Le monastère de Litang ( ; ), également appelé jamchen chö kor ling ( ; translittération en chinois ) ou encore monastère de Thupten Jampaling, est l'un des plus grands monastères de l'école Gelugpa du bouddhisme tibétain, fondé en 1580 par le dalaï-lama à Lithang dans le Kham au Tibet oriental.

Le monastère de Litang est situé dans l'actuel xian de Litang, préfecture autonome tibétaine de Garzê, province du Sichuan, en République populaire de Chine.

Histoire Le monastère fut fondé par Sonam Gyatso, le dalaï-lama, en 1580, à la même époque que le monastère de KumbumRoland Barraux, Histoire des Dalaï Lamas, Quatorze reflets sur le Lac des Visions, Albin Michel, 1993. Réédité en 2002, Albin Michel, , p. 109..

Comme tous les grands monastères tibétains, celui de Litang constituait une ville en soi.

À l'époque de la réforme agraire, quand les cadres chinois arrivaient dans les villages pour mettre en œuvre la collectivisation des terres (en 1954-55), la plupart des gens refusaient de collaborer et des affrontements violents s'ensuivaient. La rébellion prit de l'ampleur quand les villageois détournèrent un ruisseau qui alimentait un camp militaire chinois situé près du monastère. En raison des affrontements violents dans la région, beaucoup de personnes avaient trouvé refuge dans le monastère. Fin , les du monastère hébergeaient plusieurs milliers de villageois., pèlerins, marchands, nomades, avec femmes et enfants... Certains étaient des réfugiés de diverses régions du Kham, d'autres étaient venus pour défendre le monastère ; selon Michel Peissel, rassemblés là, étaient prêts à se battre jusqu'aux derniers. L'Armée populaire de libération fit le siège du monastère et envoya un ultimatum au prieur, Khangsar, sommant les moines de « céder toutes leurs propriétés » et avertissant qu'en cas de refus, le monastère serait rasé. Khangsar refusa sèchement l'ultimatum. Puis le monastère fut pilonné jour et nuit au mortier. Bien que le monastère fut fortifié, les Tibétains n'avaient aucun moyen de défense contre les attaques au mortier. Le siège devait durer . Quand les troupes d'assaut réussissaient à pénétrer dans l'enceinte, elles étaient inévitablement repoussées ou massacrées. Les troupes chinoises finirent par faire appel à un avion pour bombarder le monastère. Après la mort de centaines d’assiégés, les Khampas n'eurent d'autre choix que de se rendre. Certains assiégés réussirent à s'échapper, les autres furent faits prisonniers et certains lamas furent suppliciés.

Une délégation tibétaine envoyée par Tenzin Gyatso, le dalaï-lama, en 1980, à la demande du gouvernement chinois, ne trouve à son emplacement que ruines et cendresGilles Van Grasdorff, Panchen Lama, Otage de Pékin, Ramsay, 1999, , p. 214..

Le dalaï-lama a reconnu Tenzin Delek Rinpoché comme étant la réincarnation de l’abbé du monastère de LitangPierre Haski, Tenzin Delek, moine tibétain non violent, Libération, 15 janvier 2003..

En 2004, le monastère est inscrit sur la . En 2013, il est inscrit sur la septième liste des sites historiques et culturels majeurs protégés au niveau national, pour la province du Sichuan, sous le numéro de catalogue 7-1330..

Le , le monastère est touché par un violent incendie qui détruit la principale salle de prièreTibetan Monastery Suffers ‘Massive Damage’ in Blaze, Radio Free Asia, 17 novembre 2013..

Galerie

Notes et références

Bibliographie (THL #T5748)

Voir aussi Liens internes Ratuk Ngawang Liste de temples bouddhistes du Tibet Histoire de la préfecture autonome tibétaine de Garzê

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