Les vieux corps sont, à l'origine, des régiments formés à partir des vieilles bandes des provinces frontières.

Les « grands vieux » Prenant place, dans l'ordre de bataille, après les régiments de la maison militaire du roi, le régiment des Gardes françaises et celui des Gardes-Suisses, ces régiments de plus ancienne création possèdent des prérogatives d'honneur et de commandement sur les autres régiments d'infanterieFrancois-Alexandre Aubert de la Chenaye des Bois, Jacob Baron von Eggers, Dictionnaire militaire ou recueil alphabethique de tous les termes propres a la guerre etc.George Conrad Walther, Dresde, 1751.

Les six Grands Vieux corps, sous l’Ancien Régime, étaient les six grands régiments permanents les plus anciens de l’armée française. Ce sontGabriel Daniel, Histoire de la milice françoise et des changemens qui s'y sont faits depuis l'établissement de la monarchie françoise dans les Gaules, jusqu'à la fin du Règne de Louis le Grand, Amsterdam, 1724, T. 2, sq., : le régiment de Picardie ou premier régiment, formé en 1479, actuel régiment d'infanterie le régiment de Navarre ou deuxième régiment, formé en 1558, devenu régiment d'infanterie (dissous en 1997) le régiment de Champagne ou troisième régiment, formé en 1558, devenu régiment d'infanterie (dissous en 1977) le régiment du Piémont ou quatrième régiment, formé en 1558, devenu régiment d'infanterie (dissous en 1998)

Par la suite, on a également donné le titre de vieux corps à deux autres régiments moins anciens, qui marchaient immédiatement après les quatre premiers : le régiment de Normandie ou cinquième régiment, formé en 1616, devenu régiment d'infanterie (dissous en 1940) le régiment de La Marine, formé en 1635, devenu régiment d'infanterie (dissous en 1940), à l'origine des troupes de marine

Drapeaux des grands vieux

Les « petits vieux » Il n'y avait, sous Louis XIII, que six petits vieux corps. Ils n'étaient pas nécessairement parmi les plus anciens régiments, mais, prenant rang, à la suite des vieux corps, avant les autres régiments d'infanterie, ils se distinguaient de ceux-ci par divers aspects : premiers à avoir reçu un drapeau blanc, ils n'étaient pas dissous après une guerre, mais seulement réformés pour le nombre de soldats et de compagnies et, comme les vieux corps, possédaient un prévôt de justice.

Ces petits vieux n'avaient pas de nom fixe, à l'exception deFrancois-Alexandre Aubert de la Chenaye des Bois, Jacob Baron von Eggers, Dictionnaire militaire ou recueil alphabethique de tous les termes propres a la guerre etc.George Conrad Walther, Dresde, 1751, Bourbonnais, deuxième petit vieux, Auvergne, troisième petit vieux, et du régiment du RoiGabriel Daniel, Histoire de la milice françoise et des changemens qui s'y sont faits depuis l'établissement de la monarchie françoise dans les Gaules, jusqu'à la fin du Règne de Louis le Grand, Amsterdam, 1724, T. 2, , sixième petit vieux. Les trois autres prenaient le nom de leur colonel : Rambure, puis Richelieu, Rosand, puis Sault, d'Esdiguière et Tallard, Espagni, puis Bouffers-Rémiancourt, Feuquières, Vaubecourt, etc., ou d'une province.

Drapeaux des « petits vieux »

Articles connexes Histoire militaire de la France Régiments français d'Ancien Régime Régiment d'infanterie français

Références

Bibliographie

Guichemerre (Roger), Anthologie des Nouvelles du Mercure Galant (1672-1710), texte établi, présenté et annoté par Monique Vincent, 1996, [1998, ]. Louis Susane, Histoire de l'ancienne infanterie française, J. Corréard, 1851, tome 3 Digitalisat Adrien Pascal, Histoire de l'armée et de tous les régiments, depuis les premiers temps de la monarchie française, A. Barbier, 1850 Digitalisat

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