La division d'infanterie coloniale () a été une division d'infanterie de l'armée de terre française, active en 1940, pendant la Seconde Guerre mondiale. Créée le , elle est réorganisée et devient la division légère d'infanterie coloniale () le , pendant la bataille de France.

Chefs de la division La puis la furent commandées par le général Gillier.

Composition Sa composition varie pendant la campagne : régiment d'infanterie coloniale, du au ; régiment de tirailleurs sénégalais, du à début juin ; régiment de tirailleurs sénégalais, du au cessez-le-feu ; d'infanterie coloniale, du au ; Régiment d'infanterie coloniale du Maroc, du au cessez-le-feu ; régiment d'artillerie coloniale à tracteurs tout terrain, du à début juin ; régiment d'artillerie lourde coloniale, du à début juin ; d'artillerie divisionnaire, du au cessez-le-feu ; du d'artillerie lourde divisionnaire, du au cessez-le-feu ; groupe de reconnaissance de division d'infanterie, du au cessez-le-feu.

Historique

La est créée le . Pendant son organisation dans la région de Bordeaux, la division d'infanterie coloniale, début mai, est dirigée sur Valence et affectée à l'armée des Alpes. Le , elle devient « division légère » et est dirigée vers l'ouest de Paris.

La division légère d'infanterie coloniale est formée de l'État-major, des unités d'appui divisionnaires et d'un régiment d'infanterie (le RTS) de la DIC.

Lors de son regroupement à l'ouest de Paris, viendront compléter cette division légère : le Régiment d'infanterie coloniale du Maroc, le d'artillerie à deux groupes muletiers de 75 ainsi que le régiment d'artillerie lourde (réduit à son cinquième groupe de 155.C porté), également prélevés sur l’armée des Alpes.

Les mouvements par voie ferrée commencent dès le . Le Général, accompagné d'officiers de son état-major, rejoint Paris par la route. Le vers 10 heures, le détachement précurseur contacte le régulateur de la gare Saint-Lazare ; il informe le Général que sa division est à la disposition de la armée et doit se regrouper, en fin de journée, au nord de la Seine ; les débarquements seront planifiés par le régulateur de Pont-de-l'Arche ; il expose la situation : le front de la Somme s'effondre et une percée allemande se développe vers la Basse-Seine. La division est déplacée pour combattre l'avance allemande et termine la guerre en Dordogne.

Le Général Gillier et son détachement repartent pour Pont-de-l'Arche. Ils échappent à la Luftwaffe qui attaque routes, voies ferrées et centres importants. Le précurseur retrouve à Faverolles le régulateur de Pont-de-l'Arche. Ce dernier est replié et dans l'incapacité de remplir sa mission ; il apprend au Commandant de la DLIC. que la armée, disloquée, se replie vers Le Havre ; que l'ennemi est sur la Seine et prépare des franchissements à Pont-de-l'Arche et à Vernon ; que la nouvelle zone de regroupement de la division est fixée au sud de Mantes ; et que ses convois seront pris en charge par le régulateur de Trappes.

Le , en fin de matinée, les premiers éléments de la DLIC commencent à débarquer. Les points de débarquement changent continuellement, les unités se présentent en ordre dispersé, les unités combattantes arrivent souvent après celles d'appui ou de soutien. Les débarquements se poursuivent toute la nuit et le lendemain. La division est regroupée le 11 au soir, en retard de vingt-quatre heures. Les détachements à pied sont gênés par le flot de réfugiés.

Le groupe de reconnaissance divisionnaire (le GRDI) est lancé vers l'ouest à la recherche de l'ennemi. Deux bataillons du RICM sont engagés dans la même direction. Ils doivent couvrir le flanc gauche de la division, menacé par des forces adverses ; elles se concentreraient dans la forêt de Bizy, après avoir franchi la Seine à Vernon. Deux bataillons du RTS prennent position sur la rive gauche du fleuve, à l'est de Mantes.

La division est étirée d'ouest en est, et reçoit des ravitaillements aléatoires. Ses trains et ses colonnes à pied n'ont subi aucune attaque aérienne, tous ses éléments sont finalement réunis. La DLIC a vécu quatre journées difficiles, sans avoir encore combattuDocument remis lors de la commémoration du des combats de Chartainvilliers 23/06/1990..

Références

Bibliographie .

Voir aussi

Liste des divisions françaises de la Seconde Guerre mondiale Armée française en 1940

Catégorie:Division d'infanterie coloniale de l'Armée de terre française Catégorie:Unité des troupes de marine française dissoute Catégorie:Unité d'infanterie française dissoute Catégorie:Troupes coloniales (France) Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1940 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1940