La légère de cavalerie ( DLC) est une division de cavalerie de l'Armée de terre française qui a participé à la Seconde Guerre mondiale.
Elle est créée en pour participer à la manœuvre de retardement en Ardenne. Celle-ci se déroule du 10 au sans ralentir suffisamment les Allemands. La division s'oppose ensuite à la percée de Sedan. Le , bien que fortement diminuée, elle gagne la Picardie pour participer à l'offensive contre la tête de pont d'Abbeville. Placée ensuite en réserve, elle reprend le combat après la percée de la ligne Weygand et se retrouve piégée et détruite dans la poche de Saint-Valery-en-Caux.
Commandants La division a eu un seul commandant, le général Chanoine.
Composition de cavalerie de cuirassiers de chasseurs à cheval légère motorisée régiment d'automitrailleuses () de dragons portés () escadron divisionnaire antichar (administré par le ) escadron de réparation divisionnaire (administré par le ) Artillerie 78 régiment d'artillerie de division légère de cavalerie / batterie divisionnaire antichar 715/ régiment d'artillerie de défense contre aéronefs (formé le ) Génie compagnie de sapeurs mineurs 34/1 Transmissions compagnie mixte de transmissions 34/84 Train compagnie hippomobile 34/9 compagnie automobile 134/9 Intendance groupe d'exploitation divisionnaire 34/9 Santé groupe sanitaire divisionnaire 34 Forces aériennes FA 35 (commandement aérien) groupe aérien d'observation 507 (n'est pas organique à la division)
Source pour la composition : site atf40.fr et .
Historique des combats
Drôle de guerre
Création En , le commandement français, suivant ce qu'il a décidé en , procède à la transformation des trois divisions de cavalerie (DC) en cinq divisions légères de cavalerie (DLC) pour réaliser une action de retardement en Ardenne... Ce changement n'apporte pas plus de puissance à l'ensemble mais plus souplesse. Ces nouvelles divisions comportent une brigade de cavalerie (BC) avec deux régiments hippomobiles (chasseur, cuirassier ou hussard) totalisant et antichars, une brigade légère motorisée (BLM) réunissant un régiment d'automitrailleuses et un régiment de dragons portés, un régiment d'artillerie tractée constitue l'artillerie divisionnaire. Ce régiment d'artillerie doit recevoir un groupe de 75 modèle 97 tracté tous terrains et un de (12 pièces par groupe). Le régiment d'automitrailleuses est constitué d'un escadron d'automitrailleuses de découverte (douze AMD 35P), d'un escadron d'automitrailleuses de combat (douze H35) et de deux escadrons motocyclistes. Le régiment de dragons portés comporte deux escadrons mixtes, chacun ayant deux pelotons d'automitrailleuses de reconnaissance et deux pelotons motocyclistes. Ces divisions légères de cavalerie doivent être engagées en Ardenne avec des groupes de reconnaissances de division d'infanterie (GRDI) et de corps d'armée (GRCA) pour retarder l'avance allemande dans cette région.
La est ainsi créée sous le commandement du général Chanoine, sa brigade de cavalerie, la , provenant de la . La est sous le commandement direct de la .
Mission sur la Meuse et en Ardenne
En mars, alors que les DLC se constituent, la mission qu'elles doivent accomplir est précisée par le haut commandement. Les premières instructions distinguent deux cas : soit l'attaque allemande contre la est d'envergure et alors la cavalerie se porte sur la Semois, effectue des destructions et mène en retraite vers la Meuse (au sud) une action retardatrice, soit l'offensive est secondaire et alors la cavalerie pousse au-delà de la rivière pour y étendre son combat retardateur. La première manœuvre n'est rapidement plus envisagée au profit de la seconde. Il s'agit également de déterminer les forces de l'ennemi (nature et importance) et les directions de ses attaques.
La dont le poste de commandement est à Bazeilles est organisée en deux groupements (ouest et est) et doit effectuer son action retardatrice sur une zone délimitée à sa gauche par la ligne Alle – Paliseul – Houffalize et à sa droite par la ligne Chassepierre – Léglise (exclus) – Fauvillers (exclus), soit une progression maximale de . À sa gauche doit se trouver la cavalerie de la , d'abord la de spahis () jusqu'à la Semois puis au-delà la . Pour y effectuer la liaison avec ces unités, la dispose du (de la d'infanterie ()) auquel elle apporte quelques éléments pour assurer sa découverte. Elle est également renforcée par le et le (respectivement de la et du corps d'armée ( CA)). À la droite de la doit se trouver la jusqu'à la Vierre puis la .
Pour les combats retardateurs, la a prévu plusieurs lignes de défense : Houffalize – Martelange (objectif 06) Amberloup – Martelange (objectif 05) rivière Ourthe (objectif 04, bretelle entre 03 et 05) Bertogne – Bastogne – Martelange (objectif 03) voie ferrée Poix-Saint-Hubert à Mellier incluant les nœuds de communications Neufchâteau, Recogne – Libramont (objectif 02) rivière Semois (objectif 01) ligne des maisons fortes (ligne initiale)
Pour sa mission, la division (comprenant les éléments qui la renforcent) organise deux groupements : ouest et est (ce dernier subdivisé en deux sous-groupements nord et sud). Sur chacun des itinéraires de progression (six en tout), les colonnes sont organisées avec les détachements de découvertes (DD) en tête, suivis des détachements de sûreté éloignée (DSE), puis les avant-gardes, les gros et enfin du deuxième échelon. Les objectifs 04, 05 et 06 étant éloignés, seuls a priori les DD et DSE doivent dépasser la ligne 03.
Sur la Semois, deux bataillons d'infanterie prélevés sur les unités du CA (devant lequel évolue la ) se placeront en recueil de la cavalerie (un bataillon derrière chaque groupement) : le I/ d'infanterie (de la ) et le III/ de zouaves (de la d'infanterie nord-africaine).
Bataille de France
La division entre en Belgique le et avance en direction d'Houffalize. Face à la puissance des Panzerdivisionen, elle doit repasser la Meuse deux jours plus tard. Elle est sur l'Aisne le .
La division rejoint le le front de la Somme devant Abbeville. Sa transformation en est envisagée mais n'est pas réalisée.
Face à la reprise de l'avancée allemande, elle se replie en direction de Saint-Valery-en-Caux, où, encerclée, elle est capturée le .
Notes et références
Voir aussi Bibliographie .
Liens externes
Catégorie:Division blindée ou de cavalerie de l'Armée de terre française