La Saulsotte est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est. Géographie Situation Le village est situé à au nord de Nogent-sur-Seine en bordure du département de Seine-et-Marne.

Communes limitrophes

Lieux-dits et écarts

Aroen, un moulin, Bourgogne, Buisson de Ferrières, la Calande, ancien hameau, Charmoy, bois cité en 1390 comme appartenant au chevalier Pierre Payen, les Closiaux, Corgive, chapelle Notre-Dame sur la carte de Cassini, n'est plus cité sur le pouillé de 1761, Hameau de Courtioux, Curtis Agoldi vers 980, fief comprenant un bois, un châteauJean-Charles Courtalon-Delaistre, Topographie historique de la ville et du diocèse de Troyes, Paris, Antoine Fournier libraire et Troyes la Veuve Gobelet imprimeur, 1784, III p238. et qui avait une chapelle Saint-Blanchard ou Saint-Alban jusqu'au , La Dobuine, Fouchères, Frécul, cité en 1387 comme granche de Froit culArchives départementales de la Côte-d'Or, B 3863 f° 48 v°., la Justice, La Madeleine, Liours, cité vers 980 dans une charte où la comtesse Liutgarde de Vermandois donnait une terre à l'abbaye Saint-Martin de Tours. Vers 1210, Gérard Mouton de Venizy avait une terre à Liours. En 1778, Liours avait le même seigneur que Saulsotte. Masure, les Mez, Minières, Montarge, Nouet, Oiselet, Resson, cité dans un cartulaire de Charles le Chauve pour le moulin qui appartenait à l'abbaye de Montier et dépendait du prieuré de Saint-Nicolas-de-la-Chapelle. Il y avait aussi une chapelle Sainte-Madeleine et une commanderie à partir du Henri d'Arbois de Jubainville, Répertoire archéologique du département , 98.. Une famille portait le nom de Resson au sans qu'il soit possible d'affirmer qu'il en était seigneurs. Les habitants avaient, en 1634, trente arpents de pâture comme bien commun vers le village de Courtioux. Comme seigneurs on peut citer dame Isabeau en 1249 qui tenait le fief de Jean de Montigny en la chastellenie de Bray-sur-Seine et l'abbé Terray, seigneur aussi de la Motte-Tilly en 1771, Saint-Parre, une ferme et une chapelle qui était une la collation de l'abbé de Montier-la-Celle en 1175 cette cure fut transférée à Saint-Nicolas la chapelle devenant isolée ; c'est un fief qui avait Benoit de PontAuguste Longnon, Documents relatifs au comté de Champagne et Brie, 1901-1911, I, n°1728. comme seigneur en 1172, Pierre le Bègue en 1227 relevant de la chastellenie de Chantemerle. Salle, Vauceray.

Relief et géologie

Hydrographie Réseau hydrographique La commune est dans la région hydrographique « la Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu) » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le Resson, le Fossé 01 de Liours, le Reveillon, la noue de Pigny, la rivière Noue des Nageoires, un bras de Marenne de Liours, le Fossé 02 de Liours, le Resson et Marenne de Liours..

Le Resson, d'une longueur de , prend sa source dans la commune et se jette dans la Seine à Villiers-sur-Seine, après avoir traversé .

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de la SaulsotteLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Bassée Voulzie ». Ce document de planification concerne le territoire du bassin versant de l’Armançon qui s’étend sur et se répartit sur trois départements (l’Aube, l’Yonne et la Marne). Le périmètre a été arrêté le , le diagnostic a été validé le . La structure porteuse de l’élaboration et de la mise en œuvre est le Syndicat mixte ouvert de l’eau potable, de l’assainissement collectif, de l’assainissement non collectif, des milieux aquatiques et de la démoustication (SDDEA), dont le siège est à Troyes..

La qualité des cours d’eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (). Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bouy-sur-Orvin à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , La Saulsotte est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne..

