carrières de granit de Flossembürg, puis dans ceux de l’usine Messerschmitt d'Obertraubling.

Il est libéré par l'armée américaine le à 10h50. Son poids a chuté de 80 à .

Malade, atteint de la fièvre typhoïde et de la tuberculose, il doit rester au revier (Infirmerie) du Camp, soigné par les médecins militaires américains, avec 14 autres français, jusqu'au , avant d'être rapatrié à Colmar.

Il est ensuite hospitalisé dans un sanatorium pendant deux ans et ne retrouvera sa famille qu'au mois de à Gières.

Militantisme Après son retour, fidèle au fameux serment que ses camarades libérés du camp de Buchenwald ont solemnellement prononcé le au nom de tous les détenus., il n'a de cesse d'être leur porte-voix et de transmettre la mémoire de la déportation auprès de ses concitoyens et notamment auprès des jeunes générations . Ainsi il participe à de nombreux colloques dans les lycées et collèges de l'agglomération grenobloise, et accompagne certains élèves dans des camps en Allemagne et en Autriche.

En il déclare à Karin Dupinay-Bedford, qui prépare une thèse de doctorat, qu'il trouve la source de son militantisme dans la supplique que s'adressaient les déportés les uns aux autres, telle une litanie : ..

Documentation

(Karin Dupinay-Bedford, Les déportés de l'Isére, T.II. . Paris, L'Harmattan, 2010).

Témoignages

. (Témoignage de Noël Cohard -Gières Info. 2001// Claude Muller Dauphiné-1939-1945-Les sentiers de la Liberté, éditions de Borée. 2003.).

. (Toni Siegert, Flossenbürg, Munich, 2007). Les souffrances des déportés peuvent être appréhendées grâce à des témoignages comme celui de Noël Cohard, qui les a transmis toute sa vie auprès des jeunes générations.

Inaugurations

Membre de la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes (FNDIRP), Noël Cohard , représentant les déportés de l'Isère, est en 2017 le doyen des rescapés du camp de Flossenbürg. Il a inauguré le musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère et le musée du camp de Flossenbürg.

Distinctions et hommages

Il avait été admis au sein de l'Association des membres de la Légion d’honneur décorés au péril de leur vie D.P.L.V...

Le , pour le de l'évènement, la mairie de Grenoble rend hommage aux manifestants déportés du , en présence de quelques survivants, dont Noël Cohard, et de nombreuses personnalités, dont Fred Moore, Délégué national du Conseil des communes « Compagnon de la Libération ».

À cette occasion la liste des 375 déportés est exposée sur un mur éphémère. Le nom "COHARD Noël" figure dans la :

Le Bulletin municipal d'informations de Gières de novembre - publie sa biographie dans sa rubrique nécrologique.

En le journal Le Dauphiné libéré rapporte que la ville de Saint-Martin d'Hères lui rend un hommage..

La ville de Gières (Isère) nomme un parc à son nom le en mémoire de ses actes de résistance.. La dénomination choisie est Parc Noël-Cohard..

Voir aussi

Articles connexes Saint-Barthélemy grenobloise Devoir de mémoire Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère Fondation pour la mémoire de la déportation Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes Camps de concentration nazis

Notes et références Notes

Références

Bibliographie

Thèse sur les déportés de l'Isère

. .

Témoignages sur le camp de Buchenwald

Klaus Drobisch, Widerstand in Buchenwald (Résistance à Buchenwald), Berlin, éd. Dietz Verlag 1985. Katrin Greiser, Die Todesmärsche von Buchenwald- (Les marches de la mort de Buchenwald), éd. Gotingen Walstein. Verlag, 2008. David Hackett, Der Buchenwald- Report-éd. Munich, Beck, 1996. Katy Hazan-Éric Ghoslan, À la Vie !-Les enfants de Buchenwald, Paris, éd. Le Manuscrit, 2005.

Témoignages sur le camp de Flossenbürg

Léon Calembert, Flossenbürg, dans Au camp de Flossenbürg (1945), éd. Gie Van den Berghe, Bruxelles, 1995. Henri Margraff, La vie à Flossenbürg (de l'Université aux camps de concentration, témoignages strasbourgeois), éd. Ophys, 1947. Maurice Mazaleyrat, Flossenbürg: Arbeit macht frei, éd. Brive, imp. Chartusse, 1987. Lucien et Lydie Millet, Camille Millet, (Vertus1922-Flossenbürg 1945) : un des cinquante, une des victimes du décret de persécution nazi du 3 décembre 1943 contre l'apostolat catholique français à l'œuvre parmi les travailleurs requis en Allemagne (1943-1945, éd. Pommeuse-La croix immortelle, 1995. Robert Ollivier, Camp de Flossenbürg (Manuscrit F.26875n non publié), 1945. Jean Soudan, Flossenbürg: matricule 43400: un lycéen roubaisien dans la tourmente. 1940-1945, éd. Vandenbussche, 2004.

Historique

Karin Wormser-Migot, Le système concentrationnaire , Paris, Puf, 1968.

Voir aussi Liens externes

. Biographie sur le site de l'Association des déportés de Buchenwald. Profil sur le site du camp de Flossenbürg. Témoignage des conditions de vie au camp de Flossenbürg.

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