Les villes mortes, ou journées villes mortes, sont une forme de grève générale mise en place dans certains pays d'Afrique.
Histoire Le mouvement est né au début des années 1990 au Cameroun, suivant le processus de démocratisation observé dans certains pays africains.
Les partis d'opposition entendaient au début affronter les pouvoirs en place, en dénonçant notamment le manque d'écoute de ces derniers. La seule solution invoquée par ces partis était d'appeler la population à la grève générale, ici caractérisée par la fermeture des commerces, des services et des entreprises. Lors des opérations Villes mortes organisées par l'opposition camerounaise, notamment avec la participation de CAP Liberté, des militants sont parvenus à paralyser toute la ville de Douala ainsi que des grandes agglomérations de l'ouest et du littoral du pays. Cependant, malgré l'importance de cette mobilisation et les répercussions économiques qu'elle a engendrées, le gouvernement camerounais dirigé par le Premier ministre Sadou Hayatou est resté inflexible.
De nombreuses journées villes mortes ont eu lieu depuis. C'est notamment le cas depuis 2017 au Cameroun, où le mouvement est régulièrement suivi dans ses régions anglophones à l'appel des séparatistes, dans le cadre d'un conflit armé pour faire pression sur le gouvernement, ou en République démocratique du Congo à l'initiative de l'opposition pour exiger le respect des règles démocratiques.
En septembre , des journées villes mortes sont organisées à Goma, en République démocratique du Congo, à la suite d'une mobilisation de la société civile, exigeant une intervention de la part de l'armée régulière congolaise, dans l'objectif de libérer la petite ville de Bunagana contrôlée depuis le par les rebelles du M23. Les autorités congolaises interdisent ces journées.
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Émeutes de 2008 au Cameroun Crise anglophone au Cameroun
Bibliographie D. Malaquais , Blood Money: A Douala Chronicle, in « African Cities Reader», 2003 (lire en ligne) p. 137-149.
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