Le combat de Takoubao ou de TacoubaoGeonames, 7043129 : Takoumbao, 2026, Taqinbawt en touareg est livré dans la nuit du 14 janvier au au Soudan français, non loin de Goundam et de Tombouctou, pendant une opération de reconnaissance autour de Tombouctou par les troupes françaises. Le colonne fluviale est composée des , et compagnies de tirailleurs soudanais dirigées par les capitaines Tassart, Pansier et PhilippeRevue française de l’étranger et des colonies et exploration. Gazette géographique n°210, juin 1896, p. 334-343. (Gallica).

Déroulement Le lieutenant-colonel Bonnier, commandant supérieur du Soudan par interim, rejoint Tombouctou par deux colonnes. Une par voie fluviale (la sienne) et une par voie terrestre dirigée par Joffre. La colonne Bonnier quitte le poste de Mopti le et parvient à Kabara puis Tombouctou, le 10 janvier. Peu de jours avant cette arrivée, le neveu du vice-amiral Théophile Aube, ancien ministre de la marine et des colonies : l'Enseigne de vaisseau Aube, parti en reconnaissance avec 16 matelots sont attaqués et massacrés.

Le 12 janvier 1894, le colonel Bonnier décide de partir pour une reconnaissance, de se porter au-devant de la colonne Joffre avec un détachement réduit à 3 sections et si possible tirer vengeance du massacre, il forme une colonne quittant la ville de Tombouctou. Elle est en marche pendant les journées des 12, 13 et matinée du 14 janvier 1894, prenant aux touaregs trois guerriers, quelques femmes et du bétail, selon les propos recueillis par M. Raille. Après avoir marché jusqu'à six heures au soir du 14, la troupe s'installe sur le lieu-dit de Tacoubao, emplacement que viennent de quitter les Touaregs.

La colonne commandée par le lieutenant-colonel Eugène Bonnier est attaquée par surprise au bivouac par des guerriers touaregs TenguérifJacques Frémeaux, De quoi fut fait l'empire, page 65. et anéantie dans la nuit aux petites heures du matin du lundi 15 janvier 1894.

Conséquences Un seul des officiers, le capitaine Nigote, parvient à s'échapper. Le bilan est de 13 officiers et sous-officiers européens, 67 tirailleurs africains et 14 membres du personnel de soutien, guide, interprètes et serviteurs tués. Une première source orale touareg n'avoue chez les Imouchar (nobles) qu'un mort accidentel et un blessé, le frère de Mohamed ag Awwab, Chebboum. C'est également à ce dernier que la tradition orale attribue la mort du lieutenant-colonel Eugène BonnierJ. Hurelki, « La version touareg de la bataille de Taqinbawt (Tacoubao) », Journal des africanistes, volume 73, 2003, lire en ligne.. Une seconde source orale touareg fait état d'une résistance farouche de quelques officiers français et de pertes touaregs importantes, sans toutefois préciser de chiffreG. Guénin, « L'épopée coloniale de la France racontée par les contemporains, 1932, lire en ligne..

Prévenu le à Goundam, Joseph Joffre découvre les corps et les restes du champ de bataille le . Il mène ensuite les représailles et pacifie le pays autour de Tombouctou, aidé en cela par les dirigeants songhaïs.

Le site de Tacoubao est situé dans la commune rurale de Doukouria..

Monument aux morts de Tombouctou Les cendres des officiers et européens morts à Dongoi sont inhumés au monument aux morts de Tombouctou sculpté par Adolphe Royan érigé au cimetière Saint-Pierre de Marseille, il est inauguré le Anom, Fonds du général Gaétan Bonnier, dossier n°44, consulté en 2026.

Lien Conquête de Tombouctou par l'armée française

Bibliographie M. Raille, La colonne Bonnier : massacre de Dongoï (Tacoubao), 15 janvier 1894. (Gallica), Imprimerie coopérative de Reims, 1896. Général Gaëtan Bonnier, L'occupation de Tombouctou, Les Editions du Monde Moderne, 1926, 288 p.

Notes et références

Sources . .

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