Sion de Bavonq ou Bawonac‘i (en arménien ) est Catholicos de l'Église apostolique arménienne de 767 à 775.
Biographie
Originaire du bourg de Bavonq ou Peznoï dans le canton d’AragatsotnAntoine-Jean Saint-Martin, Mémoires historiques et géographique sur l’Arménie, , Paris, 1818, 439., Sion est réputé pour sa sagesse et sa piété. Au début de son catholicossat de huit ans, il réunit une assemblée dans la ville de Partav qui élabore 24 canons destinés à servir de règle pour le clergé et l’Église Père Michael Chamich (Mik'ayel Ch'amch'yants'), History of Armenia, vol. I, Calcutta, 1827, 389..
C’est à l’époque de Sion de Bavonq, pendant le règne du Calife Al-Mansur, que des bandes arabes commandées par l’ostikan Sulayman dévastent le Vaspourakan des Ardzrouni. L’historien relève toutefois que ce même Sulayman, « émerveillé par les pouvoirs de thaumaturge de Sion », aurait favorisé son accession au catholicossatJean Katholikos, XIII, 94-95, cité dans ..
Le catholicossat de Sion de Bavonq est également contemporain de la grande révolte des princes et des nakharark arméniens qui se termine par la bataille d’Ardjech () et la bataille de Bagrévand ()Selon la chronologie retenue par René Grousset, op. cit., 329 & 332., qui se sont soldées par l’annihilation de la puissance de plusieurs des anciennes familles princières arméniennes comme les Mamikonians.
C’est toujours qui confirme que, sous le patriarcat de Sion de Bavonq, intervient « la destruction de Khalin/Kalioun, d’Aren/Mren et du grand bourg de Thalna/Thalin dans lequel sont tuées 700 personnes et où on en prit en esclavage »Asolik, 133 & Jean Katholikos, 95, cités par René Grousset, op. cit., 327..
Sion de Bavonq meurt en 755 et il a comme successeur .
Notes et références
Sion Catégorie:Décès en 775 Catégorie:Personnalité du haut Moyen Âge par nom