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (69,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (60,4 %), forêts (25,5 %), prairies (4,3 %), zones urbanisées (3,4 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (2,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,4 %), zones agricoles hétérogènes (1,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Les anciens noms de la commune sont Sauceta, Saucette, Saucete, La Sautrolles en 1793 et Saint-Ferréol en 1801. Le nom est un dérivé de Salcea pour sauleAuguste Longnon, Les Noms de Lieux de la France, 1920, n°659..

Histoire Préhistoire

L'occupation du territoire est attestée dès le Néolithique, comme l'indique l'érection du menhir de la Pierre Aiguë. Il y aurait eu autrefois douze dolmens sur la commune.

Moyen Âge Il y subsiste quelques vestiges du Moyen Âge : ceux d'une commanderie rurale des templiers (commanderie de Resson) à l'angle de la route de Fouchères et de la rue Saint-Nicolas, où se seraient rencontrés secrètement, dit-on, Thibaud IV de Champagne et sa tante, Blanche de CastilleBordonove (Georges), Les Templiers, 1963, Fayard (p. 272)...

Le fief relevait de Provins et une famille féodale du nom de Saulsotte existait au . On en voit plusieurs membres comme Artaud de la Saulsotte en 1172, qui rendait hommage au comte de Troyes, en 1229, Anseau de la Saulsotte, ou en 1249 Milet de la Saulsotte qui tenait en arrière fief des terres de Anseau de FoissyROSEROT (Alphonse), Dictionnaire historique de la Champagne méridionale des origines à 1790, Angers, Éd. de l'Ouest ; Langres, Imprimerie champenoise ; Bar-sur-Aube, Lebois ; Troyes, Paton, 1942-1948. Parmi les derniers seigneurs, il ,y eut Gabriel comte d'Amerval et seigneur de la Cour. À la fin du , Sanctus Ferreolus ad Salices'' était divisé en six hameaux : Courtioux avec 52 feux, Fouchères avec deux feux, Frécul avec deux feux, Liours avec huit feux, Resson avec 44 feux et La Saulsotte avec 70 feux. En 1789, la commune dépendait de l'intendance et de la généralité de Châlons, de l'élection de Troyes, du présidial de Provins et du bailliage secondaire de Villenauxe.

Comme biens communaux, les seize feux avaient en 1402 usage en les bois de dame Jeanne Payen, chaque feu devant un boissel d'avoine et deux deniers tournois. EN 1609, les biens étaient mesurés comme suit : cent quarante arpents de bois au Buisson de Ferrières, et des terres labourables du seigneur de la Cour et de la Saulsotte.

Dans le hameau de Resson, un petit lavoir restauré témoigne notamment de cette époque. C'est l'un des trois lavoirs (restaurés) de la commune (les autres étant situés dans le village même ou à Courtioux, autre hameau de la commune).

Politique et administration vignette|La mairie. Administration municipale Élections de 2026 Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Saulsotte, commune de moins de , est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. Le nombre d'habitants au recensement de 2023Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026. étant compris entre 500 et , le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 15..

Deux listes sont en présence lors du premier tour qui se tient le 15 mars 2026. Elles sont menées, par ordre décroissant de résultats, par Michelle Monos (60,42 %) et Noël Matthys (39,58 %). 12 sièges de conseillers municipaux sont attribués dès le premier tour à la liste de Michelle Monos et trois à celle de Noël Matthys. Michelle Monos est élue maire le , lors de la séance d'installation du conseil municipal.La liste officielle des maires du département de l'Aube en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons.. Liste des maires

Politique environnementale

Population et société Démographie

Enseignement École élémentaire et primaire Paul-Pasquier.

Manifestations culturelles et festivités

Économie Exploitations agricoles.

La commune a longtemps eu des carrières, jusqu'à quatre où était exploité de la craie pour la chaux, pour l'empierrement des chemins et celle de Resson pour des pierre de taille. Y était aussi extrait du grès à Courtioux et de la vigne sur tout le territoire.

Culture locale et patrimoine vignette|L'église Saint-Ferréol. vignette|Le lavoir de Resson. Lieux et monuments